AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mer 28 Oct - 17:40

Étendu dans ton lit, tu pousses un grognement de mécontentement. Il est beaucoup plus tôt que prévu, et tu n’as pas vraiment réussis à fermer l’œil de la nuit en sachant que Siobhan était en train de dormir à quelques mètres de toi dans une autre pièce. Tu décides de fermer les yeux une nouvelle fois et d’essayer de dormir, mais ça ne sert à rien. Après t’être tourné et retourné plusieurs fois, tu sens ce besoin urgent de te lever après avoir passé la nuit étendu sans rien faire. Tu regardes l’heure sur ton cadran qui t’indique qu’il est à peine huit heures trente. Lorsque tu n’as pas de cours, tu te lèves généralement vers midi après avoir fait la grasse matinée. Tu décides de profiter du fait que tu sois déjà bien réveillé pour ramasser le bordel qui te sert de chambre. Ça ne sent pas très bon à force de laisser traîner des vêtements sales sur le plancher et tu te dis que si Aslinn est capable d’ouvrir les portes, tu devrais te forcer à garder ta chambre propre. En fait, c’est seulement une excuse pour essayer de te motiver. Tu lances tous tes vêtements sales dans ton sac de lavage et tu défais ton lit. Il a besoin d’être un peu rafraichit lui aussi.

Tu commences à songer à aller à un entraînement de kendo aujourd’hui. À cause de ton état végétatif les dernières semaines, et à cause de ta jambe, tu n’y étais pas allé. Tu crois que ça pourrais te faire du bien. Tu descends à l’étage et la maison est silencieuse. Tu commences donc à laver tes vêtements, en laissant toute ta literie de côté. Tu vas prendre une douche entre temps et tu t’habilles plus proprement que les derniers jours. Au final, tu as terminé de nettoyer ta chambre en une heure. Tu dois encore passer l’aspirateur, mais ce ne serait pas très respectueux de le faire aussi tôt le matin alors que tu n’es plus seul dans la maison. Tu commences à avoir faim, mais tu te dis que tu devrais peut-être attendre que Siobhan se lève pour manger quelque chose. Après tout, elle n’avait pas l’air d’être à l’aise de se servir elle-même la veille, et c’est tout à fait normal. Le téléphone sans fil se met soudainement à sonner et tu roules les yeux en voyant la provenance de l’appel. C’est le moment pour la discussion annuelle.

« Moshi moshi.» Tu détestes répondre au téléphone de cette façon, mais tu sais que les personnes qui considèrent être ta famille préfèrent de cette façon. Tu entends la voix stridente d’une de tes tantes que tu n’as jamais vue en personne mais qui prend parfois de tes nouvelles, seulement parce que ta mère lui a demandé. Tu décolles un peu le portable de ton oreille en entendant un "Tatsuya-kuuuuuuuuun" qui te perce le tympan. Tu avais presque oublié que c’est ton nom. Tu préfères normalement qu’on t’appelle par celui-ci, mais tu t’es habitué à Sawyer à cause de Siobhan. Ta tante se met à te demander comment tu vas, ce que tu fais, ce genre de trucs. Tu te diriges vers la cuisine avec l’intention de faire à déjeuner en même temps. « Boku wa daijobudesu (Je vais bien). Tokubetsuna koto wa nani mo okorimasendeshita (Il n’est rien arrivé de spécial) » Tu n’as jamais grand-chose à leur dire. En ouvrant le frigo, tu remarques que Siobhan n’a pas touché à ce que tu lui avais préparé la veille et tu roules les yeux. Tu décides de faire des pancakes avec des fruits. « Nani? Boku wa chōri shite imasu. Hmm hm (Quoi? Je me fais à manger). »

Tu commences à faire le mélange et tu mets ta tante sur le haut-parleur pour avoir les mains libres. Elle parle tellement vite que tu as du mal à tout saisir. Tu ne parles pas beaucoup Japonais ces temps-ci, et tu manques un peu de pratique. Elle te demande des nouvelles de Lawrence, et tu ne peux pas t’empêcher de hausser les épaules même si elle ne te voit pas. « Lawrence… Boku wa hontōni shirimasen. Kare wa watashi ga kare ga made, genzai aru mono o kakunin shite inai, shibaraku mae ni nokoshimashita (Je ne sais pas trop. Il est partit il y a un moment, et je ne suis pas sûr de ce qu’il fait ces temps-ci). » Au bout d’un moment qui te semble trop long, à répondre des phrases courtes car tu n’en as rien à faire de la vie de ces gens que tu ne connais pas vraiment, elle raccroche finalement et tu soupires. Les pancakes s’empilent dans une grande assiette et tu prépares de la crème fraiche et les fruits avant de mettre la table. Il n’y a plus qu’à espérer que Siobhan se lève bientôt, pour éviter que ce soit trop froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Jeu 29 Oct - 17:10

Siobhán se réveilla tranquillement dans son lit. Après un coup de pied involontaire à la pauvre Aslinn qui dormait au bout du lit, la rouquine parvint à attraper son téléphone portable qu'elle avait laissé traîner par terre à côté du lit. 9h30. Elle s'étira sans se presser, persuadée vu l'heure que son ami dormait encore, et vérifia ses messages. Rien de nouveau, quel ennui.
Elle avait bien réfléchi pendant la nuit, et se disait qu'elle sortirait bien faire un tour dans la journée. La rouquine lut lentement les noms de ses contacts jusqu'à tomber sur celui de Jackson. Voilà une bonne idée ! Sio lui envoya un message innocent, annonçant juste son prénom, cherchant à savoir si la froideur des textos était une nouvelle mode ou juste une nouvelle idée de Sawyer. En tout cas, Jackson avait l'air heureux étant donné le nombre de smiley qu'il avait ajouté à la fin de sa réponse. Sio n'eut même pas besoin de lui proposer de sortir: il se chargea lui même de cette proposition. La rouquine sourit dans son lit, avant de finalement décider de se lever. Le rendez-vous était fixé assez tôt, et il fallait qu'elle se fasse belle !
L'analyse minutieuse de sa garde robe ne lui prit que très peu de temps étant donné le faible nombre de ses vêtements. Elle choisit un jean moulant comme elle en portait souvent, et un t-shirt qu'elle aimait bien. Rapidement, elle passa à la salle de bain pour se coiffer et se maquiller. La vitesse de Siobhán ne lui fit pas défaut, et elle trouva le résultat plutôt plaisant. Ce ne fut que lorsque son ventre la rappela à l'ordre qu'elle finit par descendre les escaliers, et par entendre une conversation étrange. Une voix inconnue s'exprimant dans une langue inconnue sortait du téléphone, et Sawyer y répondait tout à fait naturellement. La rouquine garda un grand sourire aux lèvres, stoppée un instant sur la dernière marche de l'escalier. Une fois le silence installé, Sio rejoignit son ami dans la cuisine.

 - Hey ! Salut Sawyer !  


Elle jeta un regard sur la nourriture qu'il était en train de préparer. Sio n'avait jamais mangé de pancakes, puisqu'elle n'était pas très au fait de la gastronomie américaine, et elle ignorait à quoi ça pouvait bien ressembler.

 - T'as fait un petit déjeuner ? C'est quoi ? D'ailleurs, c'était qui au téléphone ? De ta famille ?  


Elle regarda l'assiette pleine avec envie sans oser se servir ou demander, et s'assit à table.

 - Au fait, je t'ai pas dit ! Enfin, j'aurais eu du mal puisque je pensais que tu dormais... Bref ! Jackson m'a invitée à sortir cet après midi ! C'est cool non ? D'ailleurs, tu penses quoi de mon maquillage ? Tu crois que ça va lui plaire ?  


Elle demandait ça avec l'idée d'avoir son avis. Que ça plaise ou non à Jackson ce n'était pas si grave, au fond ce n'était pas lui qu'elle cherchait à impressionner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mer 4 Nov - 2:32

Tu sursautes en entendant ton nom alors que tu étais concentré à battre rigoureusement la crème à la main puisque tu ne voulais pas utiliser le batteur électrique qui fait trop de bruit à ton goût. Tu ne lèves pas tout de suite les yeux du bol, désirant terminer rapidement. « Des pancakes. Avec des fruits et de la crème. J’espère que tu en mange? Et oui, c’était ma tante. Que je n’ai jamais vue, mais ma tante quand même. Elle appelle au moins une fois par mois, mais je n’ai pas grand-chose à lui dire, surtout que je ne la connais pas vraiment. » Tu termines rapidement de couper les fruits et tu prends le sirop d’une main et le reste de l’autre avant de te diriger vers la table et de tout déposer. Tu retournes à la cuisine pour aller chercher assiettes et ustensiles, que tu déposes devant Siobhan et devant ta propre chaise. Tu t’installes avec l’intention de manger le plus de pancakes possible, car tu commences à avoir un peu mal au cœur. Tu t’arrêtes toutefois en entendant le nom de Jackson, et tu deviens un peu raide, les ustensiles pointant vers le plafond.

« Ah, c’est… Super. » Tu lèves finalement la tête pour croiser son regard, et tu es choqué de voir qu’elle est maquillée. Ça ne lui fait pas mal, au contraire, bien que tu préfères nettement sa version naturelle. D’ailleurs, son rouge à lèvres, qu’elle devra assurément remettre après avoir mangé, attire beaucoup l’attention. Sa couleur éclatante te donne l’impression que ses lèvres sont encore plus pulpeuses qu’elles ne le sont, et tu dois te ressaisir un instant pour ne pas avoir l’air de les fixer avec avidité. Tu n’es pas particulièrement content lorsqu’elle te demande ton avis. En fait, elle ne te demande pas vraiment le tiens, mais plutôt ce que tu penses que celui de son prétendant sera. Tu n’avais jamais vu Siobhan se maquiller avant, et le fait qu’elle prenne des mesures de la sorte pour essayer de plaire à un homme te dérange profondément.

Tu finis par piquer quelques pancakes du bout de ta fourchette pour les transférer dans ton assiette, sans répondre tout de suite. De toute façon, qu’est-ce que tu devrais répondre? Tu ne vas pas non plus agir comme sa meilleure amie pour lui assurer qu’elle va le faire manger dans le creux de sa main grâce à ses charmes extraordinaires! Tu prends le temps de couvrir tes pancakes de fruit, de crème et même de sirop et de prendre une bouchée pour satisfaire ton estomac avant de daigner lui répondre. Tu hausses les épaules en évitant de regarder son visage. Le détachement, tu dois pratiquer le détachement, mais c’est difficile à faire lorsqu’elle te fixe de cette façon. « Personnellement, je préfère sans. Mais bon, mes goûts personnels ne comptent pas, et je ne connais pas les siens. » Tu prends une autre bouchée en fermant les yeux. Tu n’as pas raté ton coup et au moins, le petit déjeuner a un goût moins amer dans ta bouche que cette nouvelle. « Selon moi, si la personne te préfère autrement que ce que tu es réellement, ce n’est pas bon signe. Tu peux te servir tu sais. » Tu manges dans le silence durant les quelques minutes qui suivent, car tu n’as pas grand-chose de plus à dire. Une chose est certaine, tu as l’intention de passer un coup de fil plus tard pour demander son avis à Kegan.

« Je vais sortir tout à l’heure aussi. J’ai décidé de reprendre mon entraînement de kendo. Je ne sais pas quand je vais rentrer par contre, peut-être avant le dîner, peut-être après. Si jamais tu reviens avant, sers toi ce que tu veux parce que si tu n’as pas mangé à mon retour, je ne te laisserai pas le loisir de remettre ce que je te prépare dans le réfrigérateur. » Après que toi ventre sois bien remplit, tu t’étires un peu sur ta chaise et tu mets un coude sur la table, le menton dans la main, pour la regarder. « Mais de toute façon, tu risques de manger avec lui, n’est-ce pas? Alors inutile pour moi de m’inquiéter. » Ton regard est un peu vide alors que tu te lèves pour laver ta vaisselle. Au fond de toi, tu bouilles de jalousie. Tu apprécies les moments passés avec Siobhan, même si vous en êtes revenus complètement trempés ou sales la majorité du temps, et en mauvais état, et tu sais que ça représente probablement plus qu’un banal rencart. Tu ne peux toutefois pas t’empêcher d’être jaloux lorsque tu penses au fait qu’elle a décidé de se mettre sur son trente et un pour l’impressionner, quelque chose qu’elle n’a jamais fait avec toi. Peut-être que Kegan se trompe, au final.

« Bon bien… Je vais aller préparer mes trucs. Si jamais tu as besoin de quelque chose, tu sais où frapper. » Tu tournes rapidement les talons pour aller t’enfermer dans ta chambre, seulement pour t’asseoir sur ton lit, l’air abattu. Tu n’hésites pas un instant à envoyer un message à Kegan, qui ne te répond pas tout de suite car il doit encore être en train de dormir. Tu espères secrètement que la rouquine vienne à ta porte pour te poser des questions, comme elle l’a fait par message texte la veille, mais tu sais que tu ne dois peut-être pas t’attendre à grand-chose puisque c’est encore toi qui a déserté la pièce rapidement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Dim 8 Nov - 13:34

- J'adore les fruits, et j'ai jamais goûté de pancakes. Ça a l'air super bon en tout cas !

Prenant clairement sa phrase comme une invitation, Siobhán était ravie de goûter ce qu'il préparait. Elle voulut l'aider à mettre la table mais était totalement désemparée face à l'organisation des placards et de leur contenu, aussi elle se contenta de s'installer à table et de fixer la nourriture que Sawyer ramenait avec envie. Elle n'avait rien mangé depuis la veille à peu près à la même heure, et son estomac commençait nettement à se rebeller contre une telle négligence.
Sawyer faisait néanmoins une tête étrange, il avait l'air... Surpris. Siobhán fronça les sourcils, prête à lui demander ce qui n'allait pas. Pourtant elle garda simplement la bouche grande ouverte en fixant ses mouvements alors qu'il se servait à manger. Elle était si laide que ça, lorsqu'elle se maquillait ? Peut-être était-il en train de chercher les mots pour lui expliquer gentiment qu'elle ferait mieux d'y aller sans rien, mais Siobhán n'était pas tout à fait convaincue. Si elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas spécialement besoin de maquillage en temps normal, elle considérait que c'était la moindre des choses de vouloir se faire belle pour un véritable rendez-vous. Et puis, elle avait son horrible bleu au visage à cacher.
Sa réponse la fit presque halluciner. Alors qu'elle venait à peine de réussir à se ressaisir, elle écarquilla les yeux en l'entendant dire que son avis n'avait aucun intérêt. Et puis quoi encore ?! D'accord, elle posait souvent ses questions vite ou maladroitement, mais elles avaient toutes un véritable intérêt à ses yeux. Comment pouvait-il douter de sa sincérité ? Quel intérêt aurait-elle à lui poser une question dont la réponse lui serait profondément indifférente ?
Sio ne se reprit que lorsqu'elle l'entendit lui faire la remarque qu'elle pouvait se servir. Effectivement, elle devait passer pour une attardée à force de fixer le plat ou l'assiette de son ami sans se servir elle-même.

- Euh... Oui oui.


La rouquine prit les ustensiles de cuisine et se servit une part raisonnable, alors que son estomac lui hurlait d'en prendre le double.

- Mais, tu sais, ton avis compte pour moi hein. Je veux dire, je te le demanderais pas sinon, je te donnerais juste le mien.


Avec les minutes de silence qui s'enchaînaient, Sio avait l'impression que le repas était déjà terminé. L'atmosphère ne lui avait jamais parue si lourde, et elle ne savait pas vraiment quoi lui dire.

- C'est super bon, tu m'apprendras à fabriquer la recette ?


Elle fronça les sourcils, se rendit compte que le verbe n'était pas vraiment approprié mais ne rectifia pas sa phrase: elle était certaine qu'il avait très bien compris. Et puis, s'il disait oui elle pourrait faire goûter ce plat à sa famille en Irlande, et ce serait vraiment génial.
Après ce court intermède, la discussion ne revint pas naturellement. Il fallut attendre que Sawyer explique qu'il sortirait lui aussi.
La rouquine était enchantée à l'idée qu'il reprenne le kendo: elle se souvenait très bien de la fois où elle l'avait accompagné, et elle avait trouvé ça très intéressant. Cependant, elle ouvrit la bouche pour répondre, entendit qu'il n'avait pas terminé sa phrase, et en profita donc pour mâcher un morceau de pancake et de fruit. Jusqu'à la fin de sa phrase, à propos du réfrigérateur.
Elle se mit à se racler la gorge avec instance, avant de toucher pendant au moins 30 secondes c'est à dire jusqu'à avoir pu se débarrasser d'un aliment avalé de travers. Qu'est-ce que Sawyer avait aujourd'hui ? Siobhán se revit très clairement en train de ranger l'assiette dans le frigo, et se demanda ce que ça pouvait bien lui faire de savoir qu'elle mangeait ou non. Mais déjà il avait embrayé sur autre chose.

- Je sais pas, pour l'instant on a juste prévu un après midi. Je t'enverrai un message pour te prévenir si jamais je manges pas ici, d'accord ?

Mais déjà, l'étudiant était parti vaquer à ses occupations. Décidément, il était bizarre ces temps-ci. L'archère se retrouva toute seule à table, sans vraiment savoir quoi faire. Enlever une partie de son maquillage déjà, non ? Elle retourna à la salle de bain et se regarda dans le miroir pendant de longues minutes. En faisait-elle trop ? Était-ce ce que Sawyer avait voulu lui dire ?
Siobhán se démaquilla entièrement, avant de ne remettre que du fond de teint pour masquer son bleu, un peu de crayon noir, et un rouge à lèvre beaucoup plus discret.
Même si ce n'était pas pour Sawyer qu'elle se maquillait, son avis comptait énormément pour elle. D'ailleurs, elle ne put pas s'empêcher de penser qu'elle préférait finalement que Sawyer la trouve belle que Jackson. Après tout, ils étaient quand même beaucoup plus proches tous les deux.
Après une certaine hésitation, la rouquine alla jusqu'à la porte de la chambre de son ami et propriétaire des lieux. Après une seconde hésitation, elle frappa à la porte, et posa sa main sur la poignée.

- Je peux entrer ?


Elle attendit sa réponse avant d'ouvrir la porte, et comme si le fait d'être autorisée à entrer représentait une véritable liberté à tout point de vue, elle s'assit sur le coin du lit de Sawyer. Elle n'était encore jamais entrée dans sa chambre, et se perdit alors en quelques secondes d'observation de la décoration. Avant de secouer ses cheveux roux et de revenir à ce qu'elle voulait lui dire. Le maquillage.

- Tu trouves ça mieux comme ça ?


Cette fois-ci il n'était pas du tout question de Jackson.

- Je veux dire... Bah je peux pas aller à un rendez-vous avec un bleu énorme sur la tête, ce serait bizarre...


Elle fixa Sawyer, comme souvent lorsqu'elle lui parlait. Elle n'avait pas que ça a lui dire, loin de là.

- Dis... T'es sûr que ton rendez-vous d'hier s'est bien passé ? Je te trouve hyper bizarre aujourd'hui.


Encore une entrée en matière pleine de tact, comme toujours avec Siobhán. Mais bon, elle ne voyait pas l'intérêt de tourner autour du pot: ils étaient amis, et ça leur demandait d'après elle une honnêteté particulière.

- Fin... Je sais que si t'as une copine, on va plus être comme avant. Enfin, j'imagine, quoi, elle doit pas être contente de savoir que j'habite avec toi. Mais c'est pas une raison pour être bizarre ! Si je te dérange, ou si t'as plus envie qu'on parle autant, bah tu me le dis. Ça ira plus vite. Je te connais Sawyer, quand tu pars comme ça c'est qu'il y a quelque chose, comme quand tu voulais pas m'approcher à Levram parce que mon pouvoir te posait des ennuis... Euh... Des problèmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Dim 8 Nov - 16:19

Les mains jointes, tu réfléchis. Tu sais que ton avis a de l’importance pour elle, puisque tu es probablement son ami le plus proche, mais tu n’es pas vraiment à l’aise avec le fait que la fille que tu aimes te demande des conseils pour impressionner un autre homme que toi. Tu avales difficilement en suivant le fil de tes propres pensées, puisque tu as encore du mal avec le verbe ‘’aimer’’, comme si tu n’acceptais pas encore cette situation. Tu n’es même pas certain de savoir ce que c’est, exactement, car tu ne te souviens que de la douleur causée par ta dernière et seule relation. Tu es probablement un peu trop timide, aussi, si bien que le simple fait de penser à ce mot et à ce qu’il représente te met dans tous tes états. Tu es tellement préoccupé que tu n’entends pas Siobhan frapper à ta porte et entrer. Ce n’est que lorsque sa voix parvient à tes oreilles que tu te ressaisis, en espérant qu’elle n’ait pas remarqué ton air préoccupé.

« Ah… Oui, c’est probablement mieux. À cause du bleu. » Tu n’y pensais plus, tellement le maquillage sur son visage était épais au point de bien le cacher. Tu ne tournes pas la tête vers elle et tu te lèves pour aller jusqu’à ton bureau, avec l’intention de classer des papiers qui sont éparpillés. C’est surtout pour avoir une raison de ne pas lui faire face et pour éviter qu’elle puisse voir ton air consterné. Même si tu as l’habitude d’être passif, tu n’es pas toujours bon pour cacher complètement ce que tu ressens. Tu te crispes en entendant parler de rendez-vous et ta voix devient beaucoup plus sèche que tu ne le voulais. « Qui a dit que c’était un rendez-vous? Je suis allé donner quelque chose que j’ai emprunté. » Tu restes silencieux quant au fait que tu es bizarre. C’est probablement vrai vu tes efforts d’être plus distant, mais encore plus depuis que tu as pris conscience des sentiments envers elle qui sont beaucoup plus profonds que tu ne le pensais.

« ‘’Comme avant’’, qu’est-ce que tu veux dire? Puis, c’est la même chose pour toi. Je n’ai pas l’intention d’être avec quelqu’un, mais il semblerait que ce soit différent pour toi. » Tu restes silencieux un instant, la gorge nouée. Évidemment, si elle finit par sortir avec ce Jackson, tu ne feras pas long feu. Tu veux bien tenter les techniques de Kegan, mais tu doutes de plus en plus de celles-ci. Si Siobhan est intéressée par quelqu’un, il n’y a rien que tu puisses faire si ce n’est que te protéger pour éviter le plus de souffrance possible. Tu baisses un peu la voix en rangeant le reste des papiers, et tu baisses la tête. Tu dois te racler la gorge une fois et tu as conscience que ça ne doit pas te donner l’air d’être convaincu par tes propres paroles. « Malheureusement… À Levram, j’avais une raison claire et légitime. Mais pas maintenant. » Tu te doutes que même si tu laisses des ouvertures, Siobhan ne les comprendra peut-être pas, mais tu as quand même un peu trop parlé. « Je dois me changer, tu peux me laisser s’il-te-plaît? Passe une bonne journée. » Tu restes là, le dos tourné, à attendre d’entendre la porte se refermer. Tu dois faire ton possible pour reprendre une expression faciale qui soit neutre, et non pas tordue par la tristesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Dim 8 Nov - 16:58

Sio l'écouta, tout en le regardant ranger ses trucs. C'était donc si compliqué pour lui de se poser et d'avoir une vraie discussion ? Il ne pouvait donc pas juste l'écouter et lui répondre. Sawyer avait toujours cherché la fuite quand elle lui posait des questions, et ça ne changeait vraiment pas. La rouquine, lorsqu'il lui demanda de se lever et de le laisser tranquille, se leva d'un bond. Il était hors de question qu'elle sorte d'ici avant d'avoir eu une réponse.

-Il va falloir arrêter de me prendre pour une idiote, Sawyer Davis. Môsieur Sawyer pense qu'il va me faire croire qu'il passe régulièrement sa soirée chez des filles, hein ? Depuis le temps que je te connais ! Tu te rappelles la première fois que je suis venue manger un truc avec toi ? Bah ça se voyait tout de suite que tu passais pas ta soirée chez des dames, et je te signalerai qu'à moins que tu m'ai menti tout ce temps, ça faisait pas partie de tes habitudes depuis. Je te signalerai aussi que j'ai pas « l'intention » d'être avec quelqu'un, j'ai juste accepté de sortir voir quelqu'un cet après-midi.Et si ça te dérange t'as qu'à m'inviter toi même ! J'ose imaginer que tu m'as pas laissée toute seule ici, le premier soir que je passais là, juste pour une babiole, et que t'es au moins allé faire un truc important pour toi ! D'ailleurs, hier tu disais que t'allais récupérer un truc à toi, et ce matin tu dis que t'es allé emprunter un truc. Alors arrête de mentir Sawyer ! Moi, je croyais que j'étais ton amie, qu'on pouvait discuter tranquillement et se dire des trucs. Je t'ai tout raconté, moi. Absolument tout.

Siobhán en avait presque les larmes aux yeux. Sa famille était bien loin, son meilleur ami semblait s'éloigner d'elle à toute allure, et elle s'était brouillée avec son collègue. Il ne lui restait plus qu'Aslinn, avec qui elle pourrait avoir un semblant de conversation, et ce n'était qu'un chat. Elle n'avait plus qu'un chat à qui se confier, visiblement.

- Vas-y. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est quoi ta raison pas claire ? Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Qu'est-ce que j'ai encore dit ? Maintenant que tu peux plus partir, tu veux que ce soit moi qui parte ! C'est pas si facile, Sawyer. Moi mes amis, je les laisse pas les tomber. Je fais pas la morte pendant deux semaines en espérant qu'ils aient oublié mon existence ! Alors ouais, excuse moi d'être heureuse quand quelqu'un a envie d'être avec moi, parce que ces temps-ci, ça a pas l'air d'être ton cas ! A part Jackson, j'ai pas vraiment de gens avec qui discuter en ce moment. Je te rappelle qu'il y a un océan entre ma famille et moi, que mon meilleur ami, bah c'est sensé être toi, et que personnellement j'ai renoncé à attendre une réponse de la part d'Aslinn. Alors t'as intérêt à être plus clair, parce que je préfère encore aller vivre sous un pont qu'avec un menteur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Dim 8 Nov - 18:13

Tu tournes un peu la tête pour voir si elle est partie, mais elle est maintenant debout et te fixe. Tu ne la vois pas clairement, puisqu’elle est dans ton angle mort, mais tu n’as pas vraiment envie de la regarder non plus. Tu arrives assez bien à imaginer son expression faciale pour savoir que tu n’as pas envie de la voir. Tu sens ton cœur se serrer dans ta poitrine, en même temps de se mettre à battre plus fort. Tu sais que ça n’augure rien de bon. Tu pinces les lèvres pour te retenir de dire quoi que ce soit. Tu sais qu’elle a raison et puis en plus, tu avais totalement oublié de t’assurer de te souvenir de l’excuse que tu as utilisée hier soir. Voilà que tu t’es fait prendre la main dans le sac avec tes mensonges. Tu aimerais pouvoir lui dire que tu voudrais bien l’inviter, mais que ce ne serais rien de plus qu’une autre de vos nombreuses sorties. Que tu sais très bien que ça ne représenterais rien de plus qu’une activité amicale, comme toutes les autres, et que tu sais qu’elle ne prendrait pas de mesures nécessaires pour tenter de te plaire. Parce que ce n’est pas son but.

Tu sais qu’elle a raison même si elle se trompe. Effectivement, ce n’est pas dans tes habitudes d’aller voir des filles et même si elle sait que tu as mentis, elle ne sait pas que toute cette histoire n’était qu’une excuse pour tenter de la rendre jalouse. Tu te sens coupable de l’avoir laissée seule, et d’avoir agis comme un parfait imbécile avec elle simplement dans l’espoir de la faire réagir. D’un sens, tu constates que ça a effectivement fonctionné, et tu te demandes un instant si elle ne serait pas jalouse vu ce qu’elle vient de dire. Mais si c’était le cas, pourquoi aurait-elle accepté d’aller à un rendez-vous avec cet imbécile de mécano? Finalement, Siobhan te donne un autre coup directement là où ça fait mal. Depuis le début, tu n’as jamais été honnête avec elle. Tu t’es enfui pour ne pas lui dire que son pouvoir te faisait sentir mal. Tu n’as jamais vraiment dit le fond de ta pensée. Tu ne lui as rien dis de ta famille, et pratiquement rien sur toi. Et voilà que tu mens, encore une fois, pour cacher les sentiments que tu ressens face à elle.

Tes mains se serrent et tu écrase le papier que tu tiens toujours, la tête baissée vers le bureau. Tu sens que tu vas craquer. Au fond, tu en as assez de toujours mentir, de toujours t’enfuir et de toujours te cacher. Siobhan ne te laisse pas placer un mot mais de toute façon, tu n’es même pas certain que tu arriverais à dire quoi que ce soit. Tes émotions sont confuses. Tu ressens de la colère, de la peine, de l’embarras. Tu sens que tes yeux deviennent humides, mais tu ne saurais trop dire pourquoi. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te crache tout ça au visage, même si tu sais que tu l’as mérité. Et pourtant, ça te blesse beaucoup plus que tu ne le pensais. Tu finis par te retourner, les yeux vitreux. « C’est… » Les mots meurent dans ta gorge. Qu’est-ce que tu pourrais bien dire, de toute façon? « Tu as raison. Je suis un menteur, et je ne suis pas honnête depuis le début. Tu n’as pas hésité à tout me dire, alors que je ne t’ai rien dit. C’est moi que je laisse tomber, je pense. J’essaie… de me protéger. Est-ce que c’est mal? Je suppose que oui. C’était important, hier. Mais c’est vrai, j’ai mentis sur les motifs. Je dis toujours autre chose, pour détourner l’attention de sur ce que je pense ou ressens vraiment. Mais ce n’est pas pour blesser. C’est parce que j’ai peur d’avoir mal. La vérité, c’est que… » Tu allais finalement lui dire. Tu avais réellement l’intention de lui dire que tu as peur de perdre ceux que tu aimes et que vu tes agissements, elle entre désormais dans cette catégorie. Tu allais lui dire que tu l’aimes un peu trop, maintenant, au point ou ton premier réflexe est de la repousser pour te protéger avant qu’elle ne le fasse elle-même. Tu allais tout lui dire, pour te libérer de ces choses que tu gardes pour toi depuis des années, mais la sonnette t’a interrompu. Tu sais ce que ça veut dire.

Apparemment, Jackson est déjà arrivé. Cette simple perspective te referme aussitôt, et tu détournes les yeux en les sentant sur le point de se déverser. « Ton rendez-vous est arrivé. J’espère que tu vas bien t’amuser. » Pour une fois, tes paroles n’étaient pas cinglantes ou pleines de reproches. Sans attendre une réponse, tu saisis ton sac de sport et tu passes près de Siobhan en évitant son regard pour sortir de la pièce. Tu t’essuies les yeux en chemin, enfile tes chaussures et tu ouvres la porte. C’est un Jackson un peu surpris qui t’attends. « Tiens, si c’est pas Sawyer! Sio est là? Je savais pas que vous habitiez ensembles! Vous avec un lien de parenté? En tout cas, t’es visiblement pas blanc toi mais ça pourrais être possible quand même… » Tu le regarde, le regard vide, attendant qu’il se pousse du chemin, sans répondre à sa remarque qui pourrait limite être un peu raciste. Il jette un coup d’œil sur ton sac de sport. « T’allais t’entraîner? Ah ouais c’est vrai, pour sauver le monde si jamais une guerre éclate hein! Je veux pas t’offenser mais t’as pas trop l’air de ça, j’ai trois fois plus de muscles en m’occupant de bagnoles, va falloir travailler un peu plus fort! » Il s’avance pour te donner une tape dans le dos. Il est visiblement en train de se moquer de toi et d’ordinaire, malgré tous ces muscles qu’il exhibe fièrement, tu serais amplement capable de le mettre par terre, mais tu ne te donne pas cette peine. De toute façon, tu te doutes que ça se retournerais contre toi. Il te fixe avec un sourire arrogant. « Oh bah dis-donc, on fais que s’amuser ici hein, pas la peine de pleurer pour ça mon petit Sawyer! » Cette fois, tu saisis son avant-bras fermement pour qu’il retire sa main de ton épaule et tu vois l’espace d’un instant la surprise sur son visage et sa tentative de conserver son sourire malgré ta poigne qui arrive à faire fléchir ses genoux. « Je vous souhaite une bonne journée. Et si tu fais quelque chose, je n’attendrai pas une guerre pour t’éclater. » Sans un mot de plus, tu quittes d’un pas rapide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Lun 9 Nov - 15:25

Instantanément après avoir terminé son petit monologue, Siobhán regrettait d'avoir parlé ainsi. Sawyer était son ami, et même si elle pensait qu'il dépassait largement les bornes ces temps-ci il ne méritait certainement pas un tel flot de paroles désagréables. Lorsqu'il se retourna, il avait les yeux aussi brillants que s'il allait pleurer, et la rouquine se tortilla les mains en cherchant d'ores et déjà une manière de se faire pardonner. L'étudiant méritait bien sûr qu'elle se montre franche, mais elle devrait peut-être faire plus attention la prochaine fois.
Tout ce qu'il lui dit la faisait réfléchir. Il avait besoin de se protéger ? Peur d'avoir mal ? Mais où voulait-il en venir ? Sio ne comprenait pas véritablement le sens de ces paroles. Ça ne faisait que lui donner envie de se répandre en plates excuses pour ce qu'elle avait dit, de prendre Sawyer dans ses bras et de repartir à zéro. Mais, d'un autre côté, cela signifierait revenir à cet état où il se montrait si bizarre.... Ce qui ne l'enchantait pas non plus.
En entendant le mot « vérité », elle dressa l'oreille, prête à boire ses paroles... Jusqu'à ce que ça sonne. Siobhán maudit intérieurement Jackson et regretta presque d'avoir accepté son invitation. Elle resta pantoise en le regardant quitter la pièce, ne cherchant même pas à le retenir. Elle non plus, elle n'aurait pas aimé être interrompue de la sorte. Surtout qu'elle avait cru comprendre qu'il n'appréciait pas beaucoup leur sauveur mécanicien.
Après avoir jeté un rapide coup d’œil dans le premier miroir sur son chemin et attrapé au vol son portefeuille, elle descendit les escaliers pour finalement atteindre la porte après que Sawyer fut déjà sorti.

-Salut Jackson !


Elle lui fit un grand sourire, espérant que son maquillage tiendrait assez pour masquer son bleu tout l'après-midi et que le tout plairait à Jackson. Elle n'avait aucune intention particulière quant à leur possible relation, mais c'était tout de même un rendez-vous et elle avait tout de même l'envie de plaire, au fond.

-Tu vas bien ?


Sio pencha la tête pour apercevoir Sawyer s'éloigner, certainement en direction de son entraînement de kendo. Il avait raison, le sport ça faisait toujours du bien quand on avait des problèmes. Ça avait été une échappatoire pour elle lorsqu'elle était plus jeune. Son regard revint alors à Jackson, à qui elle sourit toujours, avant de refermer la porte derrière elle et de sortir complètement.

-Où-est-ce qu'on va alors ?


Ça lui importait peu, finalement, mais ça piquait quand même un peu sa curiosité. Peut-être que Jackson avait prévu quelque chose, ou peut-être qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où ils pouvaient aller mais c'était égal au final. Sortir et voir du monde faisait plaisir à la rouquine peu importe le lieu, et elle se disait que c'était sans doute pour ça que Sawyer était sorti lui aussi la veille au soir. Voilà qui lui permettait de trouver une excuse plus plaisante à l'idée qu'il soit allé retrouver une autre fille. Siobhán n'avait aucune envie de l'imaginer retrouver une autre fille pour l'unique plaisir de sa compagnie, encore plus vu son attitude distante avec elle ces temps-ci. La discussion qu'ils avaient eue n'avait pas véritablement levé le voile sur ce qui se passait réellement et elle se promit que leur petite conversation n'allait certainement pas rester sans une explication digne de ce nom.
Elle prit son portable, tapa avec lenteur un « Passe une bonne journée Smile  » à destination de Sawyer, en espérant lui remonter un peu le moral. Elle avait bien vu dans quel état elle l'avait mis à lui hurler dessus comme ça. Enfin, Jackson allait certainement l'aider à se changer les idées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mar 10 Nov - 20:56

< JACKSON >

Bon débarras! Je me demande quand même comment ça se fait qu’ils habitent ensembles, ces deux-là. En tout cas, une chose est sûre, ils ne sortent pas ensembles. Sinon, la fille n’aurait pas accepté ce rencart avec moi. L’autre gamin est super jaloux, ça crève les yeux. Mais c’est lui qui est pas mal aveugle s’il pense pouvoir se choper une femme comme elle. En plus il doit avoir quoi, dix ans de moins que moi au moins? Il a quoi à lui offrir, je me demande, mais ça doit pas être grand-chose. De toute façon, je dis ça, mais je n’ai pas l’intention de faire d’elle ma femme. Je ne sais même pas comment écrire son nom, et j’avais autre chose à penser que de mémoriser comment le faire, il est trop bizarre pour moi. Après avoir eu ce que je veux, son nom m’importera peu, de toute façon. Par contre, pour être honnête, il a de la poigne l’autre. Mais c’est juste que ça m’a pris par surprise. Je suis beaucoup plus fort que lui, c’est une mauviette à côté de moi.

« Hey Sio! Ça va et toi? » Je regarde derrière en même temps qu’elle, alors qu’elle regarde l’autre partir. Je vais devoir changer mes plans et la ramener chez moi ce soir parce que sinon, on a de fortes chances de tomber sur monsieur le petit chien de garde si on revient ici. Je le pointe par-dessus mon épaule. « Lui en tout cas, il a pas l’air! J’ai fait qu’une petite blague et on dirait qu’il allait se mettre à pleurer, il est susceptible! Bah maintenant que j’y pense, il avait déjà l’air de pleurer avant mais bon, en tout cas. J’espère que ça va aller. » Je joue l’innocent avec des bonnes intentions mais en fait, je m’en fiche. C’est la preuve qu’il n’est pas un vrai homme s’il pleure comme ça devant tout le monde et si je peux le diminuer subtilement face à la fille, tant mieux.

« Eh bien, je veux pas non plus gâcher les plans de la journée mais comme on s’est rencontrés hier, je savais pas trop qu’est-ce qui te plairait… » C’est vrai, mais j’ai généralement des endroits de prédilections qui ont prouvés être assez effectifs avec les femmes. Et surtout, je n’ai jamais fait l’erreur d’essayer de sortir avec une des employées. Vous imaginez si je me pointais là avec une autre fille et qu’elle se décidait de faire une scène en disant qu’elle est déjà la cinquième? « Ça te dirait d’aller à la patinoire? Sinon, on peut aller ailleurs. C’est juste que, tu peux m’interrompre si je me trompe, t’as l’air d’une fille assez athlétique alors je me suis dit qu’aller faire un sport ou on pourrait quand même parler, ce serais pas mal. » Et aussi, peut-être qu’elle ne sait pas comment patiner. Ce serait encore mieux, car je pourrais lui montrer comment faire. Puis si ce n’est pas le cas, je trouverai bien autre chose. Elle a déjà l’air super intéressée de toute façon, mais c’est normal.

Je prends place dans ma voiture, que j’ai retapée moi-même. J’en suis pas mal fier d’ailleurs. « Je te présente ma fierté personnelle! J’ai bossé comme un fou sur cette bagnole, même que j’ai gagné des prix. J’ai déjà fait des courses avec, mais je voulais pas trop l’abîmer… J’ai eu des gens qui voulaient me recruter pour de la course professionnelle mais bah, pas trop mon truc. » En fait, je n’ai jamais mis les pieds sur une piste de course et j’ai gagné un seul prix. Mais ça, elle ne le sait pas et de toute façon, après être passé dans mon lit, ce que j’ai dit n’importera plus. J’allume la radio, pas trop fort quand même, et nous sommes partis. « Qu’est-ce que t’écoute comme genre de musique? Moi, pas mal n’importe quoi, mais j’ai du mal avec le country et ce genre de truc... Oh ouais j’ai prévu aller manger un truc aussi, y’a quelques restos pas très loin, tu choisiras ce que tu veux. » J’arrive à l’arrêt un peu trop vite, et je pèse rapidement sur les freins. « Haha oups désolé pour ça, je l’avais pas vu! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mer 11 Nov - 9:11

Siobhán fronça les sourcils en entendant Jackson parler de Sawyer. Il était bien gentil de s'inquiéter pour lui, mais elle doutait qu'il puisse faire grand chose. La rouquine avait presque envie de le remercier d'avoir tenté de faire rire son ami, mais elle n'osait rien dire puisqu'elle n'avait pas eu connaissance de la blague.
En tout cas, Jackson avait l'air plutôt bien inspiré quant à leur sortie. Sio lui fit un énorme sourire en l'entendant prononcer le mot « patinoire ». Elle n'avait jamais eu l'occasion d'y aller, ses parents ne se voyant pas vraiment emmener cinq enfants mutants dans une patinoire. En plus, comme Jackson en avait si bien fait la remarque, elle aimait beaucoup le sport. Cet après-midi apparaissait de plus en plus sympathique à la rouquine, qui était déjà totalement passée à autre chose que sa conversation récente avec Sawyer.

-Oh, je suis sûre que ça va être génial ! En plus, je suis jamais allée à la patinoire. T'y vas souvent toi ? C'est loin d'ici ?


Sans lui accorder plus d'attention, Jacks était monté dans sa voiture. La rouquine était moyennement convaincue par l'apparence du véhicule, qui sortait assez de l'ordinaire. Mais bon, son camarade de sortie semblait tellement fier que pour une fois elle ne dit rien : s'ils devenaient vraiment amis elle aurait tout le temps de lui faire part de son goût plus ou moins absent pour sa voiture.

-C'est bizarre que ce soit pas ton truc ! Je pensais que t'aimerais bien ça ! Personnellement je fais du tir à l'arc, c'est cool aussi mais ça va moins vite.


Elle ne put pas s'empêcher d'esquisser un sourire encore plus grand, sachant pertinemment qu'à moins que Jackson soit lui aussi un mutant il n'avait aucune chance d'être plus rapide qu'elle. Il avait néanmoins allumé la radio sans qu'elle ne le remarque vraiment, jusqu'au moment où il lui demanda ce qu'elle aimait comme musique. Question assez difficile pour Siobhán, qui n'y avait pas réfléchi.

-Bah... J'écoute un peu de tout. J'aime bien quand ça bouge, genre du rock tu vois ? Ou la musique irlandaise aussi. Et j'aime bien la musique classique un peu, ma mère en joue beaucoup.

La mère de Sio travaillait dans un orchestre depuis de longues années, et il était vrai qu'elle avait été bercée par ce genre de musique quand elle était petite. Cela lui forgeait une culture assez inattendue à ce niveau, comme quoi on ne pouvait pas tout ignorer non plus. Elle n'avait pas pour autant oublié la fin de la phrase, à savoir la proposition de Jackson pour aller manger ensemble un peu plus tard. Très gentille attention.

-C'est comme tu veux, je suis pas très difficile niveau nourriture j'aime à peu près tout. Et toi, t'aimes manger quoi ? Peut-être...


Sa phrase fut coupée par le freinage brutal de Jackson, qui n'avait visiblement pas prévu de s'arrêter de sitôt. Même si cela pouvait montrer qu'il était vraiment très intéressé par leur conversation, ça faisait surtout penser à ce qu'il disait plus tôt. Quel conducteur exceptionnel, ayant retapé lui-même sa voiture et gagné plusieurs prix, et étant pressenti pour devenir le nouveau Sébastien Loeb, pouvait louper un arrêt pareil. Elle avait plus confiance en Sawyer qu'en Jackson, et encore plus au niveau conduite.

-T'inquiète pas, ça arrive à tout le monde ! Mais quand même, j'espère que ça t'arrivais pas sur les circuits, ça aurait pu être dangereux...


Elle n'avait aucune volonté de le blesser ou de remettre en cause ce qu'il lui avait dit, par contre elle pensait très sérieusement que sa conduite était dangereuse et peu crédible venant d'un grand champion. A voir.
-Encore merci pour hier hein, je sais pas ce qu'on aurait fait sans toi ! La mécanique c'est pas trop mon truc j'y connais pas grand chose. Si je peux te rendre un service en échange hésite pas surtout !

Sio commençait à se demander comment allait se passer ce rendez-vous. Jackson était plutôt sympa, mais elle se rendait compte qu'elle n'avait pas tant de choses à lui dire que ça, elle qui pourtant se montrait toujours très bavarde. Elle aimerait bien lui parler d'autre chose que de la veille, mais elle avait un peu peur de passer pour une idiote, ou ne pensait pas avoir de véritables points communs avec lui – sauf sur l'Irlande d'après ce qu'il lui avait dit. Ah, voilà de quoi parler !

- Et donc... C'est quand la dernière fois que t'es allé en Irlande ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Jeu 12 Nov - 2:07

Tu as reçu le message texte de Siobhan, mais tu n’as pas répondu. De toute façon, tu n’as pas grand-chose à dire. Elle t’a clairement vu prendre la poudre d’escampette les yeux remplis de larmes et en plus, tu t’es complètement humilié devant cet imbécile de tête enflée avec qui elle est probablement en ce moment. Tu te demandes s’il lui a dit que tu te retenais de pleurer et honnêtement, tu ne serais pas surpris. Vu comment il t’a lancé un sourire victorieux lorsqu’elle l’a pris dans ses bras la veille, tu songes que ce serais bien son genre d’aller raconter ça et même d’en beurrer un peu plus épais pour te faire mal paraître. Tu t’essuies les yeux en marchant vers l’entrée du métro et en tentant d’ignorer les regards qui se posent sur toi. Dire que tu allais finalement être honnête et qu’il fallait que tu te fasses interrompre de la sorte. Tu ne sais pas quand tu vas retrouver le courage pour te déclarer et dire ce que tu voulais, mais ça ne risque pas d’être aujourd’hui.

< JACKSON >

Elle parle un peu trop à mon goût, la rouquine. Je me demande si elle est aussi bavarde au lit. Pas que ça me déplaise mais je n’aime pas trop le genre de fille qui arrive pas à se la fermer et qui continue d’avoir une conversation avec elle-même durant. Je replace une mèche de cheveux après l’arrêt un peu forcé, en faisant de mon mieux pour avoir l’air parfaitement en contrôle. « Excuse-moi, je dois avouer que tu es assez resplendissante alors j’ai manqué d’attention un instant. Mais ne t’en fais pas, je sais conduire hein. Et c’est un peu comme un metteur en scène hein, il aime diriger et tout, mais être devant la caméra, c’est loin d’être pareil. Même chose pour moi avec les voitures, je bosse dessus et j’aime les conduire, mais pas nécessairement pour de la compétition. » Au moins, tout ce que je dis n’est pas seulement du baratin. J’enfile mes lunettes de soleil et je me concentre sur la route. Elle pose vraiment, beaucoup de questions. Un peu trop.

« J’aime la viande. Un homme, un vrai, ça doit manger des protéines pour avoir de l’énergie et de la force! » J’espère qu’elle n’est pas végétarienne. Si oui, bien je trouverai un truc pour me rattraper, c’est tout. Je lui lance un regard du coin de l’œil. Un service, hein? Je sais déjà ce que je veux, et je n’aurai probablement pas à demander pour l’avoir d’ici la fin de la soirée. Je lui fais un grand sourire. « Pas de problème voyons, ce serais du gaspillage et en plus, laisser quelqu’un sur le bord du chemin alors que je peux réparer ça facilement, ça ne serais pas gentil de ma part! » J’ai hâte d’arriver à la patinoire pour me sauver un peu de cette espèce d’interrogatoire. Voilà qu’elle me pose des questions sur l’Irlande. Mais vous savez, je ne me lance jamais dans quelque chose sans m’y être préparé et j’ai fait mes études hier soir, justement au cas où elle me poserait des questions. « En Irlande? Ça fait quand même un moment, j’ai été pas mal occupé tu vois, on demande mes services un peu partout… » En fait, j’ai du mal à trouver et conserver un boulot mais ça, on s’en fiche. « Des bons mécaniciens, on en trouve pas partout hein, alors je suis souvent en demande. Sinon je vais à Newbridge, tu connais? » Je me suis concentré sur une ville avec un nom que je suis capable de prononcer.

Finalement, je vois la patinoire. Il était temps. Je stationne la voiture et je descends, sans ouvrir la porte. Certaines femmes aiment ça, mais cette fille-là ne dégage pas l’espèce d’aura de demoiselle sophistiquée qui s’attends à ce qu’on lui ouvre la portière et qu’on l’aide à descendre. Une fois à l’intérieur, je paye évidemment nos entrées et je remarque qu’il y a plein de gamins avec leurs parents. Super. Je déteste les enfants, ils passent leur temps à se mettre dans le chemin, à parler trop fort et s’ils te foncent dessus et tombent, ils se mettent à geindre et à dire que c’est de ta faute. Mais je fais comme si de rien était et je prends les patins à ma taille avant de commencer à les enfiler. « Ah attends, tu m’as dit que tu n’es jamais allée à la patinoire hein, il faut s’assurer que les patins soient bien ajustés sinon tu pourrais te casser quelque chose… » Je m’accroupis devant elle en lui faisant signe de me tendre son pied, et je commence à tirer sur les lacets pour que le tout sois solide. C’est super si elle n’a jamais fait de patin, et c’est totalement dans mes plans. Elle va pouvoir se concentrer à garder son équilibre et à me suivre plutôt qu’à parler sans arrêt. Je veux dire, son accent a quelque chose de sexy mais elle parle tellement que j’ai du mal à suivre le fil de ses pensées. « Attends-moi une seconde, je dois aller poser une question au type là-bas. » C’est plutôt mon téléphone que je prends dans mes mains, et je prends subtilement une photo d’elle avec les patins dans les pieds alors qu’elle sourit. Inutile de dire à qui j’ai l’intention de l’envoyer. J’ajoute un petit message à la photo : En tout cas, elle n’est pas perturbée, tu vas devoir trouver une autre raison pour m’éclater! xP xP xP . Je retourne ensuite voir la rousse, un grand sourire sur les lèvres. « Tu es prête? Je te passe mon bras ou tu peux tenir debout toute seule? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Jeu 12 Nov - 16:03

Sio ne put pas s'empêcher de rire. Jackson était tellement drôle ! A la trouver resplendissante, à lui parler des vrais hommes qui mangeaient de la viande... Bon, il y avait un mot qu'elle n'avait pas compris un peu avant qu'il lui parle de caméra, mais ça n'allait sans doute pas révolutionner sa vie, et de toute façon il était passé à autre chose.
La mention de Newbridge la fit sourire cependant, et elle n'eut pas à se forcer pour répondre. Siobhán, d'une manière générale, n'avait jamais vraiment à se forcer pour bavarder.

-J'ai une tante qui habite là bas !


Il devrait s'estimer heureux d'avoir échappé à tout l'arbre généalogique, mais ça tenait surtout au fait que la patinoire approchait et que Sio avait vraiment hâte. Elle n'avait pas l'habitude de ces activités, et Sawyer ne lui avait jamais proposé de faire ce genre de choses. Quoique si, il l'avait invitée à son cours de kendo et ça avait été un moment agréable, mais ce n'était pas tout à fait pareil. La voiture s'arrêta rapidement, et la rouquine en descendit sans se poser de questions, prête à suivre Jackson à l'intérieur du bâtiment.

-Ça va être vraiment super je suis sûre !


En parfait gentleman -du moins Sio imaginait que ça devait ressembler à ça, un gentleman – il paya leurs deux entrées. Il suffisait alors d'enfiler les patins à glace et ils pourraient s'amuser. Il ne fallut pas longtemps à notre jeune demoiselle pour se munir de la paire tant convoitée, et elle commença à les enfiler non loin de son camarade Jackson. Alors que Siobhán tirait sur les lacets pour essayer de bien serrer tout ça, elle aperçut le blond accroupi en face d'elle en train de lui faire signe. Elle lui lança un regard bizarre, parce qu'elle ne s'y attendait pas du tout, et aurait bien aimé finir de serrer tout ça toute seule. Elle était quand même bien capable de chausser ses patins toute seule ! Mais elle se souvenait de la réaction de Sawyer quand elle lui avait fait la remarque qu'elle pouvait se débrouiller toute seule, et préféra donc garder le silence.

-Merci c'est gentil, mais t'en fais pas j'ai l'habitude de tomber je devrais pas me casser grand chose !

Elle espéra un moment qu'il ne fasse aucun rapport avec son énorme bleu de la veille qui avait mystérieusement disparu. Quoique, ça éviterait qu'elle doive raconter un mensonge elle-même s'il s'en rendait compte. En tout cas, il n'avait pas l'air plus perturbé que ça, et se contenta de lui dire qu'il avait une question à poser à quelqu'un. Évidemment, curieuse comme elle l'était, Sio le suivit du regard. Et évidemment, elle ne le vit pas parler avec qui que ce soit. La rouquine qui avait gardé un grand sourire aux lèvres fronça les sourcils, loin de s'imaginer ce qui venait de se produire de son côté. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien faire, s'il n'allait parler à personne ? Voilà qui piquait sérieusement sa curiosité. Néanmoins, Jackson lui faisait un énorme sourire, et pour le moment a suffisait à la faire sourire elle aussi.
Avant même d'avoir répondu quoi que ce soit, Siobhán attrapa la main de son blondinet préféré et l'entraîna avec elle sur la glace.

-Je sais pas, faut voir ! Si ça ressemble aux rollers je devrais m'en sortir je pense, j'en faisais beaucoup avant.


Mais puisqu'elle était très tactile, ça ne la gênait pas vraiment de garder la main de son acolyte dans la sienne. Ses premiers pas étaient plutôt hésitants, et probablement aussi sexy qu'un éléphant en tutu, mais elle prit vite un semblant d'assurance qui lui permit de ne pas tomber tout de suite.

-Alors comme ça, t'allais à Newbridge ? J'y suis allée qu'une fois, je m'en souviens pas trop. T'es déjà allé à Little Skellig ?

C'était une toute petite près d'où vivait la rouquine, où généralement personne ne restait, mais près de laquelle on passait souvent lors des ballades en mer, et où on pouvait voir de nombreux animaux et une vue juste magnifique. C'était à environ 300km de Newbridge, mais il ne fallait pas toujours chercher de logique apparente dans la discussion de l'archère. Elle avait simplement pensé à ce qu'elle considérait comme un des plus beaux endroits de son pays, et duquel elle pourrait parler. Siobhán lança un regard tout à fait joyeux en direction de Jackson, lorsque son pied droit dérapa sur la glace et qu'elle se raccrocha à lui pour ne pas tomber.

-C'est plus dur que ça en a l'air ce truc ! Désolée.

Elle regarda un peu partout autour d'elle, notamment les enfants en train de patiner à toute vitesse. Et évidemment ça lui donna une idée magnifique.... Quoi que Jackson n'allait peut-être pas apprécier.

-On fait la course ?


Sio n'était vraiment pas du genre à craindre une chute : il fallait un minimum d'action pour la garder intéressée par une quelconque activité. Sawyer avait dû le comprendre depuis longtemps, puisqu'ils avaient surtout eu des sorties mouvementées, et maintenant c'était le tour de Jackson. La rouquine évita de justesse une petite fille brune qui avait failli tomber juste sur son patin. Cet endroit était vraiment le lui de tous les dangers !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mar 24 Nov - 23:56

Elle est assez tactile cette fille, j’aime bien ça. Elles sont toujours plus faciles d’approche, les filles comme elles, parce qu’elles sont généralement moins prudes. Ça m’arrive d’avoir envie de chasser un peu plus longtemps, mais je vais avouer que je commence à être un peu impatient. Ça fait trop longtemps depuis que j’ai eu une petite aventure, parce que j’ai été occupé. Et on ne sait jamais, peut-être qu’elle va accepter de continuer ça sans nécessairement être en relation! J’ai rencontré certaines femmes qui étaient ouvertes à l’idée mais malheureusement, elles n’étaient pas terribles au lit alors j’ai refusé. Je la laisse passer devant pour lui faire croire qu’elle mène la partie, et je rigole un peu. « Comme des rollers? Pas trop, les rollers sont plus stables, mais la surface beaucoup moins lisse que la glace! Ça dépend des gens. » Personnellement, je me débrouille autant avec l’un qu’avec l’autre. J’ai eu assez de pratique.
Je tiens sa main alors qu’elle met un pied sur la patinoire, assez satisfait. « Newbridge, ouais. » Par contre, elle vient de me poser une colle. C’est quoi l’autre endroit? Je ne suis même pas certain d’avoir entendu le nom correctement. « Ah! Ouais, bien sûr, c’est près de la forêt hein… » J’ai dit ça au hasard. J’ai vu beaucoup de forêt sur Google Image, alors j’ai quelques chances. J’aurais pu dire non, mais bon, c’est trop tard. Heureusement, le sujet change rapidement de direction alors que son pied glisse de travers. Évidemment, je la rattrape aussitôt. Je suis tellement solide que je ne flanche même pas un instant, et je l’aide à se remettre correctement debout. « Tu dois un peu plier les genoux là, comme ça, tu vas être plus stable. » La position fait vraiment pitié, quoiqu’elle permette de reluquer un peu le derrière des demoiselles, donc ce n’est pas si mal.

Je me retiens de soupirer en entendant sa proposition. Elle est définitivement spéciale celle-là, proposer de faire une course alors qu’il y a des morveux partout et qu’elle vient pratiquement de se casser la gueule parce qu’elle a du mal à tenir correctement sur ses patins. En plus, y’a cette gamine qui vient de se mettre dans le chemin. Mais je me force quand même à sourire, parce que je dois marquer des points. Je lui pointe un coin de la patinoire qui n’est pas trop occupé par des démons sur patin. « Ouais okay, sauf qu’on va pas exagérer non plus, il faut éviter de blesser quelqu’un avec tous ces m… petits enfants partout. Le premier qui se rend au bout, ça te va? » Je me mets en position. Je suis en train de penser, est-ce que je devrais la laisser gagner, ou pas. Honnêtement, ça aurait l’air bizarre qu’elle gagne alors que je suis clairement plus expérimenté. Je suppose que je vais gagner dans ce cas! Tant mieux pour moi, je déteste perdre.

« 3…2…1… C’est parti! » Je m’élance au moment où la patinoire se libère devant. Je ne porte même plus attention à la rousse. De toute façon, je sais déjà qu’elle est derrière. Tout ce que j’ai en tête, c’est me rendre au bout en premier. J’y arrive d’ailleurs rapidement, en même temps qu’une gamine aux cheveux bruns qui décide de ne pas regarder où elle s’en va et qui me fonce dans les jambes. L’impact me fait perdre pied un peu, alors qu’elle s’écrase sur le derrière. Elle se met automatiquement à pleurer et je me penche vers elle en marmonnant. « Dégage du chemin, tes parents t’ont pas appris à regarder où tu vas?! » Elle pleure encore plus et je vois la rousse qui arrive dans mon champ de vision. Je prends la fille pour la relever et replacer son manteau. « Allons allons, plus de peur que de mal hein! Il faut faire attention, ça peut être dangereux! » J’ai haussé le ton pour être certain que mon rencard d’aujourd’hui m’entende. La gamine s’essuie les yeux et tire la langue. « J’vais le dire à ma mère! » Je déteste les enfants et j’en ai déjà marre de cet endroit alors qu’on vient à peine d’arriver. J’espère qu’elle apprécie tout le travail.

< SAWYER >

Tu es toujours de mauvaise humeur mais au moins, tu as arrêté de pleurer. Tu ne comprends pas pourquoi les gens te jetaient autant de regards en biais, comme si tu n’avais pas le droit d’être blessé par quelque chose ou de pleurer. Tu avais envie de leur crier de regarder ailleurs si ça les rendais si mal à l’aise, et que les hommes ont autant le droit que les femmes d’exprimer tes émotions. Tu soupires en réalisant que tu réagis vraiment comme une adolescente. Le trajet en métro n’est pas trop long, mais une vingtaine de minutes au moins s’écoulent entre le moment où tu as mis un pied dans le train et celui où tu es finalement à l’extérieur. Tu prends une grande inspiration, mais l’air n’est pas aussi frais que lorsque tu étais dans la forêt. Évidemment pas, vu la pollution de la ville. Ton portable se met alors à vibrer, et tu refuses d’abord de le sortir de ta poche pour lire le message, convaincu qu’il s’agit de Siobhan qui s’inquiète parce que tu n’as pas répondu au précédent. Tu craques finalement rapidement, et tu es perplexe en voyant un numéro que tu ne reconnais pas. Tu ouvres le message en fronçant les sourcils, pour finalement être étonné de voir une photo de Siobhan, qui ne l’a d’ailleurs assurément pas prise elle-même. Tu lis le message attaché à la photo, et tu serres les dents. Tu avais oublié que Jackson avait ton numéro de téléphone et tu es maintenant encore plus convaincu qu’il s’agit d’un imbécile. Tu as particulièrement envie de prendre une photo de l’écran pour la renvoyer à la rouquine mais tu décides finalement de ne rien faire. Tu fixes la photo un instant en te rendant à l’évidence de son visage rayonnant malgré les événements. Tu ranges ton téléphone dans ton sac d’un mouvement brusque. Dire que quelques minutes à peine plus tôt, tu pleurais en public alors qu’elle passe visiblement un bon moment avec le pire imbécile qu’elle aurait pu croiser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Sam 28 Nov - 16:00

Siobhán se demanda quel mot commençant par M Jackson avait voulu utiliser. Il avait dit ensuite " petits enfants" mais la rouquine ne connaissait aucun synonyme à ça qui commencerait par cette lettre. Peut-être avait-il deviné qu'elle ne connaîtrait pas ce mot et choisit d'en dire un plus simple pour elle ? C'était très gentil. A vrai dire, Jackson semblait très gentil mais un peu bizarre. Little Skellig, de la forêt ? Il devait confondre, ou ne pas connaître ! Mais l'Irlandaise ne dit rien, gardant ce détail pour plus tard quand elle aurait l'occasion de réfléchir à autre chose que la course qui se profilait devant eux.
Siobhán entendit son camarade lancer le top départ, et elle commença maladroitement à prendre de la vitesse alors que Jackson était déjà bien devant. Il avait bien plus l'habitude de ce genre d'exercice, sans aucun doute, mais ça donnait un challenge à relever à la rouquine et elle aimait ça. Une fois lancée, elle n'eut aucun mal à gagner en vitesse, aidée par sa pratique du roller et ses... Talents naturels de mutante. Elle n'alla toutefois pas jusqu'à attirer l'attention sur elle, habituée à faire attention depuis déjà longtemps.
Évidemment, Jackson la devançait largement. L'archère lui lança un regard en remarquant une petite frimousse brune près de lui... Ce qui lui fit oublier momentanément de freiner. Elle heurta à pleine vitesse la rambarde de la patinoire avant de tomber en arrière, dos sur la glace. Le choc lui coupa la respiration, et bien que sa bouche soit grande ouverte aucun son n'en sortit pendant quelques secondes, puis uniquement celui d'une profonde respiration. Siobhán porta rapidement ses mains sur son ventre, à l'endroit où elle savait déjà qu'elle avait un joli bleu qui n'avait aucun lien avec le patin à glace. Se forçant à sourire, elle finit par se relever difficilement avant d'entendre une voix familière l'appeler.

- Sissi !

Une main toujours sur son ventre, l'autre sur la rambarde, la rouquine tourna la tête pour apercevoir la petite brune qui discutait avec Jackson quelques secondes auparavant.

- Mary ! Je suis contente de te voir, tu vas bien ?


La petite semblait à la fois énervée et inquiète.
Elle leva ses mains vers le pull de Siobhán, souhaitant sans doute soulever le vêtement pour voir -curieuse comme elle était. La rouquine marqua néanmoins un mouvement de recul qui empêcha la petite fille de parvenir à ce but.

- Ça va, tu t'es pas fait mal hein ?
- Mais oui ça va ! Et toi, t'es venu avec ton père ?

- Non, avec une amie et sa maman. Et toi t'es venu avec ton copain ?
- Oui, je te présente Jackson !


L'archère désigna son ami d'un vague signe de main gauche avant de rattraper la rambarde. Elle aurait aimé pour une fois que sa petite camarade s'occupe un peu plus de ses affaires, afin qu'elle puisse retourner vers Jackson et peut-être lui demander de s'asseoir un peu.

- Il est méchant, il m'a foncé dedans tout à l'heure ! Moi, je préférais Sawyer. Et puis lui au moins il a pas de tatouages qui font peur !


Sio ouvrit grand la bouche sans savoir quoi répondre, lançant un regard plus ou moins désolé à Jackson en cherchant quoi dire.

- Euh...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Lun 30 Nov - 1:28

Non mais je rêve ou la gamine connait vraiment la rousse? Je vais devoir faire plus attention… Je fais un signe de la main en l’entendant me présenter. Il ne me reste plus qu’à espérer que la petite va se taire. Je vais rapidement les rejoindre. J’aurais dû penser que la patinoire serait pleine de morveux avec leurs parents. J’ai déjà hâte de quitter l’endroit, je commence à avoir faim en plus. J’ose croire qu’on risque d’être plus tranquilles, à moins qu’elle ne connaisse la moitié de la ville. Je suis un peu surpris en l’entendant. Alors elle connaît monsieur Sawyer en plus. Décidément, je vais devoir trouver une excuse pour foutre le camp d’ici plus rapidement que prévu. Je me mets à rire le plus naturellement possible. « Ça arrive des accidents! Et je suis désolé de ne pas être à la hauteur de Sawyer, je vais essayer de faire de mon mieux pour me rattraper. » Si je pouvais vomir présentement je le ferais. « Et peut-être qu’il en a, on ne sait jamais. » Je lui fais un clin d’œil. Il pourrait effectivement en avoir quelque part sous ses vêtements, mais j’en doute. Il est probablement trop mauviette pour s’approcher d’une aiguille.

« Sawyer, il est comme un chevalier. » Ça devient légèrement ridicule, mais je pense que je peux dire que ça m’amuse un peu. La rousse a l’air mal à l’aise, d’ailleurs. « Toi, qu’est-ce que tu fais? » C’est qu’elle est curieuse la gamine, un peu trop. « Je m’occupe des voitures, mademoiselle. » Je suis fier de ce que je fais, mais la gueule de la petite me fait froncer les sourcils. Je n’arrive pas vraiment à dire si c’est du dédain doublé d’un sourire, mais c’est bizarre. Elle lève un peu le nez en l’air en mettant les poings sur ses hanches. « Pfft, des voitures. C’est rien de spécial, ça. Sawyer, lui, il est capable de se battre avec des épées, et je suis sure qu’il fait encore plus que ça! » Des épées. Bien voyons. C’est de ça qu’il se vantait la dernière fois? Les armes à feu, c’est beaucoup plus efficace. Je ris un peu. « Il doit faire du jujitsu ou un autre machin chinois dans le genre, je me disais bien aussi qu’il était autre chose que blanc…»

Oups, je pense que j’ai dit ça à voix haute. Tant pis, ça arrive de se planter une fois de temps en temps. « Bref, à chacun son truc hein! » Il faut que je me sorte du trou que je viens de creuser. « Bon, c’est bien beau tout ça, mais je commence à avoir un peu mal aux pieds, on va s’asseoir? » Je me dirige vers la sortie et je vois la gamine qui me fait une grimace dans le dos de la fille. Je me retiens de l’envoyer valser, mais c’est bien parce que je n’ai pas envie de me retrouver en prison et de tout faire foirer. J’entraîne mon rencard avec moi et je m’installe à une table en lui faisant signe de prendre place. « Pour être honnête, j’ai oublié de manger avant de venir ici et je commence à avoir vraiment faim… On peut aller manger quelque chose si tu veux, et revenir ensuite si ça te plaît… Ou faire autre chose, évidemment. » Je ne précise pas ce qu’autre chose veut dire, évidemment, même si c’est bien clair dans ma tête. Je me demande si elle prend de l’alcool… Et non, je n’ai pas besoin de saouler mes proies pour qu’elles veuillent de moi, mais ça aide à faire tomber quelques barrières.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Jeu 3 Déc - 16:26

La discussion entre Jackson et Mary mettait la rouquine vraiment mal à l'aise. Présenté comme ça, Sawyer avait l'air d'être tellement meilleur que Jackson et tellement plus impressionnant, alors que le blond semblait juste... Raciste. Siobhán ne put pas se taire lorsqu'elle entendit ce qu'il dit à propos de son ami.

- Japonais. Et je vois pas le problème, moi. Ça te dérange, peut-être ?


Évidemment Siobhán ne s'attendait pas à ce qu'il réponde quoi que ce soit. Il avait dû bien sentir que cette remarque était sans appel, et qu'il n'avait pas intérêt à continuer sur ce terrain plutôt glissant. La rouquine était farouchement opposée au racisme, car même si ses origines Irlandaises ne posaient pas problème elle en avait beaucoup souffert de part son statut de mutante. Jackson lui faisait vraiment l'effet d'un pauvre type avec sa remarque idiote. Sio aurait préféré être à la patinoire avec son autre ami. Quoique, vu l'ambiance en ce moment ça n'aurait peut-être pas été beaucoup mieux.
Siobhán ne cracha pas sur la proposition de son camarade de sortie, néanmoins. Le choc de sa chute était déjà moins douloureux, mais ça ne changeait pas vraiment qu'elle aimerait bien s'asseoir tranquillement dans un coin un petit moment. L'archère suivit Jackson après avoir acquiescé vigoureusement. Elle attrapa son bras afin d'être sûre de ne pas tomber jusqu'à la sortie de la glace, au moins.
Elle ne se fit pas prier pour s'installer en face de lui, et en profita pour jeter un coup d'oeil au bleu déjà violet provoqué par sa récente bataille, et renforcé par sa chute. Il faudrait qu'elle pense à demander de la crème à Sawyer, quoique, il risquerait de s'inquiéter encore et de finir par lui passer véritablement un savon en découvrant l'intégralité des dégâts. Elle releva la tête brusquement en se rendant compte que Jackson s'adressait à elle.

- Tu disais ? Ah oui ! Bah, si t'as faim pourquoi pas, ça me dit bien !


Siobhán ne faisait pas vraiment partie des filles très embêtantes en rendez-vous, dans le sens où elle n'était pas difficile au niveau de l'emploi du temps. Elle était loin d'avoir une vie bien rangée et organisée comme les élèves pourraient s'y attendre venant d'une surveillante. En y pensant, la rouquine se demandait ce que Jackson penserait de son métier. Il n'avait pas l'air d'être particulièrement fait pour ce genre de chose, en tout cas. Sans s'en rendre vraiment compte, Siobhán était un peu en train de le dévisager comme une groupie mais en se posant une question d'importance. Jackson était-il un mutant ?
C'est à ce moment là qu'elle regrettait de ne pas avoir demandé à Sawyer. Mais son ami aurait-il répondu ? Il était bizarre ces temps-ci. Sio fronça les sourcils, obnubilée par sa réflexion existentielle. A vrai dire, les paroles de Mary la faisaient réfléchir également. Depuis la rencontre entre Mary et Sawyer, et toutes les questions gênantes de la petite, la rouquine n'y avait jamais vraiment repensé. Le lieu n'était malheureusement pas approprié, et le moment encore moins. Elle secoua la tête.

- Et à part t'occuper des voitures, t'aimes bien faire quoi ? T'as l'air de faire du sport... Attends je devine ! Musculation ?


Elle lui fit un sourire, soucieuse de reprendre une conversation sympathique même si elle ne parvenait plus à enlever de son esprit ce qu'il avait dit sur Sawyer le " pas blanc".

- J'aime bien l'airsoft personnellement, t'en fais toi ?


Finalement elle ne résista pas à l'idée de se lever, ayant finalement hâte d'aller manger elle aussi. Après tout, elle n'avait pas mangé la veille au soir, et assez peu le matin vu l'ambiance.

- On va où alors ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Jeu 21 Jan - 18:51

Ah parfait, elle a accepté! On va enfin pouvoir bouger de cet endroit naze avec trop d’enfants. J’ai vraiment pas de bol qu’on soit tombés sur quelqu’un qu’elle connaît, surtout une gamine. Les morveux disent toujours tout ce qu’ils pensent, c’est pas mal énervant. Et en plus c’est clair que pour elle, je n’ai aucune chance. Bah ça, c’est ce qu’elle pense. Au bout d’un moment, je remarque qu’elle est en train de me fixer. Ça m’intrigue un peu, mais je ne vais pas demander. Je vais plutôt me contenter de soutenir son regard et lui sourire, style beau gosse qui capte les messages subtils, même si je n’ai aucune idée de ce qu’elle a dans la tête en ce moment. Je me mets à rire en entendant son commentaire. Ouais j’avoue, généralement, les gens remarquent que je manque pas de tonus au niveau des muscles, contrairement à son autre chien de poche qui a presque l’air de pouvoir se faire casser en deux.  « Airsoft hein? Honnêtement, j’ai jamais essayé. Ça l’air cool par contre! Et en fait non, la muscu, c’est pas mon truc. C’est surtout que mon boulot est pas mal physique et c’est un environnement chaud et tout, alors ça aide. Mais j’aime bien la boxe et l’escalade aussi. Le sport en général. » Pour une fois, c’est vrai. Le sport et moi, c’est du solide.

Je ne me fais pas prier pour partir et elle a l’air de vouloir s’en aller elle aussi. Tant mieux, ça veut dire qu’on risque de ne pas remettre les pieds ici. « Hum y’a un endroit que j’aime bien, ça fais un peu genre restaurant rétro avec les banquettes et tout ça, et ils servent pas mal n’importe quoi. C’est simple, mais t’as pas l’air d’être le genre de fille qui demande d’aller dans un endroit chic à cent dollars le repas. Pas que ça me dérange de payer, évidemment, j’ai les moyens, mais j’aime la simplicité tu vois. » De toute façon, dans ces endroits de luxe, les portions sont minuscules et je finis toujours par aller me chercher un burger avec des frites une heure plus tard parce que je suis en train de crever de faim. Après être allés chercher nos trucs et avoir redonné nos patins au comptoir, je laisse le jeune à l’entrée mettre une étampe sur ma main même si je sais que je ne reviendrai pas ici avant très, très longtemps.

Heureusement, l’endroit où je prévois nous amener manger n’est pas super loin, à moins de cinq minutes. Ça risque aussi d’être remplis de famille mais au moins, chacun reste à sa table et fait pas chier les voisins, c’est déjà mieux comme ça. Je lui parle un peu de sport mais nous sommes déjà arrivés et je dois un peu tourner pour trouver une place de stationnement. C’est à croire que tout le monde a décidé de sortir exactement aujourd’hui, juste pour emmerder le reste du peuple. En entrant, la serveuse, qui me reconnaît, me dire salut et me donne la meilleure place disponible de l’endroit avec une banquette. J’ai couché plusieurs fois avec elle jusqu’à ce qu’elle rencontre son copain, et ça ne lui dérange donc pas de me voir ici avec mes différentes conquêtes. J’ai confiance qu’elle ne dira jamais rien à qui que ce soit parce que de toute façon, chaque fois que son super copain est trop occupé pour lui donner l’attention qu’elle mérite, elle vient cogner à mon porte. Alors je la laisse tranquille avec sa vie personnelle, et elle fait pareil pour moi.

Je lui tends un menu, qui fait plusieurs pages, en zyeutant le miens. Je sais pas trop qu’est-ce que j’ai envie de manger aujourd’hui. Il ont vraiment de tout mais j’hésite à reprendre mon habituel double hamburger bien saignait avec de la sauce piquante et du fromage fondu. « Alors, dis-moi… Tu sais que je travaille dans la mécanique mais toi, qu’est-ce que tu fais ? Entraîneuse, quelque chose comme ça ? Ou athlète ? Après tout, tu as l’air de bien apprécier les activités physiques et de ne pas avoir peur de te blesser ou te salir… Euh ouais finalement je vais prendre comme d’hab, double cheese avec la sauce piquante, viande saignante hein, et sois généreuse sur les frites. » Je redonne mon menu et je me tourne vers la fille en attendant sa réponse. Qui sait, si elle est douée au lit et qu’en plus on a des activités communes (et qu’elle est pas trop chiante et contrôlante), peut-être que je pourrais faire d’elle ma principale.  « En tout cas, j’espère que ton boulot te permet de courir! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Ven 22 Jan - 13:53

Pas besoin de presser Siobhán pour qu'elle sorte de la patinoire. C'était vraiment cool, le problème n'était pas là, juste que la rouquine préférait s'asseoir dans un endroit "trnaquille" sans risquer d'empirer encore un peu son état déjà peu reluisant. Enfin, son maquillage n'avait pas dû couler puisque Jackson n'avait fait aucune remarque sur son bleu et c'était plutôt une bonne nouvelle.
Rendre les patins leur prit peu de temps, les gens arrivaient et ne repartaient pas beaucoup à cette heure là. Et très franchement, retrouver des chaussures bien plates et pas glissantes était un véritable plaisir.
Jackson lui fit vraiment bonne impression à lui parler de sport: enfin quelqu'un qui avait l'air de partager sa passion ! Pas que Sawyer n'aime pas ça, enfin Sio ne savait pas vraiment, mais elle n'aurait jamais eu l'idée de lui proposer de faire de l'escalade ou de la boxe, même en sachant qu'il faisait du kendo. Elle a souvenait vaguement l'avoir vu courir au gymnase une fois, mais elle n'en aurait pas conclu pour autant qu'il adorait ça.
La proposition à restaurant de Jackson la détourna de ses hautes considérations, et la fit sourire. Il avait exactement cerné sa personnalité on dirait, et ça navait pas l'air de lui déplaire.

- C'est vrai, j'aime bien les choses simples ! Comment t'as deviné?


Mais déjà il retournait sur le sujet du sport alors qu'ils montaient en voiture, et puisque Siobhán avait beaucoup de choses à dire la dessus aussi, elle ne chercha pas à revenir sur les dons de profiler de Jackson. Le sujet serait peut-être revenu s'ils avaient eu un plus grand temps de discussion, mais le trajet fut court malgré quelques difficultés à se garer. Enfin, Sio avait l'habitude et même si elle était du genre impatiente elle ne dit rien: ce n'était pas de la faute de Jackson si les gens venaient nombreux ici. Au contraire, il devait l'emmener dans un bon restaurant pour qu'il y ai une telle fréquentation.
La rouquine ne se posa aucune question lorsqu'ils entrèrent et que la serveuse sur l'air de reconnaître Jackson. Après tout il avait dit qu'il connaissait l'endroit, ce qui supposait qu'il était très certainement déjà venu. Et Siobhán était une grande partisane de l'amitié hommes/femmes, ne l'oublions pas. Elle salua d'un grand sourire amical la serveuse - et le reste du restaurant en fait. Ce qui l'inquiétait le plus était l'épaisseur du menu que Jackson venait de lui rendre alors qu'ils s'étaient installés à une super place. Elle n'aurait jamais le temps de tout lire, surtout qu'il s'intéressait à sa vie et qu'elle devait répondre. En plus, il la prenait pour une athlète! Voilà une véritable compliment aux yeux de Siobhán. Mince et musclée, il était vraie qu'on pouvait facilement deviner son amour du sport. Son métier n'était cependant pas si évident.

- Oh j'adorerais ! Nan, en fait je suis surveillante dans un lycée, comme ça j'ai du temps libre pour me préparer pour les jeux olympiques de tir à l'arc, mais je crois que je te l'ai déjà dit non ? Enfin, c'est un métier qui fait courir ouais !


Évidemment elle n'allait pas lui dire que c'était aussi parce qu'avec son peu de diplômes et son quasi analphabétisme elle avait du mal à trouver autre chose. Elle replongea d'ailleurs son regard sur le menu, mais il y avait bien trop de choses à son goût. Elle plissa les yeux en signe d'intense réflexion -mais plus parce qu'elle déchiffrait que parce qu'il y avait trop de choix - et abandonna finalement en rendant son menu à la serveuse.

- Pareil pour moi s'il vous plaît!

Au moins elle n'allait pas passer pour une idiote, c'était déjà ça. Et puis ça donnerai aussi l'idée qu'ils avaient des points communs, et ça c'était cool pour un premier rendez-vous. Sio attendit que la serveuse soit éloignée après avoir pris leurs commandes puis elle reprit de plus belle.

- C'est vraiment cool ici, j'adore la décoration! En fait, ça ressemble un peu à l'idée que j'avais des États-Unis avant de venir. Je sais, c'est un peu idiot, mais bon je viens de loin hein !

Et surtout elle manquait cruellement de connaissance sur tout ce qui ne touchait ni aux sports ni aux travaux manuels et ne connaissait que les vieux films qu'elle avait pu voir chez elle avant de déménager. Ça n'aidait pas.
Tout cela lui rappela les soupçons qu'elle a ai eu quant au fait qu'il soit un peu du genre menteur, lorsqu'il avait parlé de ses séjours en Irlande. Mais bon, soit il avait confondu soit il avait dit ça pour l'impressionner et au fond ça ne lui deplaisait pas. Même si elle détestait les mensonges.

- Tu viens souvent ici ? T'as découvert l'endroit comment ?


E surtout elle ne pensa même pas à censurer sa phrase suivante.

- Faudra que j'amène Sawyer ici un jour, ça lui plairait sûrement!

Mais l'attention de la rouquine fut attirée par autre chose avant même qu'elle n'ait eu le temps de se rendre compte de ce qu'elle venait de dire en face de Jackson. La serveuse était à une table assez proche et débarassait les assiettes d'un couple qui venait de terminer de manger. Jusque là rien de bien épatant. Mais lorsque Siobhán la vit tomber en avant, un couteau pointé droit en direction du bébé dans la poussette d'à côté elle ne réfléchit pas plus longtemps. Sa vitesse surhumaine lui permit de bondir retenir l'avant bras de la serveuse avant qu'elle ne puisse empaler qui que ce soit. Tout c'était passé bien trop vite pour que cela paraisse normal ou même pour que cela passe pour de bons réflexes. La rouquine sentir le regard appuyé de la plupart des clients sur elle, ce qui la mit véritablement mal à l'aise. Mais d'un autre côté, elle avait certainement sauvée la vie d'un bébé... Les parents, bien loin de s'intéresser à la mutation possible de Siobhán, s'empressèrent évidemment de la féliciter, de la remercier et de lui demander son nom. Mais la seule chose que fit la rouquine, c'est regarder en direction de Jackson, à la recherche de son soutien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Ven 29 Jan - 20:51

Je dois faire de mon mieux pour cacher ma surprise. Surveillante dans une école ? Je l’observe pendant qu’elle est occupée avec son menu. Je suis un peu déçu je vais avouer, et je ne m’attendais pas du tout à ça. Je lui aurais donné un boulot un peu plus… Bah, un peu plus glorieux que de surveiller des morveux dans une école, quoi. Le côté tir à l’arc est pas mal plus intéressant par contre, et puis ça sonne beaucoup mieux dire que t’es sortis avec une fille qui se prépare pour les jeux olympiques que dire que tu avais un rencard avec une surveillante. Elles sont toujours grosses et laides. Enfin, pas toujours apparemment, mais c’est ce que la majorité des gens pensent de toute façon. « Haha, ouais, j’espère quand même que les enfants te posent pas trop de problèmes hein ! Certains peuvent vraiment être chiants… » C’est-à-dire la grande majorité d’entre eux à mes yeux, mais elle semble s’entendre mieux avec eux que moi, c’est certain.

Je rigole un peu en entendant son choix. Peut-être que je lui mets de la pression alors elle préfère choisir la même chose que moi, mais… « T’es certaine de ton choix ? Je veux dire, c’est un excellent choix évidemment, sinon j’aurais pris autre chose, mais l’assiette est assez massive. Ça me prend beaucoup de carburant pour réussir à faire fonctionner la machine ! » Avec ma taille et le boulot que je fais, j’ai toujours l’impression que je pourrais manger un bœuf entier. « La déco ? Ouais c’est okay, c’est rétro. La majorité des endroits devaient avoir l’air de ça avant. Mais bon, je ne pourrais pas te confirmer parce que c’était avant ma naissance de toute façon. Mais ça reste que j’aime bien. » Plus je lui parle, plus j’ai l’impression qu’en plus d’être naïve, elle semble limite ignorante sur pas mal de sujets, comme si elle avait été élevée… Vous savez, le genre d’enfant qui a été élevé sur une ferme, coupé du monde moderne, et qui se retrouve soudainement à New York et qui a l’impression de devoir tout réapprendre. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle est étrangère, mais ça fais un peu bizarre. Je me demande si elle a déjà été avec quelqu’un avant…

La serveuse revient avec deux cokes dans des verres et les met devant nous. Je ne précise jamais que je veux ça, parce qu’elle le sait déjà. Je prends une gorgée parce que de toute façon, la discussion c’est jamais vraiment mon fort, je préfère étirer pour ne pas manquer de choses à dire avant la fin de la soirée. « Hum, mon boulot demande souvent d’être sur la route alors j’ai croisé l’endroit y’a quelques années et depuis, je reviens tout le temps. Assez banal, en gros. » Et voilà qu’elle se met à parler de l’autre semi-chinois ou je ne sais pas quoi. C’est bien la première fois que je vais à un rencard avec une fille et qu’elle me parle de traîner un autre mec au même endroit. Je fais un sourire assez figé pour retenir un gros soupir. Je commence à être emmerdé, et j’ai juste hâte que la soirée avance plus vite, à la partie RÉELLEMENT intéressante. « Et toi, tu as des endroits préférés ou quelque chose ? Que tu fréquentes seule ? »

Je baisse les yeux une seconde vers mon verre et j’entends soudainement des trucs qui cassent. En levant les yeux, tout ce que je vois, c’est la fille qui se lève. Jusque-là, rien d’alarmant. Le problème, c’est que le temps que je cligne d’un œil, elle est déjà rendue à l’autre table en train d’empêcher une tragédie ou quelque chose du genre. C’est loin d’être normal. Cette fille ne peut pas être normale. Tout le monde devient silencieux, puis c’est la cacophonie. Moi je suis certain d’une chose : elle n’est pas humaine. J’ai un frisson en pensant que j’aurais pu faire quoi que ce soit avec une mutante. Après tout, les mutants sont des erreurs de la nature. Ils ne devraient pas exister. Déjà que les homosexuels sont contre-nature, imaginez des… choses à l’allure humaine qui ont des pouvoirs bizarres. Et en plus, elle m’a caché ça. C’est vrai, je voulais la mettre dans mon lit, mais elle devait avoir des intentions encore pires que moi ! Il ne faut jamais leur faire confiance à ces trucs-là.

Je voulais partir subtilement, mais je sens ses yeux sur moi. Et je ne cache pas du tout mon dégoût. Je m’en fiche qu’elle vienne de sauver la vie de quelqu’un et que tout le monde trouve son geste héroïque. J’ai faillis coucher avec elle. Dire que je considérais faire quoi que ce soit avec elle, ça me donne presque envie de vomir. Je pousse mon verre de côté et je me lève en enfilant mon manteau. Au passage, j’entends des trucs pas mal différents, allant du ‘’elle lui a sauvé la vie!!’’ à ‘’comment c’est possible?’’. La petite serveuse est à côté de moi et me pose la même question. « Je l’ai à peine vue se lever de sa chaise, y’a des gens rapides mais… » Je regarde la rousse de haut en bas. « Des gens rapides ? » Je hausse la voix et bientôt, la moitié du restaurant m’écoute aussi. « J’appelle pas ça être rapide moi. J’appelle ça ne pas être normal. J’appelle ça être un mutant et si j’avais su que c’est ce qu’elle est, je ne me serais pas pointé ici en sa compagnie. En fait, je voulais juste coucher avec elle mais maintenant que je sais ça… Je n’ai pas envie de me salir. » Certains approuvent, d’autres sont indignés. Je m’en fiche complètement. Les parents ont l’air les plus choqués. « Qu’elle soit mutante ou pas, c’est une personne quand même, et le fait est qu’elle a sauvé notre enfant. Ce qu’elle est n’est pas important, et vous êtes une personne horrible ! » Je roule les yeux en marchant vers la sortie. « Oh je vous en prie, arrêtez le mélodrame. Je pourrais parier que la majorité d’entre vous feriez une crise si vous appreniez que votre enfant était bizarre. J’aimerais mieux avoir un gamin handicapé ou déformé qu’un enfant mutant, au moins les autres peuvent être expliqués. Et je me trouve pas mal moins horrible qu’une erreur de la nature dans le genre. » Sur ce, je sors. Je n’ai plus rien à foutre ici, moi, et je ne reviendrai pas ici. La honte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Sam 30 Jan - 14:43

Siobhán avait les yeux rivés sur Jackson. Elle le vit enfiler son manteau. Que faisait-il ? Il partait, évidemment, et même la naïveté de la rouquine était incapable de lui faire voir autre chose. Il partait. Ce que la jeune femme ne savait pas encore c'était s'il comptait l'attendre, s'il allait encore lui parler. Et alors qu'elle était encore pleine d'espoir, qu'elle allait s'imaginer encore qu'il allait la défendre face aux autres il ouvrit la bouche pour une longue descente aux enfers.
Il ne voulait pas de salir. Et il annonçait devant tout le monde que son seul intérêt était de coucher avec elle. Elle lui lança un regard à la fois triste et enragé, sans savoir quoi répondre. Sio se demandait si elle avait déjà autant eu la honte de toute sa vie. Passer à la fois pour une fille facile et pour une abomination était quelque chose de peu courant. Mais le pire n'était pas là. Le pire, c'était tous ces gens qu'elle entendait être nettement d'accord avec Jackson. Ils ne la connaissaient pas, personne ici ne pouvait prétendre la connaître, et pourtant ils s'exclamaient à très haute voix qu'elle n'avait rien à faire ici. Siobhán ne savait vraiment plus où se mettre.
Alors que Jackson passa près d'elle pour sortir, les parents essayèrent bien de la défendre mais la rousse connaissait bien les gens comme eux. Elle avait déjà été chassée de deux écoles, d'une église et d'un hôpital à cause de sa mutation. Le coup du "on voit bien que vous n'êtes pas mauvaise mais on ne peut pas vous considérer comme normale" n'avait plus aucun secret pour elle. Sawyer avait-il déjà vécu ça? Il avait avoué sans peine au médecin qu'ils avaient vu lors de leur sortie d'airsoft qu'il était un mutant, ce qui faisait penser à l'Irlandaise qu'il n'avait pas dû connaître cette honte. Ou en tout cas pas de la même manière.
Son regard vide balaya la salle du restaurant, et elle se dirigea vers la place qu'ils occupaient un peu plus tôt pour récupérer ses affaires. Les gens ne cessaient pas leur brouhaha terrible, débattant très certainement sur la dangerosité des mutants, mais la rouquine ne les écoutait plus. Elle sortit la tête basse, sans répondre aux dernières questions que lui posèrent les parents.
Dès qu'elle fut dehors, ce ne fut néanmoins pas pareil. À peine avait-elle passé la.porte qu'elle fondait en larmes tout en prenant la route qui menait à la maison de Sawyer. En plus elle devait rentrer à pieds, et ce n'était pas forcément la porte à côté.
Sio pensa un instant à appeler Sawyer. Il avait son permis, et elle avait laissé les clefs de sa voiture chez lui. Mais vu leur dernière discussion, il n'avait certainement pas envie de lui rendre encore un peu plus service. Et elle n'avait pas envie de le déranger encore. En fait c'était un peu bizarre. Il était certainement une des personnes à qui elle aurait le plus envie de parler mais elle craignait tellement qu'il la trouve ridicule ou qu'il lui en veuille, même si elle ne parvenait pas à trouver de raison claire à ça, qu'elle préférait rentrer à pied.
Les yeux rouges, Siobhán se remémorait à chaque pas les dernières paroles de Jackson. Elle était une erreur de la nature, un truc pas naturel. Elle repensait à ce qu'il avait dit, sur les parents qui ne supporteraient pas d'avoir un enfant comme elle. Et elle pleurait encore plus, parce quelle tombait étrangement d'accord. Depuis le temps que tous les gens qui apprenaient sa mutation réagissaient ainsi, elle en était tellement touchée qu'elle finissait presque par le penser. Il ne restait plus qu'à entendre une remarque dans le genre de celles de ce jour là et c'était parti. Ces temps-ci elle n'en pouvait plus. Rien ne semblait aller dans son sens et elle s'apercevait qu'en plus elle était toujours un monstre. Toujours ce même monstre que lorsqu'elle abqit dû arrêter d'aller à l'école. Toujours le même monstre que lorsque ce garçon lui avait cassé un bras pour voir si elle était normale. Elle pleurait encore lorsqu'elle arriva à la maison de Sawyer. Elle pleurait encore quand elle ouvrit la porte. Et comme elle se sebtit soudainement ridicule, elle ne trouva qu'une seule chose à dire.

- Hey Sawyer... Euh... T'es là?

Elle se sentit encore plus bête et ajouta autre chose.

- T'aurais pas de la pommade ?

Elle se remit encore à pleurer. Elle aurait aimé qu'il croit juste qu'elle s'était fait mal encore. Voire qu'elle s'était battue. Parce qu'elle se disait que ses histoires avec Jackson ne l'interessaient pas. Mais bon, elle n'avait jamais su mentir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Dim 31 Jan - 17:06

Tu n’as pas passé beaucoup de temps à t’entraîner. Certes, ça a fait sortir un peu de ta frustration, mais tu en avais marre des regards des autres. Tu ne comprends pas trop pourquoi les gens sont tellement mal à l’aise lorsqu’ils croisent quelqu’un qui est triste ou fâché. Plutôt que de demander à la personne si elle va bien, ils se contentent de la regarder comme si elle était un extraterrestre. Tout pour te faire sentir mieux, quoi. Tu n’as même pas pris le temps de prendre une douche, même si ça aurait pu contribuer à effacer les traces de sueur et les yeux rouges. Au fond, tu t’en fiche. Qu’est-ce que ça peut bien te faire ce que les gens pensent. Ils n’ont aucune idée à travers quoi tu es passé, et n’ont donc aucunement le droit de te juger. Tu as fini par partir rapidement, avec ton équipement accroché à ton dos. Le point positif, c’est que tu ne portes pas tes vêtements pour t’entraîner, ce qui t’évite d’être déjà trempé quand tu quittes.

Tu n’as reçu aucun message sur le chemin du retour et au final, c’était probablement mieux. D’un autre côté, ça veut probablement dire que Jackson est trop occupé avec Siobhan pour pouvoir t’envoyer de quoi tourner le couteau profondément dans la plaie. Tu t’es donc contenté d’enfoncer tes écouteurs dans tes oreilles et de fermer les yeux jusqu’à ce que tu sois finalement en train de marcher en direction de ta maison, question de te couper complètement du monde extérieur. Tu as balancé tes trucs dans l’entrée une fois que tu es arrivé, et tu as sauté dans la douche avant de te mettre en pyjama. Tu n’as définitivement pas l’intention de sortir une seconde fois. Ton intention à la base était de rester dans ta chambre et de ne pas sortir pour éviter de croiser ta nouvelle colocataire, mais tout ça t’as finalement donné faim et tu décides de descendre à l’étage pour te prendre une cargaison de trucs à grignoter.

Tu commences à mettre des trucs sur le comptoir, incertain de ce que tu as envie de manger, mais tu as bien envie de prendre possession du contenant de crème glacée et de le dévorer en entier. C’est à ce moment que tu entends la porte d’entrée, et la voix de Siobhan. Merde, tu ne peux pas vraiment te cacher, pas avec tout ce que tu viens de sortir. Puis si tu essaies de monter à l’étage, tu vas la croiser de toute façon. Tu décides de faire le moins de bruit possible en espérant qu’elle décide de monter à sa chambre sans passer par la cuisine, et tu ne réponds pas. Mais voilà qu’elle te parle encore une fois, et tu es maintenant presque certain qu’elle est en train de pleurer. Maintenant que tu y penses, elle est revenue beaucoup plus tôt que tu pensais. Tu ne vois qu’une explication : son rencard s’est mal passé. D’un sens, tu es soulagé et tu espères qu’elle ne va pas décider de revoir ce crétin mais de l’autre, tu es frustré. Qu’est-ce qu’il a bien pu faire pour qu’elle pleure autant ? Tu es déchiré entre le désir d’éviter qu’elle te regarde vu ton explosion émotive quelques heures plus tôt et celui d’aller voir ce qui se passe. Tu succombes finalement et tu sors lentement de la cuisine pour jeter un coup d’œil dans sa direction.

Elle pleure effectivement à chaudes larmes, et tu te souviens qu’elle t’a demandé de la pommade. Tu es toutefois presque certain qu’elle ne s’est pas blessée. Siobhan ne serait pas du genre à pleurer pour une blessure, à moins qu’elle soit réellement sérieuse. Tu ne peux pas vraiment ignorer sa détresse plus longtemps et tu franchis les derniers mètres d’un pas décidé pour la prendre par la main et la tirer dans le salon pour qu’elle puisse s’asseoir sur un fauteuil. « Qu’est-ce qu’il a fait ? C’est cet imbécile hein ? Inutile de t’inventer une blessure quelconque. Et puis je sais que c’est lui parce que si ça c’était bien passé… » Tu restes silencieux. Tu sais que si tout s’était bien passé, il t’aurait probablement envoyé un message, une photo, ou quelque chose du genre, mais il ne l’a pas fait. « Raconte-moi, parce que sinon je vais m’inventer une histoire et aller lui enfoncer mon sabre de bois dans le derrière. » Tu oublies ton début de journée catastrophique durant un instant. Pour l’instant, tes sentiments n’ont pas vraiment d’importance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Dim 31 Jan - 17:49

Sawyer la connaissait trop bien. À peine était-il sorti de la cuisine pour la voir qu'il mettait déjà fin au mensonge. Ce n'était pas tout à fait un mensonge d'ailleurs. Le maquillage avait coulé laissant place à son bleu qui commençait à disparaître, contrairement à celui qu'elle avait sur le ventre et qui ne s'arrangeait pas vraiment avec sa chute à la patinoire. Mais jamais elle n'aurait pleuré pour ça.
La rouquine suivit Sawyer qui la tirait par la main vers le salon. Sans lui elle serait probablement restée debout dans l'entrée à chercher quoi faire. Mais non, il était là. Siobhán se sentit encore plus ridicule de ne pas avoir osé l'appeler ou lui parler directement. Elle l'écouta avant de tout simplement le prendre dans ses bras. Ce n'était pas son genre de rester assise à pleurer sans bouger: Sio avait toujours été du genre à rechercher le contact des autres, et c'était peut-être la seule chose qui pouvait lui rappeler qu'elle n'était pas le monstre salissant décrit par Jackson devant toute le foule du restaurant.

- Ouais bah il mériterait que je lui arrache les yeux.

C'était la première chose que l'Irlandaise parvint à articuler. Elle hoqueta un instant, et réussit avec peine à se calmer assez pour commencer ses explications.

- J'ai jamais eu aussi honte de toute ma vie Sawyer, vraiment. Devant tout le monde !

Elle se remit à pleurer, cacha son visage sur l'épaule de son ami, le serra encore un peu plus fort.

- On était au restaurant, et c'était cool vraiment. Et là y a eu une serveuse...

Siobhán se fut un instant. Toute sa sortie de résumait désormais à l'affront qu'elle avait subi et elle avait du mal à se remémorer le commencement de tout ça. Elle renifle un peu, et finit par reprendre.

- Elle tombait et elle allait poignarder un bébé dans sa chute alors j'ai... Je l'ai rattrapée... Et là... là... là...

Siobhán n'avait pas l'intention de vouloir mettre du suspense dans son récit mais elle attaquait la partie la plus délicate et blessante de son histoire. Celle qui luo rappelait encore un peu plus que les mutants n'étaient pas et ne pouvaient pasêtre des gens normaux. Après quelques longues inspirations, elle finit par redresser la tête et par continuer son récit d'une voix tremblante. Elle avait honte. Honte de raconter à Sawyer l'insulte qu'elle avait essuyé sans même se défendre.

- Jackson a parlé tellement fort que tout le monde l'a écouté. Il a dit que... qu'il était venu juste pour coucher avec moi... Devant tout le restaurant Sawyer ! Comme si... Comme si c'était mon genre !


Elle replongea dans une nouvelle crise de larmes. Mais ce n'était pas le pire. Le pire c'était la suite, le summum de l'humiliation.

- Il a dit que les gens comme moi sont des erreurs inexplicables, et qu'aucun parent peut supporter d'avoir un enfant comme moi.


Étant donné l'importance de la famille pour la rousse il n'était pas difficile de comprendre en quoi cet argument lui était particulièrement bien destiné si le but était de la blesser.

- Il a dit que me toucher ce serait se salir.

La jeune femme glissa son nez dans le cou de Sawyer. Il n'y avait que lui qui pouvait peut-être comprendre. Il n'y avait que lui qui pouvait la prendre dans ses bras, parce que sa famille était loin et qu'il était de très loin son meilleur ami. Et aussi parce qu'il était la seule personne avec qui sortir était agréable. Lui au moins il n'irait jamais dire ce genre de choses à qui que ce soit. Elle eut bien une pensée pour sa petite amie, celle qu'il était allé voir la veille sous prétexte de récupérer un truc. Ouais, c'était sûr qu'il avait une petite amie. Elle avait de la chance d'avoir un homme comme lui, qui se comporterait toujours bien. Il ne restait plus qu'à espérer qu'elle ne serait pas jalouse au point d'interdire à Siobhán de lui faire des câlins.

- Elle en a de la chance ta copine Sawyer... Toi t'es un mec bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mer 10 Fév - 16:44

Tu la laisse faire lorsqu’elle te prend dans ses bras et tu lui frotte le dos. Tu la connais bien depuis le temps et après tout ce que vous avez déjà vécu ensembles, et tu sais que c’est probablement la meilleure façon de la faire sentir mieux et de lui offrir du réconfort. Tu ne peux pas t’empêcher d’esquisser un léger sourire en entendant sa réplique encore plus violente que la tienne. Tu peux être certain de ne plus voir cet imbécile dans le décor. Tu te reprends toutefois assez vite en réalisant qu’elle est bien sérieuse et que la situation l’affecte encore plus que tu pensais. Tu lui laisse le temps de se calmer entre ses phrases, même si tu commences vraiment à te demander ce que Jackson a bien pu faire pour l’humilier au point de la faire pleurer autant. Vu comment il n’avait aucune honte à te partager des photos et te dire des imbécilités alors qu’il ne te connaît même pas, tu ne serais pas étonné qu’il ne se soit pas retenu de dire des stupidités devant d’autres personnes. Tu écoutes avec attention sans l’interrompre, mais tu vois déjà un peu le tableau. Tu te doutes que pour réussir à sauver la situation, elle a dû utiliser sa super vitesse.

Tu te souviens ne pas avoir détecté quoi que ce soit chez Jackson pouvant indiqué qu’il était mutant, ce qui le rend donc complètement humain. Tu commences à te dire que même à votre époque, certaines personnes ne sont pas assez ouvertes d’esprit pour accepter ce genre de différence. Tu n’as pas vraiment souffert de cette différence puisque personne ne pouvait la voir, mais tu sais que ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. Tu sens le rouge te monter aux joues à cause de la frustration. Tu commences littéralement à bouillonner de rage de l’intérieur. Vu son attitude, tu aurais dû te douter que Jackson ne voulait rien de plus que ça. Tout chez lui crie le macho par excellence, mais Siobhan avait l’air tellement heureuse qu’il s’intéresse à elle que tu as préféré taire la voix intérieure qui te criait qu’il valait mieux l’éloigner.

Tu ne comprends toujours pas ce qui l’a soudainement poussé à balancer ça haut et fort devant tout le monde, et tu continues de lui frotter le dos alors qu’elle tente de trouver le courage de te raconter la suite. Une fois que tu l’as entendue, tu n’arrives pas à déterminer ce qui est pire entre la première partie et la seconde. Tu ne peux pas croire qu’il soit allé jusque là. Tu savais déjà qu’il lui manquait quelques neurones dans le cerveau, mais à ce point? Tu la repousse doucement pour lui faire face. Tu es vraiment en colère. Elle ne méritait vraiment pas qu’il lui fasse ça. Tu te souviens à quel point elle était excitée à l’idée qu’il lui demande de sortir, allant jusqu’à se mettre du maquillage pour essayer de mieux paraître. Personne ne mérite de se faire faire ça, à moins de réellement le chercher. Et Siobhan est beaucoup trop naive et gentille pour ça. Tu n’irais pas jusqu’à dire qu’elle ne ferait pas de mal à une mouche puisqu’elle pourrait probablement se défendre encore mieux que toi, mais seulement quand c’est nécessaire.

Tu la regardes un instant, et tu sens soudainement le besoin de t’exprimer d’une autre façon que par les mots. Ton regard bifurque vers ses lèvres et tu t’avances un peu vers elle de façon tellement lente que ton mouvement est presque imperceptible. Tu as envie de lui dire qu’elle est loin d’être sale, et que c’est lui qui est pourrit jusqu’à la moelle. Tu as envie de tout lui déballer et lui dire que tu la comprends mieux que les autres et que tu ne la feras jamais sentir comme ça. Mais voilà qu’elle t’arrête dans ton élan, encore une fois, et tu recules en fronçant les sourcils. « Ma copine? De quoi tu parles? » Tu ne te souviens pas avoir mentionné quoi que ce soit qui pourrait laisser croire que tu as une copine. Ou peut-être… Tu réfléchis un instant et tu te souviens de ta magouille avec Kegan pour éviter de dire que tu étais avec lui. Tu te donnes mentalement une tape dans le front. Ses conseils sont vraiment douteux, au final. « Je n’ai pas de copine Sio… » Tu soupires et tu détournes le regard, un peu gêné par la tournure de la situation. Tu as encore une fois perdu le courage de dire ce que tu voulais lui dire.

« C’est un imbécile Sio, qui est loin de te mériter. C’est aussi la preuve que l’éducation ne se fait pas juste à l’école s’il a encore la mentalité qui lui fait croire que c’est une maladie contagieuse. Sa stupidité, ça c’est contagieux. Je suis désolé que ce soit aussi mal passé, mais les gens ne sont pas tous des crétins… Je sais que je suis mal placé pour parler parce que j’évite tout le monde depuis longtemps, mais tu comprends ce que je veux dire… Des crétins il y en a partout et c’est un plus grand problème que les mutants si tu veux mon avis. Honnêtement, je n’arrive pas à croire qu’il puisse dire sans gêne devant tout le monde que toucher un mutant c’est se salir, mais que mentir à une personne seulement pour coucher avec elle soit acceptable… Tu ferais mieux de l’oublier Sio, ne gaspille pas plus d’énergie à pleurer pour lui. Tu as beaucoup plus à donner que ce qu’il a voulu faire croire aux autres. Et puis aussi… » Tu la regardes un instant, avec son visage plein de larmes qui ont fait des sillons dans son maquillage. Tu tires ta manche pour tout essuyer et enlever le fond de teint qu’elle a mis sur sa peau pour cacher les imperfections. « Tu es beaucoup mieux sans. Tu n’as pas besoin d’essayer de cacher ce que tu es pour plaire aux autres. S’ils ne t’acceptent pas comme tu es, tu n’as pas de temps à perdre avec eux. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhán A. O'Cahir
Admin


Messages : 115
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Mer 10 Fév - 17:57

Pour une fois Siobhán se tut. Elle avait déjà tout dit, elle avait déjà confié tout ce qui lui venait à Sawyer, et même si elle aurait pu se laisser aller à lui raconter combien de fois ça lui était arrivé, de se faire traiter comme un monstre, elle n'en dit rien. Toute cette histoire lui avait coupé l'envie de quoi que ce soit, même celui de raconter sa vie. C'était là que ça devenait inquiétant.
Elle releva à peine sa réponse au sujet de sa copine soit disant inexistante. Une part d'elle avait envie de croire aveuglément, comme toujours, ce qu'il lui disait. Mais après qu'il lui a déjà menti sur Kegan, qu'il s'est déjà presque fait passer pour mort pendant deux semaines, la rouquine ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il disait peut-être ça simplement pour lui faire plaisir.
L'engrenage se mit en place dans sa tête lorsqu'elle se dit qu'elle serait effectivement égoïstement heureuse d'avoir Sawyer rien que pour elle, et de ne surtout pas avoir à le partager avec qui que ce soit. Bien sûr elle voulait son bonheur, mais ce qu'elle voulait encore plus c'était qu'ils soient heureux ensembles. Et cette fois-ci impossible de savoir ce qu'il en était réellement. Elle n'avait plus qu'à attendre, qu'à surveiller pour voir si son ami avait ou non une copine. Elle pensa un instant que Jackson l'avait rendue paranoïaque mais au fond, il ne s'agissait que de ce qu'elle avait plus ou moins prévu depuis ses messages étranges quand il mangeait chez sa "connaissance féminine ". Sio refusait de lui donner un autre nom, ce serait la considérer avec trop d'importance voire de respect.
Elle se rendit qu'elle s'était plus ou moins laissée bercer par la voix de Sawyer, alors qu'elle avait la tête sur son épaule, apathique. Mais elle entendit très nettement la fin de son discours, sur toute l'énergie qu'elle ne devait pas perdre pour un imbécile. De toute façon elle n'avait plus l'impression d'avoir  de l'énergie disponible pour quoi que ce soit. Elle aurait juste voulu dormir, dormir et se réveiller dans quelques années avec une jolie vie facile et prête à l'emploi, où elle ne serait que Siobhán et certainement plus Siobhán la mutante.
Elle sentit la manche de Sawyer sécher des larmes, ce qui eut le mérite de lui faire redresser la tête.
Et sérieusement, son ami venait de lui dire le truc le plus mignon de tout ce qu'elle avait pu entendre jusque là.  Les gens, même des parents, avaient toujours insisté sur l'importance de masquer ce qui pouvait rendre différent,  que ce soit physiquement par du maquillage ou autrement pour masquer la mutation. Siobhán avait même eut des médicaments sensés l'aider pour ça quand elle était petite. Mais Sawyer lui, il avait l'air d'avoir compris et accepté qu'elle ne se cache plus. Elle en avait les larmes aux yeux, mais même si son ami ne voyait certainement pas la différence, l'origine n'était pas la même. Elle oscillait péniblement entre la joie de se dire qu'elle pouvait compter sur lui et la peine immense que Jackson avait causée. Et surtout, encore au dessus de tout ça, la fatigue intense, aussi physique que mentale, qui la rendait passablement plus fragile qu'elle ne l'était déjà.

 - T'es sérieux ?  

Elle se rendit compte que sa question était imprécise et qu'il risquait de ne pas comprendre.

 - Je veux dire, t'as pas de copine ? Pour de vrai ?


Même si ça risquait de paraître bizarre à Sawyer, c'était certainement une des choses les plus joyeuses qu'il pouvait lui annoncer. Elle avait juste mis un peu de temps à digérer l'information. Mais déjà Siobhán reprenait du poil de la bête et retrouvait sa fabuleuse capacité à se focaliser sur des éléments sans intérêts et à passer de l'un à l'autre sans discernement.

 - Tu sais ce qu'on devrait faire ?

Attention, festival de bêtises telles que s'inscrire sur un site de rencontre, aller dans un club échangiste, monter une secte, ou partir faire un élevage de koalas violets au Brésil dans 3, 2, 1...

 - Prendre une bonne douche -pas en même temps hein ! - et manger un truc plein de sucre sans rien faire d'autre de la soirée.  Fin toi je sais pas, mais moi ça me ferait hyper plaisir.  


Elle se retint d'ajouter qu'elle avait un magnifique pyjama à lui montrer, avec une licorne fabuleuse dessus, parce qu'après tout il était son meilleur ami et pas la commère du coin. Mais l'idée restait à peu près la même :ne rien faire, probablement prendre 15 kg en une seule soirée, mais surtout oublier. Et Sawyer aussi, il devait en avoir un paquet des choses à oublier.

 - Et demain, j'défonce Jackson. Comme ça c'est lui qui va pleurer.
[/color]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sawyer T. Davis



Messages : 105
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Jeu 11 Fév - 15:42

Tu fronces les sourcils lorsqu’elle te demande si tu es sérieux. Bien sûr que si ! Parler autant d’un coup est une chose assez rare venant de toi, alors tes mots ne sont jamais vides de sens. Tu ouvres la bouche pour affirmer tes propos, mais voilà qu’elle retourne sur le sujet de ta copine inexistante. Vraiment, après tout ce que tu viens de dire, c’est tout ce dont elle se souvient ? « Euh… Non. Je veux dire, oui, pour de vrai, je n’en ai pas. Je ne sors pas vraiment assez pour ça d’ailleurs… » Et surtout, tu n’as de yeux que pour une seule personne de toute façon. Tu es un peu surpris par sa réaction lorsqu’elle recommence à être énergique comme à son habitude. Tu n’es pas certain si son changement d’humeur a été influencé par tout ce que tu as dit en général ou seulement par sa découverte que tu es encore célibataire. Mais tu doutes qu’il s’agisse de la dernière option puisque tu ne vois pas trop pourquoi elle serait heureuse que tu n’aies personne.

« Honnêtement… non..? » Tu te prépares à quelque chose d’un peu fou. Siobhan est tellement imprévisible qu’elle pourrait bien te proposer d’aller faire un saut en parachute pour faire sortir votre frustration mutuelle. Tu ne sais pas si tu apprécierais l’expérience. Tu sais que tu vas devoir le faire un jour ou l’autre vu tes perspective professionnelles futures, mais pas aujourd’hui! Tu sens le rouge te monter aux joues lorsqu’elle précise de prendre une douche séparément. Tu te retiens de répliquer que tu n’aurais jamais proposé quoi que ce soit du genre de toute façon. Mais au moins, tu es rassuré. Elle ne pleure plus et semble être de meilleure humeur qu’il y a quelques minutes. Tu ne vois personnellement pas trop l’intérêt de se mettre en pyjama et de manger des sucreries, mais si ça peut lui remonter le moral, tu ne diras pas non. Apparemment, c’est un stéréotype qui a du vrai, les filles qui font ça pour faire passer leur peine. Tu souris quand même. « Mhm, si ça te ferais plaisir, pourquoi pas. Des trucs pas trop santés j’en ai plein. » C’est surtout parce qu’en fait, tu as passé une bonne partie de ta période de déprime à manger tes émotions.

« Je me suis déjà lavé personnellement, comme j’ai fais du sport. Alors… tu peux y aller, je vais trouver des trucs à manger. » Une fois Siobhan partie, tu ranges ce que tu avais d’abord mis sur le comptoir et tu sors toute la malbouffe que tu gardais en réserve depuis un moment. Tu trouves même de la crème glacée avec du sirop au chocolat et des petites guimauves. Tu n’as pas mangé ça depuis longtemps, mais tu te souviens que ta mère t’en préparait en bol pour te récompenser après une journée chargée ou difficile. Malgré tout le sucre contenu dans une petite portion, tu restais toujours calme et tu finissais par aller faire du sport pour éliminer le trop plein d’énergie. Ça avait un point positif, tes parents n’hésitaient pas à te donner du sucre quand tu en voulais. Tu finis par t’installer dans le salon et allumer la télé en attendant Siobhan, une réglisse dans la bouche. Ton téléphone se met alors à vibrer et tu jettes un coup d’œil pour voir qu’il s’agit de ton entraineur de kendo. Tu décroches pour écouter sa proposition. Tu es surpris qu’il t’appelle personnellement pour t’offrir du travail, considérant que ton grade n’est pas aussi élevé que d’autres vu tes entrainements espacés. Pourtant, il considère que tu as beaucoup de potentiel et que tu es déjà plus avancé que ton niveau. Tu t’attends à quelque chose de motivant, mais voilà qu’il te propose de prendre en charge les cours donnés toute la semaine aux groupes les plus jeunes. L’idée ne t’enchante pas particulièrement, tu dois l’avouer, et tu décides de prendre un peu de temps pour y réfléchir. En même temps, ça te ferais sortir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.   Aujourd'hui à 21:55

Revenir en haut Aller en bas
 
Do you know what my shirt is made of? Boyfriend material.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» idée de tee-shirt militant
» Bombes chirurgicales made in USA et ceintures d'explosifs terroristes ?
» T-Shirt autographié par Guillaume Latendresse - une bonne cause
» made in prc !!
» ? : VP et T-shirt

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Repaire de la team Rocket :: Reckless & Brave-
Sauter vers: