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 Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...

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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Mar 16 Fév - 8:29

Siobhán aimait bien les Samedis, parce que ces jours là il n'y avait pas cours à Levram. Et quand il n'y avait pas cours, ça voulait dire qu'elle n'avait pas à surveiller les élèves. Bien sûr il y avait parfois des exceptions, pour des sorties scolaires, la surveillance des internes, et quelques autres événements particuliers. Mais ça ne dérangeait pas la mutante, parce que comme c'était exceptionnel c'était payé plus cher.
En tout cas, ce Samedi là elle n'avait pas de travail. Et elle avait donc mis le plus de temps possible à profit: une matinée entière au tir à l'arc. Des épreuves de qualifications approchaient à grand pas, et par là même l'occasion de se faire de l'argent en gagnant de prestigieuses compétitions ou de remplacer son matériel sans rien payer grâce à des sponsors. Ce n'était pas le moment de se relâcher. Mais, son entraîneur étant absent cet après-midi, Sio s'était résolue à faire autre chose. Elle était donc rentrée chez Sawyer -ce n'était encore pas tout à fait chez elle après tout- en début d'après-midi.
Histoire de se faire un peu d'argent en plus, la rouquine avait accepté d'effectuer quelques menues réparations sur les arcs du club, ce qui était beaucoup moins risqué que des combats de rues, et surtout bien plus légal. Pour ne pas déranger son ami avec tout son bazard, la rouquine s'était donc installée dans sa chambre, et avait sorti tout le matériel dont elle pourrait avoir besoin. Pour l'instant elle n'avait pas grand chose à faire, tout simplement quelques flèches dont les plumes avaient été arrachées par des archers peu attentifs qui les avaient encochées dans le mauvais sens, ou mal retirées des cibles. Cela faisait déjà longtemps que Siobhán savait effectuer ce genre de réparations assez simples, et cela soulageait bien son entraîneur qui n'avait plus le temps de tout gérer tout seul. Elle sourit en pensant à Mary, qui venait de commencer elle aussi à tirer et qui lui avait demandé de lui changer ses plumes pour en mettre des roses et surtout qui lui avait suggéré de faire de même pour "attirer les chevaliers comme Sawyer".
Enfin, après une petite heure de travail, Sio commença à trouver qu'il faisait vraiment chaud : pas que le mois de Septembre soit particulièrement chaud, mais plutôt que la concentration fasse transpirer, en fait. L'empenneuse était un outil très pratique, mais qui demandait une grande précision, et donc une très grande concentration. Même pour une habituée comme Siobhán. Après avoir fini de mettre de jolies plumes roses sur les flèches de Mary, la rouquine partit donc tout naturellement prendre une douche. Généralement, à moins d'avoir fait du sport, Sawyer ne prenait pas ses douches en plein milieu de l'après midi ce qui laissait le champ libre à la surveillante.
Bon, il n'y a pas vraiment besoin de vous décrire à quoi peut bien ressembler une douche, d'autant que pour une fois il s'agit d'un domaine dans lequel la rouquine ne fait pas vraiment preuve d'originalité. La seule chose qui pourrait être à retenir était plutôt son manque d'organisation notoire.
Lorsqu'elle attrapa sa serviette pour se sécher, elle remarqua dans un premier temps qu'elle avait oublié de préparer des habits propres. Tant pis elle irait se rhabiller dans sa chambre ce n'était pas un problème. Ce qui l'embêtait beaucoup plus, c'était qu'elle n'arrivait pas à mettre la main sur le sèche-cheveux. Et étant évidemment beaucoup plus préoccupée par l'état de ses cheveux que par le fait de sortir de la salle de bain encore humide et seulement vêtue d'une serviette, elle ouvrit grand la porte.

- Sawyer ?

Elle ne l'avait encore pas croisé de la journée, ce qui n'était pas si rare ces temps-ci vu leurs emplois du temps respectifs tous deux aussi chargés. N'entendant pas de réponse et ne le voyant pas dans le couloir, Sio en déduisit avec beaucoup de perspicacité qu'il n'était pas... Dans le couloir. Et décidée à ne pas transiger avec sa coiffure, elle noua sa serviette de bain autour d'elle et s'avança dans le couloir.

- Sawyer t'es là?

Dans le doute, elle frappa à la porte de sa chambre, en se disant qu'il écoutait peut-être de la musique. Ou alors il était peut-être dans le salon? S'il ne venait pas elle irait vérifier.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Dim 13 Mar - 15:23

Samedi matin. Tu n’as pas bougé depuis quelques heures, même si tu es déjà réveillé depuis un moment. On pourrait presque croire que tu as rendu l’âme pendant la nuit tellement ta respiration est lente et rien ne bouge dans la pièce. Tu es trop épuisé pour faire quoi que ce soit, de toute façon. Tu as donc passé les deux dernières heures à réfléchir silencieusement, les yeux bien fermés malgré la lumière qui entre dans la pièce. Tu n’as aucune idée de l’heure qu’il est, mais tu te doutes qu’il est au moins midi vu les gargouillements de ton estomac. Tu décides de rester au lit encore un moment et de te lever ensuite pour aller manger.

Ton oncle serait probablement fier de toi. Tu es passé d’un étudiant qui ne remettait rien à temps (ou simplement rien du tout) avec des notes laissant à désirer, à un étudiant presque modèle. Suite aux événements de la dernière année, tu as finalement réalisé que tu avais autant de potentiel que les autres malgré ton pouvoir qui te semblait inutile au départ. En plus de lui avoir trouvé une certaine utilité, tu as bien dû te rendre à l’évidence que tes capacités au combat sont assez développées pour te permettre de survivre et faire des plans en situation de crise. Tu as d’ailleurs beaucoup apprécié de pouvoir être utile, et si tu contrôlais mieux ton pouvoir, tu ne serais pas victime de malaises à cause des pouvoirs des autres.

Tu t’entraines donc beaucoup depuis plusieurs semaines, et tu t’enfermes généralement dans ta chambre dès ton retour pour travailler sur tes travaux. Tu contrôles beaucoup mieux ton pouvoir maintenant, et tu ne t’isoles plus autant que tu le faisais la première année. Bon, tu détestes toujours être en présence d’autres personnes, que tu trouves bien trop souvent insignifiantes, mais tu ne fuis plus les gens par peur de mal réagir à leur pouvoir. Tes professeurs sont impressionnés de ton changement d’attitude soudain au retour des vacances d’été, et tu te gardes de leur dire que c’est grâce à leur surveillante par excellence.

Parlant de Siobhan, la situation avec elle n’a pas particulièrement évoluée. Peu de temps après les événements avec Jackson, ton professeur de kendo t’a proposé un emploi que tu as occupé le reste de l’été. Vous avez donc commencé à vous voir de moins en moins souvent, puisque tu es toujours bien fatigué à ton retour (enseigner à des groupes d’enfants, ça épuise énormément) et depuis ton retour aux études, c’est à peine si vous arrivez à vous croiser. Tes sentiments pour elle n’ont pas diminués, au contraire, mais tu as dû mettre tout cela de côté pour te concentrer sur le reste. Tu veux être le meilleur et pour ça, tu dois travailler fort.

Tu décides finalement de te lever lorsque la faim commence à être insupportable. Tu dois vraiment te mettre quelque chose dans l’estomac. Tu n’es même pas certain d’avoir mangé quelque chose hier soir. Tu as dû aller travailler directement après l’école, et tu es revenu tard après avoir donné quelques classes. C’est d’ailleurs ton sensei qui t’a dit de t’offrir un weekend de congé, parce que tu as l’air bien fatigué. Tu sors péniblement du lit et tu ouvres les longs rideaux en plissant les yeux pour les protéger de la lumière. Au moins, c’est une belle journée. Tu décides de ne pas t’habiller tout de suite puisque tu vas devoir prendre une douche de toute façon. Tu regardes autour de toi et tu constates que ta chambre n’a pas l’air d’un champ de bataille. Tu n’y fais rien de plus que dormir ces derniers temps.

Tu n’entends pas Siobhan t’appeler du couloir puisque tu essaies encore de reprendre tes esprits après cette longue nuit. Ça ne t’empêche toutefois pas de penser à elle et de te demander si vous allez enfin pouvoir vous voir ce weekend. Tu es tellement absorbé par tes travaux à l’école qu’elle ne vient même plus te déranger comme elle le faisait autrefois, et tu t’avoues que ça commence à te manquer. Elle te manque en général, en fait, et tu espérais que la distance puisse calmer les sentiments que tu ressens envers elle, mais ils n’ont fait que décupler. Tu mets la main sur ta poignée de porte en baillant jusqu’à presque te décrocher la mâchoire, et tu l’ouvres finalement en faisant quelques pas. Tu t’arrêtes toutefois en sursautant lorsque ton torse heurte quelque chose et tu ouvres les yeux, surpris.

Ton premier réflexe est de mettre les mains devant toi et saisir le truc en question pour éviter qu’il ne tombe. Tu réalises maintenant que tu es face à face avec la rouquine et que tu la tiens dans tes bras. Tu la relâche, un peu embarrassé, et ton regard passe sur son visage (ça faisait longtemps que tu ne l’avais pas vu d’aussi près), pour ensuite descendre le long de ses cheveux mouillés (ils ont vraiment une jolie couleur), s’arrêter sur ses épaules découvertes (est-ce que sa peau a toujours été aussi blanche et douce ?) et continuer son chemin sur… Tu reprends tes esprits. Qu’est-ce que tu fais là, à la dévisager comme ça? Tu recules un peu en réalisant qu’elle n’est couverte par rien d’autre qu’une serviette, et qu’elle est trempée. Tu sens le rouge te monter aux joues et tu ouvres la bouche mais tu te mets à bégayer. « S… Sio! Ah! Tu m’as pris par surprise! Euh, qu’est-ce… Qu’est-ce que tu fais là? Avais-tu besoin de quelque chose? » Tu sens ton visage brûler, tout comme tes mains, comme si tout le sang dans ton corps se concentrait à ces endroits uniquement.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Dim 13 Mar - 16:05

Alors que Siobhán s'apprêtait à frapper une nouvelle fois à la porte, celle-ci s'ouvrit. Elle vit évidemment Sawyer en sortir et s'approcher, mais ne réalisa pas qu'il ne l'avait absolument pas remarquée. Ils se heurtèrent, et Sawyer la prit dans ses bras. Siobhán, trop heureuse de faire un câlin à son ami, lâcha sa serviette pour le tenir dans ses bras.
Heureusement, le dit « vêtement » était retenu par un nœud qu'elle avait fait. La serviette glissa légèrement, et la rouquine eut le temps de la remonter alors que Sawyer s'écartait légèrement d'elle. Il était... Rouge. Tout rouge. La surveillante ne comprenait vraiment pas pourquoi, elle n'imaginait pas une seule seconde que voir une fille en serviette qui sortait de la douche puisse être gênant pour un homme. A vrai dire, elle avait assez de frères pour que la notion d'intimité face aux garçons soit assez floue : eux-mêmes n'étaient pas du genre à se sentir gênés d'entrer dans la salle de bain pendant qu'elle s'y trouvait. Et, étant donné qu'elle n'avait jamais vécu avec d'autres homme qu'eux, elle était loin d'imaginer que ce n'était vrai qu'entre membres d'une même fratrie.
En plus d'être rouge, il avait même l'air d'être un peu perdu. Il bégaya en prenant la parole, ce qui ne lui ressemblait plus vraiment. Peut-être qu'au début ça aurait pu être son genre, la rouquine ne s'en souvenait plus, mais maintenant qu'ils habitaient ensemble ça semblait carrément bizarre. Elle était peut-être arrivée au mauvais moment...

-Bah qu'est-ce qu'il t'arrive Sawyer ?! T'es tout rouge ! T'as attrapé un coup de chaud ?

Elle rit un peu, gentiment, en l'entendant lui demander ce qu'elle faisait là.

-Je me suis dit que j'allais venir te voler tes vêtements pour les essayer en cachette, mais tu m'as surprise, dommage hein ?


Evidemment elle rit encore un peu plus fort, très fière de sa réponse spontanée. Elle avait toujours eu un sens de la répartie qu'elle jugeait satisfaisant, et espérait qu'il serait du goût de Sawyer, qui devait avoir l'habitude depuis le temps. Enfin, ces dernières semaines ils se croisaient de moins en moins, mais il en faudrait certainement plus pour qu'ils s'oublient. En tout cas, c'était le cas pour Siobhán. Son ami avait eu l'air véritablement débordé ces temps-ci, à tel point qu'elle osait de moins en moins venir le déranger. Mais ça ne voulait pas dire qu'il lui manquait pas.

-Nan sérieux,je cherche un sèche cheveux, mais je le trouve pas dans la salle de bain, alors je m'étais dit que tu l'avais peut-être dans ta chambre. Et puis, je t'ai pas pris par surprise d'abord, ça fait cinq minutes que je t'appelle et que je toque à ta porte !

Une mèche de cheveux humide vint se coller sur la joue droite de Sio, qui ne trouva rien de mieux à faire que de secouer énergiquement son visage à droite et à gauche pour la décoller. Forcément ce fut inutile, et ça ne fit qu'envoyer des gouttes d'eau un peu partout. Sûrement sur Sawyer aussi d'ailleurs. Elle l'observa, remarqua une goutte sur sa joue, et entreprit de l'essuyer avec sa main, ce qui au final ne fit que le mouiller un peu plus.

-Ah désolée, je vais mettre de l'eau partout , je pensais plus que j'avais la main mouillée! J'aurais dû prendre une autre serviette pour mes cheveux...

La rouquine décolla la mèche dérangeante avec sa main, et entreprit de refaire sa coiffure. Sa serviette glissa encore un peu, mais elle la rattrapa et la remit en place avant que quoi que ce soit de déplacé ne puisse être vu.
Elle reporta son attention sur Sawyer. Il était vraiment hyper mignon quand il avait l'air gêné, même si la rouquine était loin de mettre ça en relation avec sa tenue. Alors elle sourit, et elle attendit bien sagement qu'il lui réponde. Il devait bien savoir s'il avait vu le sèche-cheveux récemment, et sinon, il allait certainement l'aider à le trouver non ?
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Lun 4 Avr - 15:56

Tu remercies silencieusement le ciel d’avoir doté Siobhan d’une certaine naïveté qui l’empêche parfois de faire des liens entre les situations et tes réactions incontrôlables. Ça te laisse l’occasion de te reprendre et de tenter d’avoir l’air décontracté. « J’ai mis le chauffage un peu trop haut… C’est étouffant. » Tu espères qu’elle va mordre à l’hameçon mais de toute façon, la voilà déjà partie sur un autre sujet. Si vous avez besoin de quelqu’un pour changer le ton d’une conversation qui déraille, Siobhan est celle qu’il vous faut ! Tu souris un peu, sans pour autant rire. Tu es toutefois content d’avoir pu entendre son rire, car tu as l’impression de ne pas l’avoir entendu depuis longtemps. « Ah oui, vraiment dommage, surtout considérant que je dois faire la lessive. Tu as manqué l'occasion d'essayer mes vêtements sales! » Tu te détends un peu après votre échange de blagues.

Tu regardes autour de toi à la recherche du sèche-cheveux. Tu ignores si tu l’as pris la dernière fois ou pas. Ces temps-ci, tu te contentes de les coiffer avec une brosse et mettre ton bonnet par-dessus, ce qui a pour effet de bien les aplatir sur ton crâne. « Désolé, je suis un peu absorbé par un tas de trucs. Et je pense que je l’ai quelque part, je vais chercher. » Tu allais te retourner, mais tu es soudainement absorbé par les mèches rousses de Siobhan qui vont d’un côté puis de l’autre. Tu clignes des yeux plusieurs fois alors que les gouttes d’eau s’écrasent sur ton visage, et tu ne bouges pas. Décidément, tu risques de mettre du temps à comprendre comment tout se passe dans la tête de la rouquine. Tu restes bien droit alors qu’elle tend la main vers ton visage pour essuyer l’eau, en vain, et tu arrives à sentir que ta peau est toujours brûlante. Tu es même embarrassé par tes propres pensées lorsqu’elle rompt le contact pour s’occuper de sa tignasse, puisque tu espérais qu’il dure plus longtemps.

Tu détournes le regard en voyant la serviette glisser, par précaution. Tu n’as aucune idée de ce que tu ferais si elle tombait finalement sur le sol. Tu combattrais probablement l’envie de la regarder, mais tu tournerais finalement le dos par respect pour elle. Tu décides finalement d’aller fouiner dans ta chambre en espérant faire changer tes joues de couleur, mais tu ne trouves pas le maudit sèche-cheveux. Tu te souviens finalement qu’il est effectivement dans la salle de bain, mais dans celle du premier étage. Tu t’es souvent demandé qu’est-ce que ton oncle pouvait bien faire avec une maison aussi grande même s’il habitait seul. Tu es presque sûr qu’il a une troisième salle de bain au sous-sol, là où se trouve son bureau qui est toujours verrouillé à clé. Tu n’as pas encore eu le courage de trouver une façon d’ouvrir la porte pour aller explorer.

« Suis-moi, je suis presque sûr qu’il est au rez-de-chaussée. » Tu passes devant elle et referme la porte. Ça va aussi t’éviter de la suivre et la dévorer du regard sans faire exprès. Elle s’en rendrait probablement compte et tu te sens coupable de penser à ce genre de choses en la regardant, mais tu ne peux pas t’en empêcher. Ce n’est pas que tu la considères comme un objet, au contraire, mais c’est normal d’être physiquement attiré par une personne lorsqu’on éprouve des sentiments pour elle, particulièrement lorsqu’elle se balade simplement avec une serviette qui menace de s’envoler au vent à n’importe quel moment. « Au fait, je suis libre ce weekend. Je pense que je dois me donner une petite pause, mon sensei trouve que je me fatigue un peu trop. Alors, je me demandais si… » Tu te grattes la tête en arrivant devant la salle de bain et en pointant le sèche-cheveux. « Bien, je me demandais si tu aurais envie peut-être de sortir faire un truc. Je veux dire, avec moi. Ensembles. » Tu te flagelles mentalement. On dirait presque un adolescent qui essaie de proposer un rencard à la fille populaire de l’école qui sait à peine qu’il existe.

« Ça fait longtemps, et puis j’aimerais bien prendre l’air. J’ai l’impression que le dernier truc qu’on a fait ensembles, c’était la partie d’airsoft, et puis… » Tu évites de rappeler qu’elle ne s’est pas particulièrement bien terminée. « La température est favorable aujourd’hui, alors j’ai pensé qu’on pourrait peut-être faire un truc différent… Je l’offre bien sûr, et tout ce que je peux te dire c’est de mettre des vêtements plus ajustés. Je veux dire, c’est pour la sécurité, pas… Tu vois. Bref si ça t’intéresse, retrouve-moi au salon quand tu es prête. » Tu tournes les talons et tu montes l’escalier le plus rapidement possible avant de mourir de honte. Tu ne sais pas pourquoi tu sens soudainement le besoin de t’expliquer, comme si elle allait mal interpréter tes actions ou ce que tu dis. Après tout, elle a dormi dans tes bras plusieurs fois et semble être le genre de personne qui ne voit pas de mal à avoir des contacts physiques avec ses amis. Tu doutes donc qu’elle se fasse des idées ou pense que tout ce que tu dis a un double sens et pourtant, tu ne peux pas t’en empêcher. Tu retournes à ta chambre et choisis une tenue de sport dans les quelques vêtements propres qu’il te reste. Tu t’assures que tes pantalons soient retenus par des élastiques et tu enfiles un t-shirt plus ajusté qui ne te remontera pas au visage par inadvertance. Tu saisis aussi un manteau de pluie, comme il ne fait pas très froid, mais pas assez chaud pour sortir comme ça.

Tu n’as pas cette habitude mais tu prends un moment pour t’observer dans le miroir en te dirigeant vers la porte. Tu n’avais pas remarqué puisque tu n’as pas l’habitude de porter des vêtements ajustés, mais tes muscles sont beaucoup – voir même plus – visibles qu’ils ne l’étaient. Tes entraînements répétitifs portent finalement fruit et ça ne t’étonne pas trop au final, vu tes efforts incessants depuis quelques semaines. Tu retournes au salon avec tes choses et tu restes planté la, le sac à dos dans une main et le manteau dans l’autre, te demandant si ta colocataire va remarquer ce détail. Et tu espères bien évidemment qu’elle va accepter ton invitation.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Dim 10 Avr - 17:30

Que faisait Sawyer ? La question n'était pas de savoir ce qu'il faisait à ce moment précis, ça semblait assez évident, mais de savoir à quoi correspondait ce "tas de trucs". Depuis quelques temps ils se croisaient peu, et même si ça avait l'avantage de donner l'impression à Sio qu'elle ne le dérangeait pas, c'était... Bizarre. Bien sûr, elle le croisait lorsqu'elle travaillait parfois. Mais il avait des cours à suivre, et elle des choses à faire aussi. Ils s'étaient peu à peu éloignés, doucement, au point que même s'ils habitaient la même maison Siobhán était loin de comprendre ce qui pouvait occuper les pensées de Sawyer. Il avait l'air perdu dans ses pensées oui, mais lesquelles ?
La rouquine se surprit à penser qu'il lui manquait, alors qu'il était là. Il cherchait dans sa chambre sans que ça ait l'air de donner quoi que ce soit.
Elle se souvint. Quand ils n'habitaient pas ensemble, qu'elle n'était encore jamais entrée chez lui. Il lui avait dit qu'ils devraient aller voir un film ensemble, et ça ne s'était jamais produit. Elle avait d'ailleurs imaginé tout un tas de sorties qu'ils pourraient faire mais la plupart n'avaient jamais eu lieu. Siobhán n'était pas du genre peureuse mais ce qui était arrivé à Sawyer durant leur partie d'airsoft l'avait un peu refroidie. C'était de sa faute après tout. C'était elle qui l'avait conduit là dedans... Et qui n'avait rien compris de ce qui se passait alors qu'elle savait pour sa mutation. Sio s'en voulait toujours, ce qui l'avait poussée à ne plus proposer de choses aussi... Extravagantes. Ça, et aussi l'implication grandissante de Sawyer dans ses études, ainsi que dans son club de kendo. Il avait l'air tellement occupé que la rouquine, déjà coupable d'une hospitalisation et de l'invasion d'une chambre dans la maison de son oncle, n'avait plus osé quoi que ce soit.

-Suis-moi, je suis presque sûr qu’il est au rez-de-chaussée. 


Saluer venait de sortir, de refermer la porte et de passer devant elle. Ça arrangeait bien Sio, parce que si la serviette glissait un peu ou tombait pendant qu'elle descendait les escaliers il ne pourrait pas le voir.

- Au fait, je suis libre ce weekend. Je pense que je dois me donner une petite pause, mon sensei trouve que je me fatigue un peu trop. Alors, je me demandais si… 

La demande ne fut pas ce qui attira l'attention de la surveillante. Ce fut plutôt cette histoire de pause et de fatigue. La fatigue n'était pas un sentiment particulièrement courant chez Sio, et certainement pas la fatigue physique. Elle se demandait bien à quoi le sensei pouvait juger de la fatigue de son ami au point de décider de lui laisser son week-end. Son entraîneur ne l'avait jamais trouvée fatiguée au point de lui dire de rentrer, elle, et le fait que ça arrive à Sawyer lui donnait l'impression que c'était peut-être... Grave. Elle en aurait presque manqué le mouvement censé lui indiquer le sèche-cheveux, qui se trouvait effectivement au rez-de-chaussée.

-  Bien, je me demandais si tu aurais envie peut-être de sortir faire un truc. Je veux dire, avec moi. Ensembles. 


Bien sûr qu'elle en aurait envie! La manière dont il lui proposait ça lui rappelait leur première sortie ensemble, et le voleur qu'ils avaient croisé. Leurs sorties étaient toujours hors normes.

 -Ça fait longtemps, et puis j’aimerais bien prendre l’air. J’ai l’impression que le dernier truc qu’on a fait ensembles, c’était la partie d’airsoft, et puis… La température est favorable aujourd’hui, alors j’ai pensé qu’on pourrait peut-être faire un truc différent… Je l’offre bien sûr, et tout ce que je peux te dire c’est de mettre des vêtements plus ajustés. Je veux dire, c’est pour la sécurité, pas… Tu vois. Bref si ça t’intéresse, retrouve-moi au salon quand tu es prête. 


Elle sourit. Avec toute cette histoire, ses cheveux avaient déjà commencé à sécher et elle commençait à remettre en cause l'idée même d'utiliser un sèche-cheveux. Tant mieux, parce qu'elle avait beaucoup plus envie de partir faire un tour que de perdre son temps à se sécher les cheveux, maintenant que l'idée d'une sortie avec son meilleur ami était lancée.
Lui semblait hésiter finalement, parce qu'il tourna les talons et monta les escaliers bien vite.

 - Sawyer attends !

Elle le suivit, grimpa à son tour à l'étage en oubliant totalement son histoire de sèche-cheveux.
Il ne semblait pas décidé à l'attendre malgré sa demande. La rouquine se contenta donc de se sécher à toute vitesse avec sa serviette dans la salle de bain, ce qui remplaça ses cheveux à peu près lisses habituellement par un genre de crinière. Elle avait trop hâte pour s'en préoccuper. Et en même temps, elle doutait que ce soit tout à fait une bonne idée...
Elle enfila un jean moulant, tout simplement parce que ses vêtements de sports étaient larges, et que Sawyer avait parlé de sécurité en lui demandant de porter quelque chose d'ajusté. Ce fut plus compliqué en matière de t-shirt. Siobhán avait toujours détesté porter des choses moulantes comme hauts, parce qu'elle avait toujours trouvé que lorsqu'elle en portait on ne voyait plus que sa poitrine. Elle n'en avait donc évidemment aucun, et mit comme d'habitude un de ses t-shirts trop larges, bleu marine. Qu'est-ce qui pouvait justifier qu'elle porte quelque chose de plus ajusté que ça?  Peut-être que ce n'était qu'une blague, pour faire référence à sa serviette qui avait failli tomber? Elle ne voyait pas d'autres explications. Alors, habillée, les cheveux encore un peu humides mais loin d'être dégoulinants comme avant, Siobhán se rua en bas de l'escalier. Trop heureuse de sortir avec son ami.
Et elle se stoppa net. Sawyer avait l'air d'avoir des t-shirts bien plus moulants que Sio, et en plus ça lui allait vraiment.... Bien. Elle se surprit à sentir le rouge lui monter aux joues elle aussi, de manière bien voyante sur sa peau pâle. Elle sourit.

 - Je suis prête !  

Siobhán avança, franchissant les derniers mètres qui la séparaient d'une distance normale vis-à-vis de Sawyer.

 - C'est... Obligatoire, le t-shirt moulant, où c'est juste pour me montrer tes pectoraux musclés?  


Parler en riant de ce qui la marquait, la blessait, ou la gênait, avait toujours été sa technique. Que Sawyer devait connaître, maintenant.

 - D'ailleurs... Si ton sensei,
commença-t-elle avec un pseudo accent japonais totalement immonde, trouve que tu devrais te reposer... T'es sûr qu'on devrait pas attendre et faire ça un autre jour ?  

Sio ne savait pas vraiment comment expliquer, mais la fatigue ne lui était pas vraiment familière. Ou en tout cas pas sous cette forme.

 - Je voudrais pas... Qu'il t'arrive un truc. Encore. À cause de moi. Je... C'est un peu idiot,
continua-t-elle avec un sourire un peu gêné, mais on m'a jamais trouvée fatiguée moi alors... Ce serait bizarre de toute façon, t'imagines?  Si je me fatiguais normalement, je pourrais jamais utiliser ma mutation... J'ai eu des médicaments quand j'étais petite pour ça, ils pensaient que j'étais hyperactive et malade, mais... Enfin bref. Je sais pas.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Mer 13 Avr - 21:16

Tu te tournes en entendant le grabuge, certain qu’il s’agit de Siobhan qui doit se dépêcher à l’étage. Comme tu t’y attendais, tu la vois descendre l’escalier quelques secondes plus tard. Tu restes planté là, la tête tournée dans sa direction, alors qu’elle s’arrête subitement. Tu n’es pas certain, mais tu penses qu’elle est en train de rougir. Tu n’es pas aussi naïf qu’elle sur certains points, et tu sais qu’elle n’est pas rouge à cause de l’effort physique. Elle pourrait courir des kilomètres durant sans être trop essoufflée. Un petit silence s’installe entre vous alors qu’elle avance vers toi de façon décontractée, même si la couleur sur ses joues la trahit un peu. Tu sens son regard sur toi, et tu es soudainement gêné par ton accoutrement. Tu es presque certain que c’est ce qu’elle a remarqué, et elle ne tarde pas pour confirmer tes doutes. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle soit aussi franche, et tu ouvres la bouche comme un poisson en enfilant rapidement ton manteau. « C’est… Oui c’est nécessaire, puis je me suis beaucoup entraîné dernièrement, mes vêtements sont plus ajustés. » Tu ne sais pas pourquoi tu essaies de trouver des excuses. Après tout, tu voulais qu’elle remarque. Elle est même devenue rouge en te regardant, ce qui veut dire que tu lui fais de l’effet d’une façon ou d’une autre. Alors pourquoi essayer de te confondre en excuse? Tu aurais pu dire quelque chose de plus cool que ça.

Tu croises les bras sur ta poitrine et tu la regarde avec un air de défi. « Effectivement, je ne me souviens pas t’avoir vue fatiguée et je fais partie de la portion de la population qui finit par devoir se reposer, mais il voulait plutôt dire que je travaille beaucoup. Boulot, école, études, entrainements, ensuite ça recommence. Je n’ai pas vraiment eu de temps pour moi. Physiquement ça va, j’aime dormir alors je m’assure d’avoir toutes mes heures de sommeil, crois-moi. » Tu mets ton sac sur ton dos, puis tu portes à ton tour une attention particulière à ses vêtements. Tu regardes vraiment seulement son accoutrement cette fois. « Tu n’aurais pas quelque chose de plus ajusté? Vois-tu, le but c’est que ça ne puisse pas te remonter au visage… » Tu ne crois pas qu’elle apprécierait de se retrouver la tête à l’envers au bout d’une corde, avec le tshirt remonté par-dessus la tête. Puis tu préférerais aussi que personne ne la voit en sous-vêtements, parce que tu es légèrement jaloux même si tu n’as aucun pouvoir sur ce qu’elle fait d’elle-même.

Tu ne l’as jamais vraiment vue avec des vêtements plus ajustés que ça. Du moins, pas des tshirts. C’est son style de toute façon, un bas plus ajusté et un haut beaucoup plus large. Tu te dis qu’elle pourrait simplement mettre un manteau et entrer son tshirt dans son jean, et tu en prends donc un dans la penderie près de la porte. Tu décides de conduire, puisque c’est toi qui sait où vous devez vous rendre. Tu lui ouvres la portière du côté passager pour lui faire comprendre que c’est toi qui conduit. Tu ne conduis pas souvent, mais tu respectes les règles et tu n’as jamais eu d’accident ou de contravention. Tu as confiance en tes capacités de chauffeur. Vous avez une bonne heure de route à faire avant de vous rendre à l’endroit en question, récemment ouvert. Tu décides d’arrêter à un supermarché en chemin pour acheter quelques trucs à manger et tu fais signe à Siobhan de te suivre. Inutile de la faire attendre toute seule dans la voiture, c’est nul.

Tu mets quelques bouteilles d’eau dans ton petit panier et des boissons de sport aux fruits. Tu en profite aussi pour ajouter quelques snacks à tes achats et tout ranger dans ton sac après avoir payé le tout. Les installations se trouvant quelque part dans la forêt, vous allez devoir marcher un petit moment avant de vous rendre. Mais ça ne te pose pas de problème, puisque Siobhan risque de se demander où vous pouvez bien vous rendre. Au bout d’un moment, tu vois finalement les indications et tu commandes à la rouquine de fermer les yeux. Tu ne veux pas gâcher la surprise. En tout cas, tu espères qu’elle appréciera ton idée. Tu dois payer votre droit d’entrée mais il n’y a pas beaucoup d’attente. Apparemment, tu n’as pas choisi une journée très populaire. « Okay, tu peux descendre de la voiture. Mais interdiction de regarder ailleurs que dans ma direction. » Non, ce n’est pas pour t’assurer qu’elle ne remarque pas un homme musclé au loin, mais vraiment pour qu’elle ne se doute vraiment de rien. « On va devoir marcher dans la forêt un moment, mais je ne pense pas que ça te dérange, hein? » Tu croises mentalement les doigts, sans te douter qu’au final, c’est peut-être toi qui n’appréciera pas exactement l’expérience.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Jeu 14 Avr - 17:07

Siobhán écouta la réponse de Sawyer au sujet de la fatigue. Elle ne sut pas vraiment quoi penser ni répondre, et se trouvait plutôt ridicule d'avoir pu s'inquiéter pour ça. L'attitude de Sawyer lui paraissait assez indéchiffrable, et alors qu'elle cherchait des indices pour savoir comment il avait pris sa remarque précédente elle le vit uniquement mettre son sac sur son dos. Et la regarder. De la tête aux pieds. La rouquine sourit, comme toujours. Il lui rappelait un peu sa mère, quand elle était petite, qui vérifiait l'habillement de toute la fratrie avant qu'ils aillent à l'école. Quand elle allait encore à l'école. Ça commença à la mettre vraiment mal à l'aise, mais son ami reprit la parole pour une phrase tout à fait... Énigmatique.

- Pourquoi ça me remonterait au visage ?

Elle ne comprenait pas. Il n'y avait aucune explication qui lui venait pour justifier ce genre de remarques. Alors elle finit par hausser les épaules en se disant qu'elle avait dû mal comprendre quelque chose ou confondre un mot, et que la phrase devait avoir un sens tout à fait différent. En tout cas Sawyer n'insista pas. Elle le vit prendre quelque chose dans la penderie et sortir, et choisit de le suivre. Qu'avait-il dans son sac ? Elle, elle n'avait rien pris de spécial à part son portefeuille dans sa poche, puisqu'il ne lui avait rien dit de plus. Sio était de toute façon persuadée qu'ils allaient juste faire un petit tour et qu'ils rentreraient bien vite.
En sortant, elle remarqua que Sawyer devait avoir une véritable idée derrière la tête, parce qu'il avait visiblement décidé de prendre le volant. Il lui ouvrait la porte du côté passager, ce qui la dit sourire encore plus largement.

- Carrément? Je pourrais presque croire que je suis une princesse avec tout ça, j'ai même un chauffeur !


Elle rit, bien évidemment. Ça ne la dérangeait pas qu'il conduise sa voiture, il l'avait déjà fait, et ça avait l'air de lui faire plaisir. Elle ne se serait cependant pas attendue à ce qu'il aille jusqu'à lui ouvrir la porte pour le lui faire comprendre.
Le premier arrêt la surprit. Elle pensait être arrivée, mais à vrai dire elle s'attendait à quelque chose d'autre quatuor sortie au supermarché. La rouquine observa ce que son ami choisissait, et prit elle aussi une bouteille d'eau, mais rien d'autre.
Ils retournèrent alors à la voiture, et repartirent.

- Où on va ?

Évidemment il ne vendit pas la mèche, et la curiosité de Sio n'en fut qu'exacerbée.
Elle regardait le paysage, cherchant des indications sur leur possible destination, jusqu'au moment où Sawyer lui demanda de fermer les yeux. Autant dire que ça ne l'enchantait pas: ça la faisait mourir de curiosité, et en plus ça rendait le voyage beaucoup plus ennuyeux.

- D'accord, mais j'espère qu'on arrive bientôt parce que je vais finir par mourir de curiosité moi, hein !

Quand ils finirent par arriver elle dû attendre dans la voiture, et n'eut l'autorisation de regarder que dans la direction de Sawyer lorsqu'elle sortit. Elle aperçut des troncs d'arbres, en même temps que son ami lui demandait si d'une manière plutôt rhétorique si ça la dérangeait.

- Tant que c'est pas pour m'enterrer en pleine forêt, j'y vois pas d'inconvénient !

Siobhán resta derrière lui, à fixer son dos avec attention. Pourquoi donc tant de mystère? Elle n'avait même pas réussi à lire un nom d'endroit, et de toute façon même si elle avait vu un panneau il lui aurait fallu trop de temps pour le déchiffrer sans que Sawyer s'en aperçoive.
Alors elle marcha, impatiente de savoir ce qui les attendait. Et un peu anxieuse. Elle espérait qu'il n'avait pas organisé une seconde partie d'airsoft, mais vu ce qu'il avait emmené comme affaires elle se doutait que ce n'était pas le cas de toute façon.

- Dis... Je voulais te remercier.

Elle attendit qu'il finisse par se retourner pour continuer.

- Pour la sortie, pour la maison, pour... Tout. C'est un peu bête dit comme ça, mais on se voit pas beaucoup alors j'avais pas trop l'occasion.

Mais l'instant de sérieux de Sio ne dura pas bien longtemps, comme d'habitude. Lassée d'obéir bêtement elle trotinna jusqu'à Sawyer.

- Bon, je peux avoir l'explication maintenant? J'ai hâte de sav...

Il y eut un cri. Très certainement quelqu'un qui devait avoir eu peur en se jetant dans le vide, mais ça Siobhán ne pouvait pas le comprendre. Elle attrapa le bras de Sawyer, désormais bien plus inquiète sur sa destination.

- Tu m'emmenes où au juste ?

Impossible de ne pas sentir la pointe d'angoisse. Sa bonne humeur n'avait pas disparu, après tout elle faisait confiance à son ami, mais il fallait avouer que ça n'était pas très rassurant comme ambiance. Finalement elle reprit sa marche avec plus d'énergie, bien décidée à comprendre ce qui se passait sans attendre la réponse de son ami, jusqu'à atteindre une espèce de plateforme. Et comprendre.

- Du... !

L'excitation était palpable dans sa voix malgré le fait qu'elle n'ait prononcé qu'un seul mot. Elle avait oublié comment ça s'appelait, de toute façon ça n'était pas très courant dans une conversation. Siobhán sautilla un peu sous l'effet de la joie, avant de courir vers son ami pour lui faire un câlin.

- C'est trop génial! Comment t'as su que j'ai toujours voulu en faire ?!
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Dim 17 Avr - 17:08

Tu es surpris en entendant tes remerciements. Mais en y repensant, c’est vrai que tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ami qui lui permette de rester chez lui de façon indéterminée sans payer de loyer, en plus d’avoir sa propre chambre. Mais Siobhan n’est pas comme les autres, et ce n’est certainement pas une faveur que tu aurais accordée à n’importe qui. Ton oncle n’est même pas au courant d’ailleurs, et tu songes que tu vas devoir trouver une solution si jamais il devait revenir pour des vacances. Quoique tu doutes qu’il se donne cette peine, vu votre relation assez houleuse. Il passerait son temps dans son bureau secret au sous-sol et toi dans ta chambre ou à l’extérieur, de toute façon. Mais bref, tu n’as pas envie de penser à Lawrence pour le moment. « Ah, ce n’est rien, puis d’ailleurs je serais un bien mauvais ami si je t’avais laissée te débrouiller avec tes problèmes alors que j’avais des solutions… » Dernièrement, le mot ‘’ami’’ te dérange lorsqu’il est utilisé pour définir ta relation avec elle, mais tu ne peux rien y faire.

Tu es interrompu par un cri assez impressionnant et digne d’un film d’horreur. Tu n’es évidemment pas effrayé puisque tu sais très bien pourquoi la personne crie autant, mais tu tournes la tête en sentant Siobhan s’accrocher à toi. Elle n’est visiblement pas du même avis que toi, et tu te mets à ricaner un peu. Tu décides de ne rien lui dire et de continuer à marcher en accélérant le pas pour suivre sa vitesse. Elle doit bien te faire confiance, de toute façon, et savoir que tu n’es pas en train d’utiliser une excuse quelconque pour la traîner dans un rituel barbare où elle doit être sacrifiée. Apparemment, ta surprise est réussie et tu es assez fier de son impact, considérant le fait que tu as décidé rapidement de faire cette activité sans particulièrement réfléchir. Par contre, tu ne prends pas tout le mérite qu’elle te donne. « Ça c’était de la chance, par contre, je me suis simplement dis que tu aimais les sensations fortes, donc assurément… »

Tu jettes un coup d’œil à la plateforme. Tu avais entendu parler de l’endroit et tu te souviens avoir vaguement vu la taille en pieds sur internet, mais tu ne l’avais pas vraiment associée à quelque chose de réel. C’est beaucoup plus haut que tu pensais, et tu sens ton estomac se retourner un peu en voyant la prochaine personne sauter en bas et s’arrêter à quelques mètres de l’eau un peu plus bas. Mais bon, c’est quelque chose que tu as toujours voulu essayer aussi, mais tu aurais peut-être commencé par quelque chose d’un peu plus… facile.

Vous devez attendre votre tour, écouter les règles de sécurité, essayer le matériel, etc. C’est à ce moment que tu sors le manteau de Siobhan et que tu lui tends. « Tu comprends maintenant pourquoi il vaut mieux porter quelque chose d’ajuster… Tu risques de perdre ton t-shirt en chemin, alors je t’ai apporté ça. » Tu essaies de ne pas montrer que tu es nerveux mais pour être honnête, tes mains sont particulièrement moites. La rouquine, elle, semble trépider d’excitation. Qu’est-ce que tu ne ferais pas pour elle, tu te le demande. Au bout d’un moment, c’est à votre tour de vous rendre tout en haut de la plateforme et heureusement, vous n’avez pas à monter les escaliers. Tu ne crois pas que tu serais en mesure de le faire de toute façon, car plus vous prenez de l’altitude, plus tu sens tes jambes devenir aussi molles que de la guimauve.

Une fois tout en haut, tu as du mal à regarder ce qui se trouve sous tes pieds. Tu regardes la prochaine personne se jeter dans le vide en criant à plein poumons, et tu te demandes ce que tu fais là. Tu songes que tu risques d’avoir un peu de mal le jour où tu vas devoir t’entraîner à faire des sautes en parachute. Après tout, c’est beaucoup, beaucoup plus haut. Tu regardes l’élastique se tendre et se relâcher, et te demandant s’il y a déjà eu des accidents, quelque part. Tu ne voudrais pas que l’élastique décide de rompre en plein milieu pour t’envoyer valser contre une falaise. « Bon… Nous y voilà… » L’instructeur vous indique que même si vous êtes maintenant en haut, vous ne passerez pas avant un petit moment puisqu’ils doivent vous mettre un harnais, un casque et tout le matériel requis, incluant une petite caméra. Génial, en plus, tout le monde va pouvoir te voir au moment où tu vas te retenir de vider ta vessie avant de sauter. « Tu… Est-ce que tu préfères y aller d’abord, ou tu veux que je passe en premier? » Ta technique pour avoir l’air confiant ne fonctionne pas particulièrement, malheureusement.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Mar 3 Mai - 16:18


« Ça c’était de la chance, par contre, je me suis simplement dis que tu aimais les sensations fortes, donc assurément… »


Siobhán était... Déçue, un peu. L'espace d'un instant elle s'était presque imaginée Sawyer en train de faire des recherches pour lui faire une surprise, ce qui ne lui aurait pas déplu. Mais finalement, l'idée qu'il lui fasse des surprise aussi réussies sans même devoir se creuser la tête était encore mieux. Il était vraiment un ami génial et il la connaissait très bien.
Du saut à l'élastique !
La rouquine était enthousiaste, vraiment, et sa joie ne fit que s'amplifier lorsqu'elle aperçut une personne sauter dans le vide. Ça allait être génial. Sentir le vent sur sa peau, observer le vide, le sol se rapprocher... Évidemment la vitesse de chute intéressait peu Sio, ça n'avait rien d'étonnant. Ce qui comptait c'était tout simplement le fait qu'il s'agissait là d'une expérience inédite. Et un peu dangereuse, bien qu'encadrée.
Elle avait hâte, tellement hâte que si Sawyer n'avait pas parlé elle n'aurait même pas vu qu'il lui tendait quelque chose qui lui appartenait.

« Tu comprends maintenant pourquoi il vaut mieux porter quelque chose d’ajuster… Tu risques de perdre ton t-shirt en chemin, alors je t’ai apporté ça. » 


Siobhán n'y avait même pas réellement pensé en regardant la personne qui venait de sauter. Si Sawyer n'avait pas été si prévoyant, elle n'y aurait d'ailleurs certainement pas pensé avant de se retrouver le nombril à l'air, la tête en bas, à la vue de tous. La rousse lui adressa un sourire. En fait non, son sourire s'élargit simplement encore un peu plus. L'élasticité de ses joues ne faisait plus aucun doute pour quiconque la côtoyait régulièrement.

-Merci ! T'as vraiment pensé à tout, hein ?


Impossible de cacher que ça lui faisait plaisir. Le sentiment qu'elle ressentait était confus, un mélange de plaisir dû à l'idée que Sawyer se soit à ce point intéressé à elle, et de joie beaucoup plus simple, liée au fait de passer un moment sympathique avec son ami. Alors que les yeux de la rouquine tombèrent à nouveau sur le torse musclé de son acolyte, et plutôt mis en valeur par son t-shirt moulant, elle détourna les yeux brusquement pour se concentrer sur le sol qui reculait à leurs yeux. Ça allait être leur tour. Bientôt.
Le responsable ne semblait pas tout à fait de cet avis, puisqu'il précisa tout de suite devant l'excitation palpable de Sio qu'ils avaient encore un certain temps à attendre : histoire d'écouter les consignes de sécurité, de se faire harnacher correctement, et d'attendre que la dernière personne ayant sauté soit remontée. Les moindres secondes paraissaient durer des heures. La rouquine trépignait d'impatience. Sawyer ne pouvait pas imaginer depuis combien de temps elle avait rêvé d'essayer ça. Quand elle était petite, elle avait voulu se lancer du haut d'une branche d'arbre seulement retenue par se corde à sauter. William était heureusement intervenu, la faisant léviter au lieu de la laisser s'écraser, et elle s'était retrouvée punie pendant toute une semaine pour avoir tenté quelque chose d'aussi dangereusement ridicule.

 « Tu… Est-ce que tu préfères y aller d’abord, ou tu veux que je passe en premier? » 

La voix de son « colocataire » la ramena à une certaine forme de réalité. Celle qui lui criait que son ami était tout sauf... A l'aise ? Content ? Motivé ? Siobhán n'était pas très douée pour mettre des mots sur les sentiments, et encore moins ceux des autres. Il aurait néanmoins fallu être plus qu'aveugle pour ne pas regarder, entendre, sentir le mal-être de Sawyer. Il aurait certainement été mal venu de le lui faire remarquer directement.
A une certaine époque elle ne se serait pas gênée pour le lui dire, ouvertement, mais il fallait bien avouer qu'elle craignait bien plus qu'avant la moindre de ses réactions. S'il venait à lui en vouloir ce serait dramatique. Elle était prête à supporter sa colère lorsqu'il y avait une raison pour elle de s'opposer clairement à lui, mais elle préférait essayer de rester plus discrète désormais lorsque le besoin ne s'en faisait pas sentir. Elle eut une idée : passer avant lui le mettrait sans doute à l'aise. Montrer comme cette activité était cool, et géniale, voilà une bonne idée.

-Tu me laisserais passer en première ? Trop cool !


Elle n'attendait pas de réponse. Sawyer n'oserait certainement pas la contredire vu sa motivation éclatante. Dés que le responsable indiqua que c'était leur tour, Siobhán se désigna donc pour passer la première.
Elle s'avança, écouta d'une oreille distraite les consignes de sécurité en hochant la tête pour donner l'illusion d'une grande concentration. L'homme ne devait pas être dupe, il avait l'habitude, mais ça ne semblait pas l'inquiéter plus que ça. Siobhán enfila ensuite un harnais, mit un casque avec une caméra, et s'avança vers le bord de la plate forme. Elle vérifia que son manteau retiendrait bien ses vêtements et que personne ne pourrait rien voir lors de sa chute.

-Vous pouvez y aller.


La voix du responsable résonna dans la tête de la rouquine. Elle n'attendait que cela. Pourtant, elle ne se jeta pas directement dans le vide. Elle se tourna d'abord vers Sawyer, en lui faisant de grands signes de mains pour lui faire « coucou ». Toujours aussi discrète que d'habitude, elle attira également l'attention de quelques personnes qu'elle ne connaissait absolument pas. Tant pis. Quand elle fut bien assurée que son ami ne manquerait pas une seconde de son saut, elle se tourna vers le vide.

-Ça va être trop génial !


Elle sautillait sur place. Elle s'approcha encore un peu, jusqu'à ce que ses orteils soient dans le vide et que ses talons uniquement la retiennent. Siobhán tendit les bras à l'horizontal de chaque côté, avant de se laisser tomber dans le vide. Un sentiment aussi étrange que plaisant naquit, en même temps qu'un creux dans son estomac. C'était génial. Elle hurla, cria, toussa un peu aussi, mais toujours sans s'en rendre compte. Ses yeux cherchaient surtout à graver dans sa mémoire tout ce qu'elle voyait. Les arbres, l'altitude, le cours d'eau tout en bas et qui se rapprochait de ses yeux. La corde, alors totalement dépliée, la retint.
Et elle éclata de rire, avant de crier.

-Sawyer c'est trop géant, faut que tu le fasses, c'est génial, tu vas voir, c'est magique !

Bon. C'était peut-être un peu dur à comprendre étant donné la distance qui les séparait pour le moment. Tant pis.
En tout cas, Sio avait presque envie de recommencer.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: Virtus, virtus, virtutem, virtutis, virtuti, virtute...   Dim 5 Juin - 13:22

Tu dois le dire, tu es soulagé lorsqu’elle décide de passer en premier. Au moins, tu vas t’éviter la honte si jamais tu hésites à sauter une fois sur la plateforme, et elle sera beaucoup trop loin tout en bas pour voir tes expressions faciales. Tu lui souris en lui faisant signe que oui, elle peut passer devant. De toute façon, elle semble apprécier, et tu n’as pas l’air d’avoir trop peur pour sauter dans le vide. Tu sais qu’à un certain moment durant ton entrainement, tu devras apprendre à sauter dans la vide, que ce soit d’un avion ou autre, mais ça ne t’est jamais arrivé jusqu’à maintenant. Tu n’as donc aucune idée de ce qui t’attends, et c’est la raison pourquoi tu as peur de façon irrationnelle. La rouquine s’avance, en ayant l’air beaucoup plus excitée que toi, mais se tourne d’abord pour te faire signe. Tu sens ton cœur faire un double tour dans ta poitrine et tu lèves la main à ton tour, avant de réaliser que la majorité des personnes vous regardent. Ah, Siobhan et sa grande subtilité.

Tu la vois s’avancer et même si tu sais que ce genre d’activité est tout à fait normale pour elle, tu as tout de même la gorge nouée, surtout à l’idée que tu es le prochain. Elle écarte les bras et en quelques secondes à peine, la voilà qui se lance dans le vide. Sur ce point, elle est beaucoup plus courageuse que toi, tu dois l’admettre. Tu peux l’entendre crier, mais tu sais que ce n’est pas parce qu’elle a peur. Tu arrives à l’entendre crier quelque chose, mais elle est beaucoup trop loin pour que tu puisses décoder ses paroles à travers le vent qui souffle dans tes oreilles. Les gens avec vous sur la plateforme rigolent un peu, et l’instructeur te fait signe que tu es le prochain. Tu hésites un peu et tu perds légèrement ton sourire, qui a soudainement l’air forcé.

Tu tournes la tête et tu vois qu’une fille te regarde en souriant. Tu lui rends son sourire et tu tournes la tête immédiatement. Pourtant, tu arrives à sentir son regard toujours sur toi. Tu n’as pas l’habitude de recevoir ce genre d’attention, considérant à quel point tu étais seul quelques mois auparavant. Il faut croire que le fruit de tes entraînements ne laisse pas certaines personnes indifférentes. Elle s’approche de toi alors que tu jettes un coup d’œil dans le vide. « Hey~ C’est ta première fois? » Tu laisses l’instructeur vérifier ton matériel avant d’enfiler le casque. « Euh… Oui. » Tu ne vois vraiment pas pourquoi cette fille considère ce moment comme étant propice à la discussion, surtout alors que tu n’es qu’à quelques minutes d’un saut dans le vide. « C’est pour impressionner la fille qui vient de sauter avant toi? C’est ta copine? » Tu fronces les sourcils et tu lui lance un regard en biais. Décidément, certaines personnes ne savent pas ce que ‘’se mêler de ses propres affaires’’ veut dire. « Non. »

Malgré ton attitude assez froide et distante, que tu as généralement envers tout le monde que tu ne connais pas (pas étonnant que tu ne te sois jamais fait d’amis), elle ne semble pas être refroidie et sourit de plus belle. « Ah, je vois~ Bien, si ça t’intéresse, je trouve ça cool, les mecs qui n’ont pas peur de montrer leurs émotions! » Apparemment, Siobhan est la seule qui ne se soit pas douté de ta peur de sauter dans le vide. Tu ne réponds même pas à la fille alors que l’instructeur lui demande d’enfin bouger pour libérer l’espace. Elle te lance un ‘’courage, je suis le prochaine, on se verra en bas!’’ auquel tu ne réponds pas, et tu t’avances jusqu’au rebord de la plateforme. Tu te demandes si elle essaie de flirter avec toi mais honnêtement, ça ne te fait ni chaud ni froid. Tu as déjà les yeux bien fixés sur une autre personne, même si tu n’es pas certain d’avoir un jour des chances. Tu prends une grande inspiration et tu regardes en bas en sentant ta tête tourner.

Tu dois le faire. Tu serais vraiment humilié si tu décidais finalement de ne pas sauter et refaire le chemin vers le sol par les escaliers. L’instructeur t’expliques qu’il est important de bien respirer, car tu risques d’avoir le souffle coupé quelques instants lors de la descente. Il te conseille aussi de regarder devant toi et ne pas réfléchir. C’est donc ce que tu fais en fermant les yeux. Au bout d’un moment, tu laisses finalement ton corps tomber dans le vide. Effectivement, tu as d’abord le souffle coupé et tu ne peux pas t’empêcher d’ouvrir les yeux. Tu sens ton cœur te remonter à la gorge en voyant le sol se rapprocher rapidement de toi mais étrangement, ce n’est pas aussi effrayant que tu pensais. Lorsque tu arrives finalement à prendre une inspiration, les battements de ton cœur ralentissent et tu te sens mieux. Tu n’as pas poussé un seul son lors de la descente.

On te décroche finalement, et tu as les jambes molles. Ce n’était pas aussi pire que tu l’imaginais. Tu n’as pas particulièrement apprécié, mais tu n’aurais plus vraiment de problème à le refaire selon toi. Tu vois finalement Siobhan dans ton champ de vision et tu marches vers elle, difficilement mais surement. « C’était… chouette. Je veux dire, je ne savais pas trop à quoi m’attendre au départ, mais ce n’était pas si mal que ça. » Tu lances un coup d’œil à la plateforme tout en haut, où tu vois une forme s’avancer. C’est la fille qui te parlais un peu plus tôt. « J’aurais dû sauter avant, mais la fille qui va sauter n’arrêtait pas de me parler en me disant qu’elle allait me rejoindre en bas… Je n’ai aucune idée de qui elle est. »
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