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 Look inside for a place to hide

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Siobhán A. O'Cahir
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Messages : 122
Date d'inscription : 18/05/2015

MessageSujet: Look inside for a place to hide   Mer 9 Sep - 17:26

Siobhán regarda encore une fois l'écran d'accueil de son téléphone portable, pour constater que Sawyer n'avait pas encore répondu à un seul de ses messages. Elle en avait envoyé 35 en deux semaines - elle avait compté- et avait dû se retenir pour ne pas le harceler encore un peu. Depuis sa soirée d'anniversaire, ou plutôt le lendemain de cette soirée, la rouquine n'avait plus eu un seul signe de vie de la part de son ami.
Ce n'était pas faute d'avoir cherché pourtant ! Elle avait envoyé des messages à tout le monde, presque tous les élèves avec qui elle s'entendait bien, et personne n'avait croisé l'étudiant. Elle avait même été demander à Kegan. Ça commençait sérieusement à l'inquiéter, comme si elle n'avait que ça pour l'angoisser !
Mais l'Irlandaise avait déjà une bonne liste de choses inquiétantes auxquelles faire face et c'était dans ces moments là qu'elle se disait qu'avoir un ami avec qui discuter ferait du bien. Seulement Sawyer était demeuré muet et la rouquine n'avait pas osé lui écrire quoi que ce soit à propos de ses ennuis. S'il ne lui parlait pas pour lui dire bonjour, pourquoi lui expliquer des choses plus intimes ?
Et maintenant elle était là, droite comme un piquet devant sa porte d'entrer. S'il refusait de lui parler, avait-elle vraiment le droit de demander à le voir ? Mais Sio ne parvenait pas à mettre de côté la possibilité qu'il lui soit arrivé quelque chose. Quelque chose de possiblement grave. Après tout c'était son meilleur ami, et un silence aussi long ne pouvait s'expliquer par un incident. Comme si elle avait besoin de ça ! Elle frappa à la porte précipitamment.

- Sawyer ? C'est moi.

Elle resta bien droite devant la porte, voulut se gratter la joue droite, grimaça de douleur, et se rendit compte que même ce geste lui faisait mal. Le coup qu'elle s'était pris à cet endroit avait laissé une marque violette très prononcée qui tranchait sur la peau très pâle de la surveillante. Mais elle n'y pensait pas vraiment. Elle était là pour son ami, pas pour se plaindre de sa joue ou de ses autres douleurs.

- Je peux entrer ?

Elle prenait soin de parler fort pour être sûre que la porte ne ferait pas obstacle au son. Chaque seconde de silence la rendait plus inquiète encore. Sawyer vivait seul depuis quelques temps désormais dans la grande maison de son oncle. Siobhán n'y était jamais entrée mais avait déjà aperçu que tout semblait vraiment bien à l'intérieur, quoique peut-être moins extravagant et tape-à-l'oeil que chez Kegan. Mais ce n'était pas le propos. Puisqu'il vivait seul la rouquine s'inquiétait qu'il lui soit arrivé un problème chez lui et que personne n'ait été là pour l'aider. Elle leva à nouveau une main tremblante vers la porte et frappa avec plus d'insistance. La panique prenait peu à peu le dessus dans sa voix qui se voulait pourtant calme.

- Je... Je sais que t'es là.

En fait elle n'en savait rien, elle se contentait d'être intimement convaincue. S'il avait réussi à ne croiser personne qu'elle connaissait depuis 2 semaines, il semblait évident qu'il devait réduire au minimum ses sorties. Et donc se trouver très souvent chez lui. Sio essayait de se persuader qu'il ne remarquerait pas son bluff mais savait pertinemment qu'elle ne savait pas mentir. Ce n'était pas nouveau.

- S'il te plaît...

L'archère ne savait pas trop s'il avait remarqué, mais sa voix s'était étranglée dans sa gorge. Parce que, l'inquiétude montant encore, elle avait envie de pleurer et faisait tous les efforts possibles pour s'en empêcher. Elle avait envie de se laisser glisser contre la porte et de verser toutes les larmes de son corps mais c'était impossible: son ami avait besoin d'elle. Du moins elle l'imaginait ainsi.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Ven 11 Sep - 19:58

Deux semaines.

Tu es à peine sorti depuis, et tu n’as vu personne sauf les livreurs qui viennent régulièrement te porter la nourriture que tu commandes. Heureusement, tu n’as plus mal à ta jambe et tu peux te déplacer librement pour faire tes courses. Tu manques juste de motivation pour te faire à manger toi-même. Tu dois te l’avouer, tu te néglige depuis les événements d’il y a deux semaines. Tu ne prends plus vraiment la peine de t’habiller lorsque tu te réveilles le matin et tu n’as pas fait de lessive ou de tâches ménagères. C’est à peine si tu ouvres les rideaux au rez-de-chaussée lorsque tu t’y trouve. Te sentant particulièrement souillé, tu ne vois pas l’intérêt de faire quoi que ce soit pour améliorer la situation et tu te contentes de t’occuper de tes besoins de base.

D’ailleurs, tu as particulièrement faim et tu sais qu’il reste un sandwich dans le réfrigérateur. Tu en as commandé deux la veille, sachant pertinemment que tu aurais faim au réveil. Il est déjà midi passé et tu t’es prélassé dans ton lit le plus longtemps possible. Tu te fais la réflexion en voyant la montagne de vêtements par terre que tu devrais faire un peu de lessive, mais tu décides finalement d’enjamber le tout et de descendre à l’étage inférieur pour manger. Tu saisis ton casque d’écoute au passage et ton ipod pour écouter de la musique et t’isoler encore plus même si tu es complètement seul dans la grande maison. Tu as besoin de quelque chose pour occuper ton esprit en permanence. Tu commences à avoir chaud et tu décides de rouler le bas de ton pantalon jusqu’à tes chevilles.

Une fois dans la cuisine, tu pousses quelques trucs qui traînent sur le comptoir, à la recherche de ton sandwich. Tu n’as pas vraiment jeté les boites et les emballages de tout ce que tu as mangé depuis les deux dernières semaines et tu manques d’espace. Tu décides de déambuler en mangeant ton repas sans remarquer qu’une bonne partie de ce que le pain contient tombe par terre derrière toi. La musique sur les oreilles, tu ne remarques pas que tu as une visiteuse qui cogne à la porte. Tu as essayé de ne pas penser à elle ces dernières semaines, ni à Kegan. Tu ne sais pas comment il a fait, mais tu sais qu’il est passé à ton domicile quelques jours plus tard. Tu es resté derrière la porte en faisant semblant de ne pas être là alors qu’il te demandait de le laisser entrer pour qu’il puisse t’expliquer la situation, mais tu n’as rien voulu entendre.

Tu as un frisson en repensant aux événements et soudainement, tu n’arrives plus à avaler ce que tu as dans la bouche. Au fil des jours, tu as commencé à avoir certains souvenirs. Tu te souviens effectivement de t’être réveillé habillé dans le lit de Kegan, puis de t’être retrouvé dans ses bras en essayant de te déshabiller toi-même. Suite à ces souvenirs, tu as encore plus refusé de mettre le nez dehors. Tu devais te rendre à l’évidence : peu importe ce qui s’est produit cette nuit-là, tu le voulais. Tu ne peux pas mettre la faute sur quelqu’un d’autre puisque c’était ta décision. Tu aimerais avoir quelqu’un à qui en parler, mais tu n’as que Siobhan et Lawrence. Hors de question d’en parler à l’un ou l’autre, et tu ne te vois certainement pas annoncer à Lawrence que tu crois avoir couché avec un surveillant masculin de ton école qui doit facilement avoir sept ans de plus que toi. Et qui, en plus, est l’icon même de tout ce que ton oncle déteste. Tu te laisses tomber sur un fauteuil dans le salon et tu échappes aussi ton sandwich sur le sol. Tu le regardes tomber, le regard vide, toujours sans entendre Siobhan de l’autre côté de la porte qui commence à paniquer.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Sam 12 Sep - 4:11

Pourquoi il n'ouvrait pas cette porte ? Toutes les options étaient envisageables et c'était aussi cette incertitude qui mettait Siobhán si mal. Elle retenait toujours dignement ses larmes, sentant une boule dans sa gorge qui l'empêchait presque de parler, et frappa encore une fois à la porte sans rien ajouter.
Sawyer l'entendait-il ? La regardait-il à travers le judas de la porte ? Ou lui était-il vraiment arrivé quelque chose qui justifierait ce si long silence, et l'angoisse grandissante de Siobhán ?
Elle frappa encore sur cette fichue porte, aurait voulu la briser rien que pour voir son ami.
La rouquine passa une main sur sa joue violette, croyant qu'un larme y coulait, et grimaça encore.
S'en était trop pour elle toute cette histoire elle voulait simplement s'assurer que son ami allait bien, peut-être parce qu'elle se doutait qu'évidemment ce n'était pas le cas. Elle frappa avec force sur la porte sans entendre aucun signe venant de l'intérieur.
Sio se dirigea alors vers une fenêtre. Elle était fermée et les rideaux à peine ouverts, ce qui ne laissait pas voir grand chose. L'intérieur paraissait sombre, et la rouquine ne parvenait pas vraiment à voir quoi que ce soit à part la silhouette de son ami qui regardait dans une autre direction. Elle frappa au carreau, le coeur lourd de se dire qu'il était vraiment là, qu'il ne lui était rien arrivé d'aussi grave que ce qu'elle imaginait, et donc qu'il l'ignorait probablement en toute connaissance de cause.
Avait-elle fait quelque chose de mal ? Elle ne pensait pas, mais n'arrivait même plus à en être sûre. Ce qu'elle savait par contre, c'est qu'elle ne l'abandonnerait pas même s'il ne voulait plus lui parler pour le moment. Après tout, quand elle l'avait rencontré il ne voulait pas lui adresser la parole. Et après qu'ils ont attrapé le voleur, il avait encore voulu l'éviter. Elle soupira. Pourquoi était-il si compliqué ?

L'Irlandaise recula dans la rue pour observer la maison et chercher une entrée. Il ne voulait pas lui ouvrir ? Elle se débrouillerait seule. Ce n'était pas parce qu'il n'était pas allongé par terre que tout allait bien pour lui - elle essayait de s'en persuader pour se dire qu'elle avait raison de persévérer à lui parler.
Il y avait une fenêtre ouverte, mais au premier. La surveillante détailla le bâtiment, cherchant les prises qu'elle pourrait atteindre pour infiltrer l'édifice par cette ouverture. Elle n'avait pas vraiment le choix pensait-elle. Sawyer n'avait pas l'air de vouloir lui ouvrir et elle ne comptait pas lui laisser le plaisir de la décision. Elle escaladerait ce mur.
Les prises n'étaient pas particulièrement difficiles à atteindre, mais les muscles de la rouquine avaient été bien trop sollicités ces derniers temps. Chaque mouvement ample lui tirait une grimace douloureuse, et si ça n'avait pas été pour voir Sawyer elle aurait probablement abandonné et serait repassée le lendemain. Arriver jusqu'à la fenêtre fut plus douloureux que long, et la véritable difficulté fut de se glisser à l'intérieur. Seulement la surveillante était loin d'être grosse et la vitre était bien ouverte. Elle se fracassa sur le sol de la salle de bain et poussa un gémissement de douleur en sentant tous ses bleus qu'elle avait choisi d'ignorer jusque là.
Il lui fallut un certain temps avant de pouvoir se relever, et elle laissa alors ses yeux se promener dans la pièce. C'était plutôt joli, et rien que la dimension de cette pièce faisait comprendre à Sio combien Sawyer avait du trouver son appartement minuscule. Choisissant néanmoins de ne pas trop s'attarder sur la décoration elle ouvrit la porte, qui donnait visiblement sur le couloir, et sortit de la pièce à pas lents.
Son angoisse s'accrut encore lorsqu'elle se rendit compte que ce qu'elle faisait était totalement illégal et qu'il pourrait la dénoncer à la police s'il souhaitait se débarrasser d'elle. Mais à vrai dire ces derniers temps elle commençait à voir des avantages à la prison: être nourrie logée blanchie gratuitement, par exemple. Elle ouvrit plusieurs portes au hasard, découvrant un peu l'agencement de la maison. Et la chambre de son ami. Elle comprit que ce n'était pas celle de Lawrence grâce à l'incroyable bazard qui y régnait. A défaut d'être une preuve de soin et de propreté, c'était au moins une preuve de vie. La rouquine s'empressa de fermer cette porte et s'engouffra dans les escaliers à pas toujours lents. Que se passerait-il si son ami ne voulait pas la voir ? S'il n'était plus son ami ?
Elle trébucha à deux marches de la fin de l'escalier et tomba par terre à nouveau. Sa tête fut décorée de sympathiques restes de sandwich qui traînaient par là.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Sam 12 Sep - 15:55

Tu soupires en te décidant finalement à nettoyer le sandwich qui vient de tomber à tes pieds. En fait, tu songes que tu devrais vraiment faire un peu de ménage car plus tu attends, plus la situation empire et tu n’as pas envie de terminer dans une émission télévisée ou tu dois faire appel à des pros du nettoyage parce que ta maison est devenue un vrai dépotoir. Tu te lèves un peu péniblement, car tu manques cruellement d’énergie dernièrement, et tu passes par-dessus le restant de pain, de salade et de viande qui traîne par terre. Tu ne remarques même pas la mauvaise odeur qui flotte au rez-de-chaussée ni la tienne, d’ailleurs, à force de rester dedans. Tu tournes la tête et tu t’arrêtes, remarquant une forme au bas des escaliers. Avec les rideaux tirés, il fait un peu sombre et tu as du mal à voir. Une chose est sure, la personne n’est pas entrée par la porte puisqu’elle est verrouillée. D’ordinaire, tu aurais un peu paniqué malgré tes capacités plus qu’efficaces à te défendre, mais tu ne bouges même pas. Quelqu’un pourrait bien tenter de te cambrioler que tu ne ferais pas grand-chose. Tu n’as pas besoin de la majorité des trucs qui traînent, de toute façon.

Lorsque la personne relève la tête, avec des morceaux de sandwich que tu as dû faire tomber sans t’en rendre compte, tu réalises qu’il s’agit de Siobhan. Qu’est-ce qu’elle fait dans ta maison, tu n’en sais rien et par terre, encore moins. Tu clignes des yeux plusieurs fois avant de lever une main vers ton casque d’écoute et le faire descendre jusqu’à ton cou, sans vraiment prendre la peine d’arrêter la musique qui joue beaucoup trop fort pour que ce soit bien pour tes tympans. « Siobhan, qu’est-ce que tu fais là? » Et surtout, comment est-elle arrivée là? Tu la fixes un instant, puis tu prends conscience qu’elle est tombée dans de la nourriture que tu as fait traîner par terre. Tu ne l’as jamais invitée chez toi auparavant, et voilà qu’elle se pointe alors que l’intérieur de ta maison a l’air d’une énorme poubelle. Tu l’aides à se relever en enlevant la salade de sa tête d’un coup de main et en regardant autour pour t’assurer qu’elle ne voit rien.

« Euh… Ce n’est vraiment pas un bon moment, je n’ai aucune idée comment tu as réussis à entrer ici mais euh… non, pas un bon moment du tout, désolé pour la salade, je crois que tu ferais mieux de revenir. » Tu ne l’as pas contactée les dernières semaines parce que tu n’avais pas envie de voir qui que ce soit et même si elle t’a manqué tout ce temps, tu n’es pas exactement ravis de la voir là. Pas parce que tu n’apprécies pas sa présence, bien entendu, mais ton manque d’hygiène te dérange soudainement. Tu ne remarques pas tout de suite l’état de son visage puisqu’il fait trop sombre et tu restes planté là en silence, attendant qu’elle retourne d’où elle vient.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Sam 12 Sep - 16:52

Il y avait un truc froid et humide sur son front. La rouquine releva péniblement la tête en se disant qu'elle allait finir par avoir le corps entièrement bleu si elle continuait comme ça.
Pour l'entrée discrète et élégante c'était raté, mais le bon côté était que Sawyer n'avait pas l'air d'avoir l'intention d'appeler la police. Il se contenta de baisser le casque de ses oreilles, faisant prendre conscience à la rouquine qu'il ne l'avait certainement pas entendue derrière la porte, et la regarda avec insistance. Normal, puisqu'elle était allongée par terre dans son salon avec de la salade sur la tête. Évidemment il demanda ce qu'elle faisait ici, mais Siobhán se tut jusqu'à s'être relevée grâce à son aide. Sawyer enleva la salade de son visage. Et l'Irlandaise se disait qu'elle était déçue qu'une telle entrée lui fasse si peu d'effets.
Maintenant qu'il avait enlevé la salade de son visage, elle s'apercevait que la mauvaise odeur qu'elle avait sentie ne venait pas d'une vinaigrette ratée mais de l'air ambiant... Et finit par se dire, en reconnaissant un mélange de nourriture, de transpiration et de renfermé, qu'elle était arrivée au bon moment. Celui du grand ménage.
Cependant son hôte involontaire ne semblait pas du même avis du tout, et n'hésita pas à lui demander de sortir et de revenir. Et puis quoi encore ?! Elle avait eu bien assez de mal pour le voir. Et qu'est-ce qui lui garantirait que la prochaine fois il ouvrirait la porte ?

- Hors de question.


C'était sans appel, mais pas méchant.

- J'ai eu bien assez de mal à avoir de tes nouvelles ! Si t'avais daigné me répondre, on aurait largement eu le temps de se parler au bon moment, mais là il est déjà trop tard.


Trop tard pour quoi ? Pour qu'elle puisse lui parler au moment où elle aurait eu besoin de lui.

- Et puis, ça faisait une demi-heure que je frappais à ta porte, alors qu'est-ce qui me dit que tu m'ouvriras la prochaine fois, hein ?

Il aurait été dur de ne pas sentir le reproche dans sa voix, mais Siobhán passa vite à autre chose. Elle lui en voulait terriblement de ne pas avoir donné de ses nouvelles mais c'était quand même un ami, son meilleur ami. Si elle lui en avait tant voulu, elle ne se serait pas donné la peine d'une telle entrée. Sans réfléchir, Sio s'approcha pour le prendre dans ses bras sans lui laisser son mot à dire. Elle ne le serra pas très fort, pour éviter qu'il appuie sur un de ses bleus puisqu'elle avait déjà mal partout. Et puis, très honnêtement, il ne sentait pas la rose non plus.

- Tu m'as manqué, j'ai cru qu'il t'étais arrivé quelque chose j'étais super inquiète ! Tu m'avais promis que tu me ferais plus des peurs pareilles, il aurait pu t'arriver tellement de choses, en plus tu répondais à personne, j'ai vraiment appelé tout le monde...


Elle se tut dans un étrange hoquet, signe qu'elle se retenait de pleurer. Elle était partagée entre tous les reproches qu'elle avait à lui adresser et le soulagement qu'elle ressentait à le voir désormais. Seulement, et malgré l'envie qu'elle en avait, l'Irlandaise avait décidé de ne pas pleurer. Si Sawyer n'avait pas voulu la voir plus tôt c'était peut-être qu'il ne pensait pas pouvoir lui faire confiance. Et chez Sio, la seule manière qu'on avait de se montrer digne de confiance pour quelqu'un était de se montrer fort. Ce n'était peut-être pas la meilleure technique mais c'était la sienne.
Brusquement elle cessa de tenir son ami contre pour lancer un regard autour d'elle. Ça sentait vraiment trop mauvais pour qu'elle ne fasse rien. Sans même attendre une réponse ou une remarque, elle se dirigea vers les fenêtres. Elle ouvrit tous les rideaux et toutes les vitres, oubliant de se préoccuper du fait que Sawyer allait voir l'état de son visage: de toute façon il n'y pouvait rien c'était trop tard.
Et ensuite elle remarqua le bazar sans nom qui régnait dans la pièce.

- Mais... Qu'est-ce que t'as fait, hein ?


Siobhán lui lança un regard interrogateur.

- Bon qu'est-ce que t'attends, on va pas laisser ça comme ça !


Elle se disait qu'il fallait le secouer un petit peu, parce qu'il n'avait pas l'air très réveillé au final. Elle choisit de ne pas lui dire qu'elle avait envie ou besoin de lui parler, elle ne considérait plus ça comme important malgré ses problèmes. Déjà elle allait aider son ami.

- Je sais pas où sont rangées tes affaires pour le ménage moi !


Et, trop impatiente, elle partit fouiller un placard. Elle n'avait pas pris la peine de lui demander son avis évidemment.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Mar 15 Sep - 12:38

Tu ne peux pas t’empêcher de soupirer. Tu ne comprends pas trop pourquoi elle voudrait rester dans un endroit pareil. Tu l’écoutes sans rien dire, en te disant qu’elle t’a probablement envoyé des messages ou qu’elle a essayé de t’appeler. Tu ne sais même plus où est ton téléphone et de toute façon, même si tu essayais de t’appeler toi-même, la batterie a probablement rendue l’âme il y a un moment. « J’ai perdu mon portable… Quelque part. » Te connaissant, il doit être caché entre deux coussins du canapé ou sous une pile de vêtements sales. « Ah… Pas entendu. Et j’évite d’ouvrir, oui, au cas où ce serais encore Kegan. » Tu ne précises toutefois pas qu’il s’est vraiment présenté chez toi. Tu la laisses te prendre dans ses bras, mais tu ne réagis pas vraiment. Tu as été assez déconnecté de la réalité depuis deux semaines mais peut-être que sa présence va t’aider à te ressaisir et arrêter de te cacher dans ta saleté.

Tu es soudainement mal à l’aise en pensant au fait que tu n’as pas pris de douche depuis quelques jours et tu recules pour sortir de la bulle de Siobhan. « Non, j’avais juste besoin de… temps. » Seul, loin de tout le monde, pour pouvoir effacer tout ce qui s’est passé. Tu la suis des yeux alors qu’elle déambule dans la maison, et tu pousses une exclamation de surprise lorsqu’elle ouvre les rideaux. Tu étais bien dans ta pénombre, pourquoi faire entrer le soleil? Aérer l’endroit ne ferait pas de mal, tu es d’accord, mais tu n’as pas envie de voir l’étendue de la pagaille plus clairement. Pour la première fois depuis des jours, tu es embarrassé de ton état. Tu fuis le regard de Siobhan et tu ouvres la bouche pour répondre, mais tu n’as rien à dire. La réponse est assez évidente : Tu n’as absolument rien fais, si bien que tu n’as même pas pris la peine de sortir les ordures ou nettoyer quoi que ce soit. Tu ne remarques pas tout de suite l’état de son visage, comme tu te concentres sur autre chose que sur elle.

« Ça va, je vais m’en occuper… » Tu n’as pas particulièrement envie que Siobhan fasse le tour de la maison pour ramasser tes déchets. Évidemment, malgré tes protestations, elle est déjà en quête de tout l’arsenal nécessaire pour désinfecter et nettoyer l’endroit. En soupirant, tu lui pointes le placard ou tout est rangé, probablement le seul endroit intouché de la maison qui ne soit pas en désordre. Évidemment, puisque tu n’as rien utilisé. « Attends avant de commencer, je vais aller prendre une douche… » Sans conviction, tu montes à l’étage et tu déniches des vêtements propres (tu as quand même fais un peu de lessive, tu n’es pas rendu au point de reporter tes vêtements sales). La douche te réveille un peu et c’est seulement en te séchant que tu prends conscience que tu devais sentir vraiment mauvais. Tu descends finalement au bout d’une dizaine de minutes, résigné, après t’être brossé les dents. Quand Siobhan veut quelque chose, elle ne demande pas la permission. « Tu sais que tu n’as pas à… » Tu la fixe un instant alors que tu te sèches les cheveux, prenant conscience que quelque chose cloche.

Tu ouvres grand les yeux, soudainement habité par une énergie nouvelle, et tu pointes son visage. Peu importe dans quel état tu te trouves, qu’il soit dépressif ou pas, voir une blessure ne te laisse pas indifférent. « Tu me demandes ce que MOI j’ai fais ? Rien, si on compare à toi! C’est quoi cette ecchymose sur ton visage, elle est énorme… Quelqu’un t’a frappée? » L’idée qu’elle se soit battue avec Kegan à cause de toute la situation te passe très rapidement par la tête mais tu chasses l’idée aussi vite. Impossible et malgré la haine que tu portes envers Kegan, tu n’irais pas jusqu’à dire qu’il frapperait une fille. Ou une personne, en général. Tu lui enlèves le sac à déchets des mains, décidant de t’occuper pour faire passer la frustration qui t’habite soudainement. Au moins, tu n’agis plus comme un corps mort ambulant. Tu commences à jeter des déchets dans le sac. Heureusement, tu n’as pas non plus utilisé le plancher comme une poubelle. Tu n’as tout simplement pas sortis les sacs pleins dehors. Par contre, tu n’as pas nettoyé la vaisselle, qui s’empile dans la cuisine, et tes vêtements et divers objets jonchent le plancher, dans la poussière.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Mar 15 Sep - 14:56

Siobhán se moquait bien des protestations de Sawyer. Maintenant qu'elle était là, et que la maison de son ami lui donnait une image de ce qu'avaient pu être ces deux semaines pour lui, il était hors de question qu'elle se laisse persuader qu'il allait tout faire tout seul et tout de suite. Sinon, elle partait du principe que ce serait déjà fait depuis longtemps.
Elle ne comptait pas non plus attendre sagement qu'il ait fini de prendre sa douche pour se mettre au travail : elle n'avait pas l'intention de passer sa journée le nez dans le ménage pour lui faire plaisir, et plus tôt elle commencerait, plus tôt ce serait terminé. Lorsqu'il emprunta les escaliers Sio avait déjà le nez dans le placard qu'il lui avait indiqué, plongeant à la recherche des produits d'entretiens et des sacs poubelle. Certaines bouteilles attirèrent particulièrement l'attention de la jeune femme, qui observa les dessins des étiquettes avec application tout en renonçant à lire les mots qui y étaient inscrits : la plupart des appellations relevaient, surtout en anglais, du charabia totalement incompréhensible pour elle. Quand serait venue l'étape des sols et de la poussière, l'Irlandaise demanderait très certainement à Sawyer ce qu'il avait l'habitude d'utiliser. Histoire de ne pas faire d'énormes traces suspectes sur les meubles. Siobhán attrapa alors les sacs poubelles et entreprit un rapide tour du salon pour faire l'état des lieux.
Au passage, elle ramassa les bouts de sandwichs tombés à plusieurs endroit, et quelques papiers qui avaient visiblement étés posés sur la table mais qui étaient tombés par terre à cause d'une pile plus ou moins artistiques de boîtes et cartons de nourriture livrée. Peut-être parce que son ami n'avait pas jugé utile de faire le ménage avant. Tout cela lui paraissait bien étrange venant de Sawyer, qu'elle avait toujours imaginé être quelque d'organisé même s'il avait parfois tendance à se laisser aller notamment en cours. Ces deux dernières semaines avaient dû être particulièrement compliquées pour lui, et la rouquine était bien décidée à lui changer les idées.
Lorsqu'il revint après sa douche, elle l'entendit à peine jusqu'à moment où il commença une phrase destinée à la démotiver dans son entreprise de nettoyage. Il ne pouvait donc pas faire comme tout le monde, et profiter de l'occasion d'avoir quelqu'un qui vous fait le ménage gratuitement ? Et puis franchement, ils étaient bien assez proches pour que ça ne dérange pas Sio de l'aider un petit peu. Même s'il y avait des activités bien plus sexy que le ménage, évidemment.
Se rendant compte qu'elle n'avait pas vraiment donné suite à la phrase de son ami, et qu'il s'était interrompu dans son propos, Siobhán tourna la tête vers lui et le regarda droit dans les yeux comme à son habitude. Du moins, jusqu'à ce qu'il pointe son doigt vers elle avec un air bizarre. La première réaction de la jeune femme fut de froncer les sourcils et de faire une tête bizarre en louchant vers son nez, comme si elle cherchait à compter ses tâches de rousseurs pour en trouver une énorme ou une qui lui serait encore inconnue.
Le mot « ecchymose » ne faisait pas partie du vocabulaire de Sio, certainement pas en Anglais en tout cas, mais avec le contexte elle n'eut pas vraiment besoin de demander une explication à Sawyer. Le sourire qu'elle avait commencé à afficher, dans l'optique de remettre un peu d'ambiance entre eux, s'évanouit directement en même temps qu'elle portait une main à son visage et détournait la tête. Comme si ça suffirait à masquer l'affreuse couleur de sa peau et à faire oublier à Sawyer ce qu'il venait de voir.

-Euh...


Sio avait la bouche grande ouverte sans savoir quoi dire, ce qui était assez rare. Elle était venue chez son ami pour lui raconter tout ce qui s'était passé, pour réclamer son soutient et quémander un peu de l'affection qui lui faisait défaut en ce moment, mais depuis qu'elle s'était lancée dans l'Opération Nettoyage, la rouquine avait décidé de ne rien dire. Elle se sentait égoïste d'être venue dans l'espoir de pouvoir épancher ses larmes et extérioriser sa douleur avec Sawyer, surtout maintenant qu'elle se rendait compte qu'il disait avoir eu besoin de temps. Elle n'avait pas vraiment songé à lui en accorder. Elle n'avait pas vraiment réfléchi à l'envie qu'il aurait de l'écouter ou non, et se sentait bien ridicule maintenant qu'il lui posait directement LA question.
Et puis, quoi lui dire ? Elle ne pouvait décemment pas lui dire brusquement et sans préparation aucune qu'elle était allée se battre pour gagner de l'argent. Parce qu'elle savait que ce n'était pas une très bonne décision, et parce qu'elle savait que si son ami avait répondu lorsqu'elle avait tenté de l'appeler, il l'en aurait dissuadée.

-C'est compliqué.


Il lui arracha des mains son sac poubelle, et se sentant mal à l'aise dans l'inaction la rouquine partit se réfugier dans la cuisine en entreprenant de faire la vaisselle. Le bruit de l'eau la fit espérer un moment que l'étudiant n'allait pas lui poser plus de questions. Peut-être qu'un jour, dans plusieurs mois, elle pourrait lui parler de tout ça comme d'une quelconque anecdote, mais pour le moment elle n'avait ni envie ni besoin qu'on vienne la disputer. Et puis, il n'était pas aussi curieux qu'elle – personne n'était aussi curieux qu'elle. Sio se complaisait naïvement dans l'idée qu'il abandonnerait ici cette discussion pour lui raconter n'importe quoi d'autre, que ce soit la dernière bêtise qu'il ait vu à la télé ou la méthode de reproduction des cétacés. Elle finit par se rendre compte qu'elle devrait aborder un nouveau sujet toute seule.

-Tu pars en vacances cet été ?


Question sans intérêt. Peut-être qu'elle la posait uniquement parce que sa famille avait annulé son voyage à New-York.

-Il y a pas mal de gens qui partent, certains vont très loin, comme... Tu sais, le garçon blond là...

Elle ne prit même pas la peine de réellement terminer sa phrase. Elle ne savait même pas si elle avait parlé assez fort pour couvrir le bruit de l'eau qui coulait dans l'évier. Elle n'avait plus l'enthousiasme de ses conversations habituelles. C'était comme si, avec sa question, Sawyer avait fait retomber sur elle toute la fatigue et l'angoisse de ces derniers quinze jours.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Dim 20 Sep - 13:40

‘C’est compliqué’. C’est ce qu’elle t’a répondu, mais la réponse ne te satisfait pas vraiment. Tu sais qu’elle cache quelque chose mais tu aurais trouvé moins pire qu’elle invente une excuse bidon du genre ‘j’ai foncé dans une porte’. Pour quelqu’un comme Siobhan, qui a du mal à s’arrêter de parler, ce genre de comportement est assez louche. Tu la regardes du coin de l’œil alors qu’elle décide d’aller toute seule dans la cuisine, et tu ne dis pas un mot. Tu n’insistes pas, pour le moment, car tu es irrité et tu risquerais de faire une scène. Et honnêtement, tu n’as vraiment pas l’énergie pour ça présentement, en plus de ne pas avoir envie. Tu commences à te dire qu’elle n’aurait tout simplement pas dû venir et que ça aurait été mieux pour tout le monde.

Le silence dans la maison redevient lourd, mais tu t’en fiches. Tu t’es habitué au silence les dernières semaines et tu as à peine dialogué. Avant que Siobhan entre dans ta vie, tu étais toujours seul avec tes écouteurs. Être seul sans dire un mot n’est donc pas quelque chose de nouveau pour toi. Ton sac maintenant plein, tu le refermes et tu fais un nœud avant de le déposer près de la porte. Tu décides aussi de rassembler tous les sacs du rez-de-chaussée, avec l’intention de finalement les sortir à l’extérieur pour les mettre dans ton gros bac à ordures. Tu tends l’oreille en entendant la voix de Siobhan qui te demande si tu pars en vacance. Tu réprimes un rire un peu sarcastique en saisissant les premiers sacs. « Des vacances? Pour aller voir qui, exactement? » C’est le genre de question qui n’attend pas vraiment de réponse.

Tu te diriges vers la porte et tu sors dehors sans même prendre la peine de te chausser. Tu n’avais pas envie de reposer les sacs pour mettre tes chaussures. C’est la première fois que tu mets le nez dehors depuis plusieurs jours et tu dois avouer que ça ne te fais pas de mal. C’est en retournant à l’intérieur que la différence d’odeur te frappe. Ça sent plutôt mauvais à l’intérieur de la maison mais tu ne t’en rendais pas particulièrement compte puisque tu t’étais habitué à l’odeur. Tu plisses le nez en faisant un deuxième voyage. Au moins, le rez-de-chaussée est maintenant libéré de tous les déchets qui traînaient par là. Tu entreprends ensuite de ramasser les vêtements jonchent le sol, tout en remarquant le nuage de poussière s’élevant dans les airs. Tu vivais réellement dans une porcherie ces dernières semaines.

Tu évites de regarder vers la cuisine, où Siobhan est en train de frotter ce qui reste de vaisselle. Tu as des choses à te reprocher mais tu préfères être en colère sans te préoccuper de la part de responsabilité que tu as dans les événements. Tu détestes te faire mentir en plein visage, ou quand les gens te disent que ‘c’est compliqué’ ou ‘ce n’est rien’ alors que le contraire est un peu trop évident. D’un autre côté, tu t’en fiche un peu. Elle ne veut pas t’en parler, bien tant pis, ça ne te regarde pas. Tu te souviens maintenant d’une chose qu’elle a dit un peu plus tôt, et tu ne peux pas t’empêcher d’y répondre maintenant. Tu parles un peu trop sèchement, mais tu ne peux pas te contrôler. Tu vas vers la cuisine, toujours en faisant de ton mieux pour la regarder, avec l’intention d’aller chercher un balais dans la penderie. « En passant, ‘’j’ai vraiment appelé tout le monde’’. Qui ça, exactement? Parce que je ne connais personne qui soit encore vivant qui se préoccupe de ce que je peux faire dans cette maison. Puis d’ailleurs, tu as été bien occupée toi aussi apparemment, tu as l’air d’avoir mieux à faire que de venir faire la vaisselle chez quelqu’un qui ne l’a pas demandé.» Tu te sens tout de suite mal d’être aussi amer alors que tu sais très bien qu’elle s’est probablement vraiment inquiété, mais tu ne peux pas t’en empêcher.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Dim 20 Sep - 15:10

En entendant la remarque de Sawyer qui lui demandait qui elle avait bien pu appeler au juste, Sio se retourna brusquement, une assiette dans les mains, fronçant les sourcils à son intention.

-Eh bien, peut-être que si j'avais eu le numéro de ta mère, je l'aurais appelée. Mais j'ai pas cette chance, et l'annuaire non plus. Alors j'ai appelé tous les gens du lycée dont j'ai le numéro, et j'ai même appelé Kegan. Ça te suffit pas ?


La rouquine ne savait vraiment pas quoi lui dire. Elle avait l'impression d'avoir fait tout ce qu'elle pouvait pour s'assurer que son ami allait bien -après tout elle était même rentrée chez lui par la fenêtre ! Il s'attendait à quoi ?

-Et puis, si tu cherchais un peu, tu trouverais bien quelqu'un que ça intéresse, ce que tu fais ici. Moi, par exemple. Mais c'est vrai que moi je compte pas, tu m'aurais peut-être répondu sinon.

La surveillante se moquait bien de son excuse pourrie. Il avait perdu son téléphone ? Elle n'y croyait pas vraiment. Il avait dû le poser quelque part en décidant de ne plus le regarder, voilà tout. Alors qu'il aurait dû se douter qu'elle tenterait de prendre de ses nouvelles ! Ils étaient amis, non ?
Ils étaient amis... Peut-être que non, en fait. Peut-être que si ça avait été le cas, elle lui aurait confié sans hésiter ses récents problèmes, et peut-être qu'il aurait fait de même.

-Ouais, j'étais occupée, ouais.


La main qui tenait l'assiette était en train de trembler, pendant qu'elle attrapait avec l'autre un torchon de cuisine pour se donner une contenance. Siobhán commença à essuyer l'assiette, la frottant aussi fort que si un génie allait en sortir pour exaucer trois de ses souhaits. Elle avait bien conscience qu'elle allait devoir s'expliquer mais...

-Mais je suis ton amie non ? Vas-y, dis moi ce que je devais faire.


La jeune rousse lança un regard étrange à son ami. Elle frotta encore un peu plus vite l'assiette, jusqu'à ce que celle-ci lui échappe complètement des mains. Elle se fracassa au sol dans un bruit étrange, et Sio éclata de rire. Un rire nerveux qui se mua en sanglots en même temps qu'elle s'agenouillait pour ramasser les débris. Les larmes coulaient de ses yeux sans qu'elle ne puisse rien faire pour les arrêter. Elle trouvait Sawyer sec et méchant avec elle, alors juste qu'elle voulait lui rendre service.

-Dis moi ce que j'aurais dû faire !


Elle se mit à rassembler machinalement les éclats d'assiette sans même prendre garde à ne pas se couper. Qu'est-ce qu'il attendait au juste ? Qu'elle réponde vraiment à sa question de tout à l'heure?Ou au contraire, juste qu'elle parte ? Pourquoi insinuer qu'elle aurait mieux à faire que de venir l'aider ?

-C'est vrai, je suis pas venue pour faire ta vaisselle. Je suis pas venue pour faire ton ménage. Je suis venue parce que t'es mon ami, parce que je m'inquiétais pour toi, parce que j'avais besoin de parler. Mais tu veux que je fasse quoi ? Que je vienne me plaindre tout l'après-midi de ces deux dernières semaines, comme si de rien n'était, alors que chez toi c'est n'importe quoi ?


Elle s'assit par terre, oubliant complètement la tâche fastidieuse qu'elle avait commencé un peu plus tôt.

-Ouais, chez toi c'est n'importe quoi ! Pourquoi tu me l'as pas dit avant ? Pourquoi t'as pas voulu de mon aide, hein ? Je sers à quoi moi ?


Le reste de ses mots mourut dans un sanglot plus bruyant que les autres.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Dim 20 Sep - 18:08

Tu figes en l’entendant parler de ta mère. Personne ne parle de ta mère, jamais, incluant toi-même. Tu te trouves déjà dans un état de détresse, tu n’as pas en plus besoin de repenser à ta mère qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a jadis été. De toute façon, tu n’habites évidemment pas avec elle et tu ne parles jamais d’elle alors pourquoi aurait-elle pu savoir quoi que ce soit à ton propos? Tu songes un instant que c’est un détail que Siobhan aurait dû savoir, mais tu t’abstiens d’ajouter quoi que ce soit pour le moment. Et voilà qu’elle parle de Kegan. Décidément, elle a le don d’aborder tous les sujets que tu veux éviter et ce, à quelques secondes à peine d’intervalle. Tu te demandes s’il s’est pointé devant ta porte parce que la rouquine lui a dit que tu ne répondais pas au téléphone ni à ses messages, mais ça n’a plus vraiment d’importance.

Tu commences à balayer distraitement le plancher en lui tournant le dos. Tu n’as pas envie de voir son visage mais surtout, tu n’as pas envie qu’elle voit le tient. Tu ne réponds pas à sa question et elle n’attend probablement pas vraiment de réponse de toute façon. Tu allais toutefois te retourner pour lui dire ‘’rien, justement’’ lorsque le bruit d’une assiette se fracassant sur le sol te fit sursauter, suivit par un rire bizarre de Siobhan. Tu te tournes lentement mais tu ne la vois plus, puisqu’elle est maintenant derrière le comptoir, près du sol, pour ramasser les éclats de l’assiette. Tu tends l’oreille un instant, incertain de ce que tu entends, puis tu prends finalement conscience qu’elle est réellement en train de pleurer. Peut-être que tu étais beaucoup plus sec que tu ne le pensais, au final. Tu te sens graduellement coupable même si tu es encore un peu détaché de la situation. C’est une mauvaise habitude chez toi, que tu as prise pour te protéger. Tu t’enfuis tout le temps et tu te coupes du monde pour éviter de souffrir, ce n’est pas nouveau.

Tu pinces les lèvres. Tu te sens mal, mais tu te sens frustré aussi. Bien sûr que tu sais qu’elle voulait t’aider et te voir, mais tu ne voulais pas! Et évidemment que vu sa tête, les deux dernières semaines n’ont pas dû être de tout repos, mais c’est elle qui n’a rien voulu dire! Tu restes planté là avec ton balai, et tu te sens bouillir. Ton hibernation des derniers jours vient de se terminer et tout ce que tu gardais à l’intérieur depuis remonte à la surface d’un coup. « Bah oui : c’est n’importe quoi. Un gros tas de n’importe quoi! Et tu te demandes pourquoi je ne voulais pas que tu viennes ici? Qu’est-ce que tu crois, que je t’aurais envoyé un message pour te dire que je vivais dans mes déchets? Ouais, bien sûr, c’est le truc le plus logique à faire Siobhan, évidemment! Jouer au cirque juste pour exhiber encore plus à tout le monde que ça va mal! C’est si difficile de respecter que parfois, les gens n’ont pas envie d’être sauvés? N’ont pas envie qu’on leur tende la main, juste pour se sentir encore plus pathétiques? Tu veux toujours sauver tout le monde, tu t’inquiètes toujours pour moi, pourquoi exactement, alors que depuis le départ je suis le crétin qui te fuis chaque fois que tu essaies d’aider? »

Tu lances ton balai plus loin et tu pousses un grognement de frustration. La vérité, c’est que tu aurais aimé pouvoir parler à quelqu’un ces dernières semaines, mais tu étais trop mal à l’aise pour le faire, surtout devant Siobhan. Tu l’entends très bien pleurer, mais tu es déchiré entre ta frustration, ta culpabilité et entre tous les sentiments négatifs que tu as enfermés à l’intérieur de toi. « Tu veux la vérité? Je me sens sale, d’accord?! Depuis cette soirée-là. Je n’ai aucun souvenir et c’est probablement le pire. Je déteste ce type et non, pas juste depuis ce soir-là, je le déteste depuis le tout début, il m’énervait avec ses petits airs supérieurs et son portefeuille et tout le reste, convaincu que tout le monde l’aime et qu’il est tellement important, et ça me saoulait qu’il prenne toujours de ton temps… J’ai accepté d’y aller parce que j’en avais marre de toujours… » Tu reprends ton souffle et tu donnes un coup dans le vide, que Siobhan ne peut pas voir de toute façon. « Durant toute la soirée j’ai fais des efforts, je me suis dit que ça te ferais plaisir que je sois ami avec lui parce que tu traînais toujours avec lui mais je le détestais quand même et puis voilà que je me réveille presque à poil dans son lit, j’ai seulement des flashs bizarres de ce qui s’est passé, je descends en bas et c’est la guerre et tout ce que je comprends, c’est que tu as entendu des trucs pendant la nuit, est-ce que tu as la moindre idée de comment je me suis sentis sale devant la possibilité? D’avoir peut-être… »

Tu n’oses même pas prononcer les mots. « Avec ce type qui me dégoûte, pendant que tu étais là, tu n’as pas pensé un instant que je n’avais peut-être pas envie de vous voir, lui parce que j’essaie d’oublier tout ça et toi parce que j’ai honte? Non Siobhan, bien sûr que non, comme d’habitude tu dois… Venir me rentrer dedans et me mettre dans un coin pour que je ne puisse pas fuir, sans penser que l’idée que tu… Imagine ça ou j’en sais rien, peu importe, ça me… » Tu pousses un autre grognement et tu te laisses tomber par l’arrière sur le canapé pas très loin. « Et puis laisse tomber, on s’en fiche de toute façon. » Tu tends les bras au-dessus de ta tête et tu touches soudainement quelque chose du bout des doigts, en dessous d’un morceau de vêtement. Ton téléphone, avec la batterie à plat. Tu le lances mollement sur le sol sans dire un mot de plus.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Jeu 24 Sep - 18:18

Tout ce que Sawyer disait accablait encore un peu plus Siobhán. Dès qu'il ajoutait une phrase c'était un genre de pique lancé à son adresse, comme s'il avait envie qu'elle s'en veuille à mort. Ou alors peut-être avait-il raison. Peut-être que tout ce qu'il disait, quand il disait qu'elle était insupportable et égoïste, c'était la vérité. Mais quand même.
C'était bien beau de se plaindre de Kegan, mais s'il lui en avait parlé avant ils n'en seraient pas là ! Sawyer aurait eu tellement d'occasions d'être franc plus tôt, de lui dire ce qu'il pensait vraiment. Et voilà qu'il crachait tout ce qu'il avait sur le coeur. Mais au moins la rouquine était rassurée: il lui faisait confiance en lui révélant ça, non ? Et il confirmait aussi qu'elle était son amie, puisqu'il expliquait qu'il était en quelque sorte jaloux du temps qu'elle accordait à Kegan. C'était un peu bizarre, surtout qu'en dehors du travail elle ne le voyait pas tant que ça.
Siobhán secha doucement ses larmes en écoutant la suite du récit de son ami. Elle se releva lentement et le suivit jusqu'au salon, où elle le vit retrouver son téléphone et le balancer sur le sol. La surveillante se planta devant le canapé, sans savoir s'il accepterait qu'elle s'assoit à côté de lui. Finalement, elle s'assit par terre entre le canapé et la table basse.

- Je suis désolée. Je... Maintenant je sais que tu voulais pas me voir Sawyer mais... T'aurais pu juste me le dire. Au lieu de ça, j'ai eu deux semaines de silence total et... J'ai vraiment eu peur. Je garanti pas que je serai pas venue, mais... Au moins... J'aurais pas paniqué.

Elle n'était plus en sanglot comme un peu plus tôt dans la cuisine, mais quelques larmes coulaient encore et elle hoquetait parfois au milieu d'une phrase.

- J'imagine que tu m'as menti, sur son pouvoir qui te faisait mal au coeur.


Que dire de plus ? Maintenant qu'il lui annonçait la vérité, certaines pièces du puzzle s'assemblaient dans l'esprit de la rouquine, qui commençait à comprendre une des raisons qui avaient pu le pousser à boire autant ce soir là.

- Je... J'avais pensé à demander à Kegan pour dormir avec toi ce soir là. Mais je me souvenais qu'à l'airsoft ça t'avais mis mal à l'aise, parce qu'il y avait des gens, alors... J'ai pas osé.

Siobhán espérait qu'il n'allait pas lui crier dessus alors qu'elle lui annonçait que tout le bazar de ces deux dernières semaines avait failli être évité.

- Je voulais pas te forcer à me voir non plus Sawyer mais... J'avais besoin de toi et... Je t'ai laissé des messages tous les jours, j'ai tenté de t'appeler plus d'une dizaine de fois... Alors je sais que ce que je vais dire va pas te plaire mais... [b]


Il fallait bien qu'elle réponde finalement à sa question. Il venait de lever le voile sur ces dernières semaines, et elle devait en faire autant non? La rouquine lui tourna le dos, restant assise par terre, parce qu'elle craignait d'être découragée s'il faisait des têtes trop réprobatrices.
[b]
- Ne me dispute pas s'il te plaît, j'en ai pas besoin.


Elle prit une grande inspiration.

- Braonáin avait besoin de soin, parce qu'il a eu des problèmes avec sa jambe opérée. Mes parents ont annulé le voyage qu'ils devaient faire ici mais ils avaient pas pris d'assurance, ils ont pas été remboursé. Alors ils avaient pas d'argent pour les soins de Braonáin.


Elle se doutait bien qu'à ce moment précis, Sawyer ne devait pas comprendre pourquoi elle lui racontait tout ça. Il fallait juste qu'il comprenne bien le contexte.

- Ma mère travaille, mais pas mon père. William et Wallace gagnent pas grand chose, ils sont pas très connus comme musiciens... Angus fait des études et Braonáin pouvait pas travailler alors... Bah... C'est à moi qu'ils ont demandé de l'aide. Je pouvais pas les laisser tu vois...


Elle se tut un moment, tout en sachant au fond qu'il n'allait pas deviner la suite tout seul.

- J'ai envoyé tout mon salaire. Sauf que... Bah... Euh... J'ai besoin d'argent moi aussi pour vivre ici. Alors... J'ai... J'ai... J'ai....


Elle ne pleura pas. Siobhán avait un genre de regard vide, comme si tout ceci ne la concernait absolument pas, comme si c'était la vie de quelqu'un d'autre.

- J'ai voulu t'appeler, pour avoir ton avis mais... T'as jamais répondu. Alors il a bien fallu que je trouve quelque chose... Je sais que c'est pas bien mais...


Elle se dit qu'elle allait quand même devoir s'expliquer vite parce que... Il allait finir par croire qu'elle s'était prostituée.

- J'ai participé à des combats... Pour gagner de l'argent... Des trucs un peu... Pas déclaré. Et... J'ai gagné hein... Enfin pas tous...Mais... Voilà...

Un grand silence se fit.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Ven 25 Sep - 3:41

Tu caches ton visage à l’aide de tes avant-bras en voyant Siobhan venir dans ta direction. Tu ne lui laisses pas de place sur le canapé, puisque tu es étendu de tout ton long, et tu restes silencieux. Tu as déjà dit la majorité des choses que tu gardais pour toi depuis deux semaines, de toute façon, et il ne te reste plus qu’à avoir la version de la rouquine. Puis en plus, tu détestes la voir pleurer, encore plus quand c’est de ta faute. Tu marmonnes et tu croises les bras sur ta poitrine en te retournant face au dossier du canapé et de dos à ton amie. Tu sais qu’elle a raison, mais tu ne dis rien. Tu n’as pas l’habitude qu’on essaie de te contacter. En général, lorsque tu ignores les gens, ceux-ci lâchent plutôt rapidement le morceau. Tu devrais pourtant savoir, depuis le temps, que ce n’est pas le cas de Siobhan. Tu sais qu’elle devait réellement s’inquiéter et maintenant que tu es sorti de ton état végétatif, tu t’en rends compte. Inutile de spécifier à quel point tu te sens coupable, malgré ton attitude de gamin frustré.

« … Mouais. » Ta réponse est à peine audible mais tu ne voyais pas l’intérêt de continuer à mentir, surtout maintenant que tes sentiments face à Kegan sont bien clairs. Tu ne réponds toutefois rien de plus. Honnêtement, tu aurais préféré dormir avec elle. Après tout, cela n’aurait pas été la première fois et tu étais beaucoup trop saoul pour que ça te dérange. Pas que ça t’aurais dérangé, évidemment. Tu t’abstiens de lui expliquer que dormir dans le même lit qu’une fille te rend mal à l’aise de façon générale, pas seulement lorsqu’il y a des gens autour. Après tout, pour toi, c’est une chose à faire en couple, pas avec une amie. Tu te fais rapidement la réflexion que si tu étais une fille, peut-être que tu dormirais avec l’un de tes amis s’il était homosexuel, mais que ce serais l’exception à la règle. Évidemment, vous n’avez pas tous la même vision des choses.

Siobhan pique ton attention lorsqu’elle t’annonce qu’elle avait besoin de toi. Besoin de toi, pour faire quoi exactement? Après tout, elle est toujours la personne qui essaie de te sauver. Tu restes silencieux, les lèvres pincées, alors qu’elle tente de tâter le terrain. C’est certain que si elle t’avertit d’avance que ce qu’elle va dire ne te plairas pas et qu’elle te demande de ne pas la disputer, tu risques effectivement d’être en colère. Du moins, c’est ce que tu crois. Tu lui fais mollement un signe pour la presser de continuer, car tu n’aimes pas l’espèce de creux que ses paroles viennent de faire dans ton estomac. Tu écoutes le début de son récit, en te demandant pourquoi exactement tu pourrais être fâché. Tu as souvent l’air de mauvaise humeur, mais pas trop non plus, quand même. Tu fronces les sourcils en fixant le tissu du canapé devant tes yeux.

Tu n’essaies pas de combler le silence qui s’installe, attendant encore la suite. De toute façon, elle avait besoin de parler aussi, non? Tu n’as pas vraiment besoin de répondre quoi que ce soit. Tu te retournes légèrement en regardant par-dessus ton épaule en entendant la suite. Tout son salaire? Tu sais très bien qu’elle ne roule pas sur l’or, si c’était le cas, elle n’habiterait dans un appartement aussi minuscule. Tu sens la culpabilité monter en toi une fois de plus. Tu aurais aisément pu l’aider mais tu ne l’as pas fait, car tu étais trop occupé à te rouler dans les déchets et à te morfondre dans ton coin en refusant tout contact. Tu la regardes de façon très insistante, attendant qu’elle crache le morceau. Tu essaies de ne pas sauter à des conclusions trop vites mais tu ne peux pas t’empêcher d’imaginer le pire et tu te retiens même de la presser à parler.

Tu ne t’attendais pas vraiment à la suite. Des combats illégaux? Tu comprends maintenant d’où vient la grosse trace sur son visage. Tu la fixe durant un bon moment, sans dire un mot. Tu es effectivement en colère, mais pas nécessairement contre elle, principalement contre ceux qui lui ont tapé dessus. Tu te retournes finalement complètement te tu te lèves pour faire les cent pas dans le salon. Tu te tournes plusieurs fois vers elle, le doigt en l’air, avec l’intention de dire quelque chose, mais en te ravisant chaque fois. Qu’est-ce que tu peux bien dire? L’engueuler parce qu’elle a fait des choses illégales, parce qu’elle a accepté de se faire frapper pour de l’argent? Tu ne peux même pas lui dire ‘’tu aurais dû m’en parler’’, puisque tu es celui qui a refusé de prendre contact avec elle. « Tu es sérieuse? » La réponse du siècle. « Des combats… Bordel, des combats illégaux Siobhan, tu aurais pu te faire coincer et en plus, tu as vu ta tête?! » Tu la rejoins en quelques enjambées à peine et tu te penches pour prendre son visage, sans demander la permission, pour regarder les dégâts de plus près maintenant que tu ne te trouves plus dans la pénombre. « Si ton visage a l’air de ça, je me demande bien dans quel état le reste est… Non mais sérieusement, qu’est-ce que tu avais dans le crâne? Non c’est bon, je ne vais rien dire de plus parce que tu as demandé de ne pas te faire disputer mais honnêtement, je suis en pétard. »

Tu tournes en rond un moment avant de retourner chercher le balai et de te remettre à balayer frénétiquement le plancher. « Et d’ailleurs, contre qui tu t’es battue? Je m’en fiche si tu as gagné ou pas, tu es dans un sale état quand même! Non mais sérieusement, qui irait te taper dessus… C’est qui? Donne-moi une liste. Et la prochaine fois, tu… Si je ne réponds pas, t’as qu’à faire comme tu as fait aujourd’hui. Tu penses que je t’aurais laissée te mettre dans la merde? C’est trop tard mais mon avis, c’est que c’était une idée vraiment imbécile et je n’aurais jamais approuvé. Qu’est-ce que tu vas faire là, t’as pas d’argent? Et ton appartement? » Tu réfléchis un moment en bouillonnant dans ton coin et en continuant de marmonner. Tu essaies de trouver une solution. Si tu avais eu un boulot, tu lui aurais donné des références, mais tu n’as même pas besoin de travailler et en plus, tu peux profiter d’une grande maison. Tu te tournes soudainement vers elle, l’air sérieux. « Viens ici. Non, je veux dire, dans la maison. Je veux dire, laisse tomber ton appartement, il est minuscule et en plus c’est cher. Parce que si tu penses que je vais te laisser retourner faire des combats illégaux, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au cerveau. »
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Ven 25 Sep - 8:50

Avoir parlé de tout ça provoqua chez Siobhán un immense sentiment de soulagement. Être seule à connaître ce genre de choses était véritablement difficile pour elle, qui aimait quand même beaucoup bavarder et ne cachait pas grand chose de sa vie. L'étrange impression de calme qu'elle venait de retrouver contrastait fortement avec l'énervement dans lequel son ami venait de plonger, et il s'était même mis à faire les cent pas dans le salon devant elle. La rouquine le fixait, l'observait, tentait de comprendre quels mots il pouvait avoir envie de lui dire lorsqu'il levait son bras comme s'il avait une illumination.
L'entendre simplement demander si elle était sérieuse tranchait avec toutes les réactions qu'elle aurait pu imaginer. Néanmoins, lorsqu'il se mit à râler après elle, Sio reconnaissait très bien son ami. Il n'avait pas l'air d'être énervé réellement mais tout ce qu'il disait ainsi que son état d'agitation reflétaient bien qu'il y avait un problème.
Il en vint même à s'approcher rapidement d'elle, et la surveillante dû réprimer un mouvement de recul tant elle craignait qu'il ne lui fasse mal en touchant son visage. La suite des remarques ne lui tira aucune réponse, juste un mouvement visant à tirer sur ses manches comme pour éviter que son ami aperçoive quoi que ce soit de son corps blessé.
Le voir s'agiter comme ça fit réaliser à la rouquine que le ménage était loin d'être terminé, et elle décida de donner un coup de main à son ami en terminant de ramasser les affaires qui pourraient gêner le passage du balais.

- Tu sais, j'aime beaucoup l'escalade mais je préfère les portes d'entrées.


Il était bien gentil, mais la rouquine n'avait certainement pas l'intention de recommencer sa petite intrusion de si tôt. Sawyer avait intérêt d'avoir compris la leçon.

- Et puis, quelle liste je pourrais bien te donner, hein ? Les gars ils vivent de ça, ils sont pas assez idiots pour te donner leurs noms. Et t'en ferais quoi ? Si tu le dénonces j'aurais des problèmes moi aussi, et tu veux quand même pas me faire croire que tu vas aller les tabasser. En plus ce genre de trucs c'est bourré de mutants.


La rouquine poussa un soupir, et entendit alors la fin de la phrase de Sawyer. Elle qui se sentait mieux d'avoir pu parler, elle se sentait désormais bien mal qu'on lui rappelle dans quels problèmes financiers elle avait pu se fourrer. Siobhán ne regrettait rien, ce n'était pas son genre, mais ça ne voulait pas dire qu'elle ne comprenait pas l'ampleur du problème. Une boule au ventre elle s'abstint de répondre à son ami tout de suite.
En gagnant certains des affrontements elle avait effectivement gagné de l'argent, mais pas tant que ça, et la question commençait à se poser de savoir si elle allait manger ou payer son loyer à la fin du mois. Elle avait pensé évidemment à rentrer en Irlande, mais elle n'aurait rien pour payer le billet d'avion et ce serait faire une croix sur le tir à l'arc, du moins au niveau auquel elle le pratiquait désormais. Sans compter la perte de ses amis. Mais il fallait bien avouer que ça lui paraissait être la solution qui limiterait le plus les conséquences néfastes que pouvaient avoir ses derniers agissements.
Jamais elle ne se serait attendue à une proposition comme celle de Sawyer. A vrai dire, en entendant seulement les deux premiers mots, elle avait tourné la tête vers lui et commencé à s'approcher en redoutant qu'il veuille l'examiner de plus près, puisqu'il devait se douter qu'elle n'était pas allée voir un médecin. Au lieu de ça elle se retrouva debout avec un air bizarre, à écouter son meilleur ami lui proposer un genre de collocation.

- En fait, je pensais à retourner en Irlande.

Siobhán était encore bien loin d'avoir pris une quelconque décision, mais il fallait avouer que c'était ce qui lui paraissait le plus logique dans sa situation. L'idée d'abandonner totalement les États-Unis lui serrait la gorge, car même si sa famille et son pays lui manquaient beaucoup, elle n'avait jamais eu autant d'opportunités que depuis qu'elle vivait ici. Et elle aurait bien trop de mal à laisser tomber Sawyer, surtout après ce qui s'était passé ces deux dernières semaines.
Il fallait aussi avouer que la proposition de Sawyer était tout à fait intéressante. Siobhán s'approcha de lui, se moquant éperdument de le déranger en plein ménage, et le prit dans ses bras pour le serrer contre elle -pas trop fort quand même.

- C'est vraiment gentil tu sais, t'es un vrai ami. Même si des fois j'ai envie de t'étriper, genre quand tu réponds pas... Mais, ton oncle, il va dire quoi ? Et puis, je veux pas te déranger, ou abuser de ta gentillesse...


Évidemment la rouquine songeait à lui donner de l'argent en échange, mais elle se doutait qu'il n'en voudrait pas - ou en tout cas pas ce mois-ci.

- Tu voudrais combien, si jamais je devais venir ? Et... Est-ce que je pourrais garder Aslinn ? Parce que bon, je viendrais pas pour longtemps hein...


Siobhán n'avait aucune envie de se transformer en ces squatteurs qui viennent pour une semaine et restent six mois. La proposition de Sawyer était très gentil, et il était hors de question de le déranger de quelque manière que ce soit.
Après une telle proposition, Sio avait presque envie de l'embrasser.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Ven 25 Sep - 14:09

Tu hausses les épaules avant de te tourner, offusqué. « Tu te battais contre des hommes?! Excuse-moi, je sais que tu es capable de te défendre, mais c’est ridicule, il faut vraiment… Et non, je ne vais pas te dénoncer évidemment et puis oh j’en sais rien moi! » Tu lui tourne le dos, frustré. Effectivement, il n’y a pas grand-chose que tu puisses faire. De toute façon, vu ton expérience lors de votre partie d’airsoft, tu risquerais de perdre connaissance avant même de pouvoir t’approcher assez près d’eux pour leur donner un bon coup sur la gueule. Tu te sens soudainement bien inutile face à toute la situation, et c’est en sentiment que tu n’as pas vraiment besoin d’ajouter à la grosse pile de négativité déjà existante. Tu n’as pas pu lui éviter de se mettre dans une situation du genre puisque tu as volontairement laissé ton téléphone mourir dans un coin mais en plus, tu ne vois pas trop ce que tu pourrais faire présentement pour aider Siobhan.

Tu arrêtes de balayer et tu ne dis rien. Retourner en Irlande? Tu n’avais pas vraiment pensé à cette possibilité. Techniquement, ce serais peut-être la meilleure alternative pour elle. Elle pourrait s’occuper de sa famille et retourner dans son coin de pays, peut-être se trouver un meilleur emploi. Mais malgré les possibilités, tu réalises que l’idée ne te fait pas vraiment plaisir. Tu as réussis à passer deux semaines sans lui adresser une seule fois la parole, mais tu savais quand même égoïstement qu’elle allait être présente lorsque tu aurais finalement envie de parler. Puisqu’elle est si insistante depuis le départ, imaginer ta vie sans elle est difficile à faire. Tu commences d’ailleurs à prendre conscience de différentes choses qui confirment que tu ne souhaites pas qu’elle parte, et que ce n’est pas seulement à cause de l’habitude.

« Non si j’étais un vrai ami tu ne serais pas dans cette situation. » Tu fixes un point sur le plancher, toujours en tournant le dos à la rouquine. Tu es en colère contre toi-même et tu es en train de te dire que si tu l’avais aidée dès le départ, elle ne songerait pas à retourner chez elle, si loin de chez toi. Tu as envie de t’étriper toi-même, présentement. « Rien. Je veux juste que tu puisses aider ta famille sans avoir à trouver des moyens pareils pour t'en sortir après. Alors non, je ne veux rien. Et mon oncle m’envoie un message par semaine, et il n’est pas près de revenir. Tu restes aussi longtemps que tu veux, et Aslinn aussi. » Tu lui lances un regard rapidement en espérant ne pas croiser le siens. « Et puis comme ça tu ne retourneras pas en Irlande. »

Tu sors rapidement de la pièce pour t’assurer qu’elle ne dise pas quoi que ce soit de plus en lien avec ta dernière phrase. Tu décides de monter à l’étage, ou se trouve ta chambre, celle de ton oncle (qu’il n’utilisait que pour dormir, d’ailleurs) et deux autres que vous n’avez jamais vraiment utilisées. L’une sert de chambre d’invités, presque aussi spacieuse que la tienne, et l’autre de débarras. Tu ouvres la porte et l’odeur de renfermé te frappe. La chambre est intouchée et l’une des rares pièces ou tu n’as pas empilé plein d’objets dans les derniers jours, mais personne n’y est entré ou n’y a fait quoi que ce soit depuis des mois. Tu ouvres les rideaux, qui sont pleins de poussière. Tu tousses durant un moment. « On se croirais dans une maison vide depuis dix ans, beurk… » Au moins, Siobhan aura assez d’espace pour mettre toutes ses choses. Tu retournes au rez-de-chaussée en constatant qu’une fois les trucs qui jonchaient et les déchets ont été ramassés, ce n’était pas si pire que ça. Tu dois juste nettoyer la poussière pour que tout redevienne propre. Tu laisses généralement ta chambre dans un état chaotique, mais tu décides cette fois que tu vas même la nettoyer. « J’ai une pièce à l’étage… elle a besoin d’être pas mal dépoussiérée mais tu peux la prendre si tu veux, et on peut s’occuper de transporter tes choses d’ici demain… » Tu es aussi pressé que tu en as l’air. Tu veux seulement qu’elle puisse se sortir de ce mauvais pas le plus rapidement possible et tu ne penses pas encore à tout ce que vivre avec elle pourrait impliquer.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Ven 25 Sep - 17:25

Siobhán ne voyait pas du tout les choses de la même manière que Sawyer. Il était le meilleur ami qu'elle ait malgré ses moments de silence absolu, c'était certain, et l'entendre ainsi se dévaloriser ne lui plaisait pas. Elle avait lourdement insisté sur ce point dès leur première rencontré.

- Dis pas ça ! T'es super, tu crois que beaucoup d'autres gens m'auraient proposé un truc pareil ? Moi je te dis que non !


Lorsqu'elle sut véritablement qu'il ne voulait rien de sa part, Siobhán réfléchit à des moyens plus ou moins détournés de lui rendre service ou de lui faciliter la vie en retour. Elle se promit donc de le laisser tranquille et de ne pas toujours être sur son dos, persuadée qu'il allait plus que tout apprécier qu'elle le laisse profiter de sa solitude. La rouquine se promit aussi de ne rien laisser traîner nulle part et de garder ses affaires aussi rangées que si elle devait partir dans la journée, pour la bonne impression. Elle devrait se montrer irréprochable, et c'était loin d'être son genre malgré sa gentillesse et sa bonne humeur.

- Si je peux faire n'importe quoi pour toi, t'hésite pas hein.


Il lui proposait quelque chose de tel qu'elle ferait quasiment n'importe quoi pour l'en remercier. En plus, il était d'accord pour qu'elle amène Aslinn ! A vrai dire, elle se souvenait qu'il avait eu l'air d'apprécier beaucoup l'animal lorsqu'il était venu chez elle. Mais ça lui faisait vraiment plaisir d'apprendre qu'elle ne serait pas obligée de s'en séparer si jamais elle acceptait véritablement la proposition de l'étudiant. Elle croisa à peine son regard avant qu'il lui explique que grâce à son idée au moins elle ne rentrerait pas en Irlande.
Son pays lui manquait, évidemment, mais quitter ses amis -et surtout Sawyer - aurait été très douloureux pour elle. Elle ne vit rien d'autre dans cette phrase que l'expression de l'amitié de son camarade, et n'ajouta rien. Elle se contenta de terminer la tâche commencée alors que Sawyer montait les escaliers.
Allait-elle vraiment accepter ? Vivre en communauté n'était pas un problème pour elle, avec une famille aussi grande que la sienne. Mais Siobhán craignait quand même de le déranger. Elle ne voulait pas s'imposer chez lui.
Après que Sawyer fut revenu, et lui eut expliqué qu'il avait carrément une chambre à mettre à sa disposition, très rapidement en plus, les yeux de la surveillante s'illuminèrent. Elle se précipita vers lui.

- C'est vrai ? C'est tellement gentil ! Je sais pas comment te remercier Sawyer. Je veux dire... C'est vraiment un énorme service que tu me rends. Je vais pouvoir rester, et continuer le tir à l'arc, et garder Aslinn...

Elle aurait pu continuer sa liste de possibilités encore bien longtemps, d'ailleurs. Seulement elle aimait très souvent joindre le geste à la parole. Posant ses mains autour du cou de Sawyer, elle entreprit de lui faire un bisou sur la joue. L'étudiant dû néanmoins être surpris par cette attitude -ou peut-être être piqué par un moustique virulent ?- mais le fait est que la rouquine manqua sa cible et embrassa les lèvres de Sawyer.
Elle le lâcha rapidement, avec un air très légèrement gêné, mais en même temps sincèrement amusé. Ce n'était pas la première fois qu'il lui arrivait de déraper ainsi, et puis, après tout, elle avait déjà songé plusieurs fois à embrasser Sawyer. Au moins elle l'aurait fait une fois.

- Désolée, je voulais te faire un bisou sur la joue.


D'après elle cette explication était tout à fait suffisante. Elle savait néanmoins que son ami était du genre timide et tenta de changer de sujet plus pour lui rendre service que par réel besoin.

- J'accepte ta proposition Sawyer, quand est-ce que ça t'arrangerait que je vienne ? Je peux voir la pièce ?


C'était plutôt de la simple curiosité. Même un placard à balais lui suffirait, et à vrai dire elle ne s'attendait pas à ce qu'on lui propose quelque chose de beaucoup plus grand.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Sam 26 Sep - 0:57

« Ça va, tu as déjà fait beaucoup de toute façon. » Tu n’aimes pas particulièrement te faire complimenter ou remercier, car tu as toujours l’impression de ne pas le mériter et tu ne sais pas vraiment comment réagir. Ça te fait toujours plaisir au fond, mais tu as du mal à l’exprimer. « Et bien sûr que tu peux garder Aslinn, tu crois vraiment que je te dirais de te débarrasser de ton chat? Même si elle ne m’aimait pas tu pourrais la garder. » Tu as songé à te procurer un animal une fois, puis tu t’es dit que vu comment tu as parfois du mal à t’entretenir toi-même, tu devrais probablement t’abstenir pour offrir une vie meilleure à la pauvre bête qui se serait retrouvée chez toi. Bien entendu, tu ne maltraite pas les animaux, mais avoir un chien n’est pas pour toi. Il s’ennuierait la majorité du temps, et tu serais trop paresseux pour aller le faire marcher dehors.

Du coin de l’œil, tu vois Siobhan s’approcher et tu ne portes pas tout de suite attention. C’est seulement lorsque tu sens ses mains se poser sur ton cou que tu te retournes subitement pour lui faire face avec un mouvement de recul. Pas que la proximité te déplaise, mais tu as appris qu’il vaut mieux faire attention quand quelqu’un met ses mains autour de ton cou. Tu te souviens de la fois ou ta mère t’a pris pour un démon il y a quelques années, alors que tu habitais encore avec elle. L’expérience douloureuse te fait reculer d’instinct. Tu figes soudainement en fixant son visage presque en louchant. Difficile de se tromper : elle vient de t’embrasser, et sur la bouche en plus. Tu ne bouges pas mais tes yeux s’agrandissent. Le petit baiser, qui a seulement effleuré tes lèvres, te donne maintenant des bouffées de chaleur.

Tu la regardes s’écarter rapidement, surpris par son explication. Ah, donc ce n’était qu’une erreur. Tu portes presque une main à ta bouche, avant de sourire. « Haha! D’accord ! » Ton rire sonne un peu forcé, et tu tentes de ralentir le changement de couleur sur ton visage. « D’accord euh, super, la chambre oui bien sûr… Euh, on peut aller chercher tes affaires bientôt, une fois que la pièce va… être propre. La chambre, oui, suis-moi. » Tu la contourne en baissant la tête pour te cacher et tu te diriges vers l’escalier d’une façon un peu trop raide. Tu sens ton cœur battre dans ta poitrine et tu ne peux pas t’empêcher de réfléchir. Ce n’était qu’un accident, de toute façon, pas de quoi en faire un plat, non? Pourtant, c’est bien ce qui te déçois le plus, sans que tu ne veuilles te l’avouer. Une fois à l’étage, tu entres dans la chambre poussiéreuse en cherchant quelque chose à dire. « Donc voilà… La décoration est un peu ringarde, comme tu peux voir la chambre n’a pas vraiment été utilisée… De toute façon, tu connais Lawrence, ça m’étonne qu’il ait une chambre d’invités dans sa maison… » Tu restes planté au centre de la pièce, les mains dans les poches, en regardant dans la direction opposée.

« Ah tiens je vais commencer par ça… » Tu décroches rapidement les rideaux pour les rouler en boule en essayant d’éviter la poussière, et tu fais la même chose avec les draps et toutes les couvertures. « Je vais te donner d’autres oreillers. Donc vooooilà… J’espère que ça te va. Excuse-moi un instant je dois aller à la salle de bain. » Tu te sauves quelques minutes et tu ne peux pas t’empêcher de te regarder dans le miroir en te traitant d’imbécile. Tu as déjà embrassé des personnes et même plus si tu as vraiment été victime (consentante) de la soirée d’il y a deux semaines, alors il est temps de te ressaisir. Tu commences à songer à des choses, mais tu les chasse de ton esprit. Tu retournes la voir, après t’être assuré d’avoir l’air dans ton état normal. « Si tu veux, tu peux avoir terminé de transférer tes choses ce soir. Je sais que c’est rapide mais je crois que c’est mieux pour toi, vu la situation… Et puis, on trouvera une idée pour aider ta famille. Pas besoin de payer quoi que ce soit le temps que tu seras ici, je reçois une pension énorme et j’ai… un héritage. » Ton père était tout de même un superhéros et suite à sa mort, tu as reçu beaucoup pour s’assurer que tu vives bien.

Tu fixes Siobhan silencieusement durant un moment. «… Est-ce que tu as couché chez Kegan la fois ou tu es arrivée avec lui le lendemain matin? » Tu as presque dis ‘’avec’’ plutôt que ‘’chez’’. Tu as posé la question sur une impulsion, ce que tu regrettes maintenant, mais tu as au moins eu le temps de changer la tournure de ta phrase. Tu as passé tout ce temps à mentir et essayer de cacher comment tu te sentais et les questions que tu te posais. Autant lui demander, une fois pour toutes, pour que tu cesses d’avoir une vision floue et probablement pire de la soirée. Tu nettoies la chambre vaguement, pour te donner l’air occuper et ne pas avoir à lui faire face. « Je me demandais parce que, je suis ton ami et tu as dormis avec moi donc je me suis dit que peut-être… C’est surtout parce que c’est bizarre toute cette histoire. » Et c’est surtout parce que tu te demandes s’il a fait la même chose avec elle que ce que vous croyez tous les deux qu’il ait fait avec toi. L’idée te donne un peu envie de vomir et tu ne peux pas t’empêcher d’avoir un frisson et d’avoir un spasme assez violent. Maintenant que Siobhan sait que tu le déteste, tu te fiches un peu qu’elle puisse voir à quel point.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Sam 26 Sep - 3:20

Sawyer se mit à sourire, ce qui soulagea Sio. Mettre de mauvaise humeur son futur hôte et meilleur ami n'était vraiment pas le but de la manoeuvre. Il rit d'une manière un peu bizarre et sembla se raccrocher tant bien que mal aux questions posées par Siobhán. La rouquine s'abstint de tout commentaire, en le voyant faire une tête bizarre et rougir un peu. Elle le vit baisser la tête et prendre la direction des escaliers. La jeune femme lui emboîta le pas rapidement, sans se rendre véritablement compte du degrés d'embarras dans lequel elle avait plongé son ami.
Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre qui serait bientôt le lieu d'accueil de Sio, cette dernière écouta à peine les remarques de Sawyer sur la décoration ou Lawrence. La chambre lui paraissait immense, surtout en comparaison de son minuscule appartement. Sa chambre en Irlande faisait à peu près la même taille, mais elle devait la partager.

- C'est la première fois que j'aurais une chambre aussi grande pour moi toute seule....!

On ne pouvait pas très bien démêler la surprise et la joie dans sa voix. Elle se serait vraiment attendue à un coin de couloir où poser ses affaires. Et si Sawyer n'avait pas choisi ce moment pour se rendre à la salle de bain il aurait certainement eu droit à un autre bisou. Plus conventionnel que le premier évidemment.
Lorsqu'il revint et lui annonça quelques détails pratiques, l'Irlandaise sourit et acquiesça avec un énorme sourire. Sawyer lui rendait un immense service, et elle n'était même pas sûr qu'il s'en rende totalement compte.
Elle n'avait pas grand chose lui appartenant, là où elle habitait, à part des vêtements, ses affaires de tir à l'arc et d'airsoft, et quelques souvenirs de son pays. Un espace aussi grand allait sûrement paraître bien vide. Ça changerait de son studio encombré où il était difficile de s'asseoir et d'ouvrir la porte de la salle de bain en même temps.
Même si elle n'ajouta rien à ce sujet, l'idée de ne rien payer du tout paraissait inadmissible à Siobhán. Elle ne comptait pas profiter de la gentillesse de Sawyer pour dilapider son héritage, surtout qu'elle travaillait. Ne pas avoir de loyer à payer allait déjà tellement l'aider, hors de question d'abuser. Mais elle ne compta pas s'expliquer devant son ami, elle le mettrait devant le fait accompli.
Néanmoins, il la fixait. Attendait-il une réponse à ce qu'il venait de dire ? Sio ne savait pas quoi rétorquer, elle se contentait d'attendre qu'il lui dise autre chose, tout en cherchant elle aussi de quoi alimenter la discussion. Jusqu'à la fameuse question.
Siobhán avait parfois du mal avec certaines nuances, que ce soit entre "coucher" et " dormir" ou entre " avec" et "chez" . La question de Sawyer lui paraissait complètement floue et elle ouvrit grand la bouche pour lui répondre avant même d'avoir décidé quoi dire. Et puis franchement, qu'est-ce que ça pouvait lui faire ?
L'explication qu'il donna, tout en tentant de s'absorber dans le ménage, éclaira un peu le sens de sa question. Sawyer avait l'air jaloux, et c'était quelque chose que Siobhán avait du mal à comprendre. Elle se souvenait que plus tôt l'étudiant avait déjà dit être jaloux du temps qu'elle passait avec son collègue, et voilà qu'il s'intéressait désormais à ce qui avait occupé ce temps.

- T'es jaloux ?


Elle ne réalisa pas tout de suite que poser cette question avant de répondre pouvait laisser sous-entendre des choses complètement fausses sur sa "relation" avec Kegan.

- Je n'ai ni dormi chez Kegan, ni avec Kegan, ni couché avec Kegan.


Elle avait un peu oublié lequel des trois lui était demandé, mais Siobhán était une fille franche et Sawyer devait être bien au courant.

- Je crois qu'avant toute cette histoire, ça ne m'aurait pas dérangée.

Et elle ne trouva pas utile de préciser que cette fois-ci elle parlait de dormir, et pas de coucher avec lui. Ça lui paraissait beaucoup plus évident que ce qu'il en était dans la réalité.

- Mais l'occasion ne s'est pas présentée. J'avais des choses à faire, et il ne m'a rien proposé de toute façon.


Il était vrai que si elle n'avait pas eu tir à l'arc, elle serait restée manger chez lui, et qu'il y aurait peut-être eu une occasion. Seulement ça n'était tout simplement pas arrivé.

- Et toi, avec Pandora ?

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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Sam 26 Sep - 20:30

Tu lâches un soupir assez bruyant en entendant sa réponse. Ta jalousie envers Kegan était déjà évidente depuis le début et même si tu ne l’as pas dit clairement plus tôt, c’était assez facile à comprendre. « J’ai seulement demandé si tu étais restée chez lui. » Évidemment que tu voulais savoir le reste aussi, mais tu n’aurais pas osé te rendre jusque-là. Tu dois toutefois l’avouer, tu es soulagé de savoir qu’il ne s’est rien passé du tout entre eux. La suite te laisse toutefois perplexe et tu ne peux pas t’empêcher de te retourner et de la dévisager. Tu sais depuis le début que Siobhan manque parfois de filtre lorsqu’elle parle et qu’elle est beaucoup plus franche que toi niveau émotions, mais de là à te dire quelque chose de ce genre, tu ne t’y attendais pas. Tu ignores de qu’elle portion elle parle : coucher chez lui, ou avec lui? Tu espères qu’elle ne parle pas de la dernière option. La rouquine est beaucoup plus tactile que bien des gens que tu as rencontrés mais tu oses croire qu’elle n’irait pas jusqu’à coucher avec quelqu’un juste parce que l’occasion se présente ou parce que la personne lui a proposé. Tu n’as pas cette image d’elle et tu souhaites égoïstement qu’elle ne soit pas réellement comme ça. « Ah, ouais, je vois. »

Tu décides de prendre la boule de draps, en ayant l’intention de les descendre à l’étage inférieur pour pouvoir les laver. Tu clignes des yeux plusieurs fois en entendant le nom de Pandora. Avec tout ça, tu avais pratiquement oublié son existence et durant un court instant, tu as presque demandé de qui elle parlait. « Pandora… Qu’est-ce que tu veux savoir, exactement? Si j’ai couché avec elle? Non. » Tu sors de la pièce en lui pointant maladroitement les rideaux du doigt pour lui faire comprendre de les prendre et te suivre. « Disons qu’en général, j’attends de sortir avec la personne plus longtemps qu’une journée. Parce que c’est tout ce que c’était. » Tu ne sais même pas toi-même ce qui s’est passé. Vous avez juste soudainement décidé d’un accord commun de sortir ensembles, alors que vous vous connaissiez à peine, et tu te souviens que tu le voulais vraiment à ce moment-là. Mais le lendemain, plus du tout, et c’était la même chose de son côté. Depuis, vous ne vous êtes même pas reparlé. D’ailleurs, tu as précisé en général puisque tu tentes le plus possible de te faire à l’idée que tu n’as pas seulement dormis comme un bébé il y a deux semaines. « Les coups d’un soir, c’est loin d’être mon truc. »

Tu n’as jamais compris comment certaines personnes peuvent d’abord coucher ensembles, puis ensuite former un couple. Tu as personnellement besoin de bien connaître la personne et surtout de lui faire confiance. Évidemment, ton point de vue était différent il y a quelques années, particulièrement lorsque tu as commencé à sortir avec ta dernière copine. Ta vision des choses n’était pas la même et étant un adolescent en plein développement, tu avais certaines besoins que tu crevais d’envie de satisfaire mais vu la tournure des choses, tu as pris du recul et tu as appris à te contrôler. Une fois au rez-de-chaussée, tu balances tout dans la machine à laver et disant à Siobhan de laisser le reste par terre à côté. « On devrais commencer à ramener des affaires… On va probablement devoir faire quelques voyages. On peut laisser les choses en bas et terminer le nettoyage ensuite. » Quelques minutes plus tard, vous êtes tous les deux dans la voiture et une question te démange sérieusement. Tu as évité le sujet le plus longtemps possible, mais tu n’en peux plus de vivre dans le doute, surtout vu dans quel état ça te met. Tu finis par te tourner vers la rouquine, l’air sérieux. « Tu peux me dire ce que tu as entendu exactement le soir ou on était chez Kegan? Parce que je ne me souviens vraiment de rien et honnêtement, je pense que j’aimerais mieux être fixé que d’essayer de me dire que ce n’était rien. Au final, j’y pense seulement encore plus. Il est venu chez moi, tu sais. Il est resté devant ma porte durant un moment en disant que la seule fois où il m’a touché, c’était pour me traîner de la salle de bain au lit. Honnêtement, si tu n’avais rien dis, je ne me poserais pas de question. » Tu ne veux pas mettre le blâme sur elle, mais tu n’as pas pu t’empêcher de te dire qu’effectivement, si Siobhan n’avait pas fait une scène à ton réveil, tu ne te serais jamais douté de quoi que ce soit.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Dim 27 Sep - 4:21

Siobhán avait haussé les épaules avec indifférence lorsque Sawyer avait précisé qu'il n'avait posé qu'une seule question sur les trois auxquelles la rouquine avait répondu. Sa vie sexuelle n'était pas son sujet de discussion favori, mais il en fallait bien plus que ça pour la gêner.
La seule réponse qui intéressant l'Irlandaise, c'était au sujet de Pandora. Et elle ne fut pas déçue. L'idée de savoir que ça n'avait duré qu'une journée lui tira un sourire égoïste. De toute façon depuis que Sio avait été au courant de cette histoire elle avait tout de suite dit qu'ils n'allaient pas ensemble, et elle était vraiment rassurée de savoir qu'elle n'aurait pas à ramasser son ami a la petite cuillère si elle le quittait un de ces jours. Pandora était une fille très gentille, mais qui ressemblait plus à une insupportable petite soeur de 6ans qu'à une copine pour un homme de 20ans.
Sio attrapa les rideaux que Sawyer lui montrait et le suivit dans les escaliers -en faisant bien attention à ne pas tomber. Et évidemment elle ne put pas se taire plus longtemps.

- J'ai jamais dit que t'étais du genre à coucher avec n'importe qui Sawyer. C'est juste qu'on m'a dit y a un moment que tu sortais avec Pandora, et puisque tu m'en as pas parlé, et les autres non plus, je pouvais pas deviner combien de temps vous êtes restés ensembles.


C'était aussi une manière plus ou moins discrète de lui faire remarquer qu'elle aimerait bien qu'il prenne la peine de la tenir un minimum au courant de certaines choses. Il y a peu il avait dit à l'airsoft qu'il n'avait pas de petite amie actuellement, mais ça n'avait pas aidé la rouquine à deviner depuis combien de temps.
Arrivés au rez-de-chaussée, Sio posa les rideaux là où son ami le lui indiqua, et écouta attentivement ce qu'il avait à lui conseiller. Mais avant de rejoindre effectivement sa voiture, Sio se mit à rire.

- Un seul voyage suffira, tu surestimes mes affaires ! Les meubles sont pas à moi, je dois avoir quoi... Une grosse valise, mes affaires d'airsoft et de tir à l'arc... Quelques albums photos... Et Aslinn. C'est tout.


Siobhán n'était pas du genre à dépenser une fortune pour des affaires dont elle ne se servirait pas ou pour remplacer des affaires encore en état de marche. La plupart de ses vêtements n'étaient pas spécialement neufs, et ceux qui y ressemblaient avaient été modifiés par Kegan, mais la rouquine n'avait jamais eu véritablement d'argent à dépenser pour des futilités ou des caprices.
Une fois installés dans la voiture, avant même que Sio n'ait eu le temps de sortir de la place de parking, Sawyer lui posa une autre question. Si celle-ci était beaucoup plus légitime que la précédente, elle mettait néanmoins Siobhán beaucoup plus mal à l'aise.

- Euh...


Comment expliquer ? Que pouvait-elle dire ? Il était bien évident que les mots qui lui auraient été utiles ne faisaient absolument pas partie de son vocabulaire anglais, puisqu'elle n'avait encore eu l'occasion de parler de ce genre de choses avec qui que ce soit.

- Je sais pas le dire en Anglais Sawyer... C'était euh... Un genre de... Souffle. Enfin, non, plus fort, mais tu vois ce que je veux dire ou pas ? Comme quand tu fais des choses avec quelqu'un, mais que...


Elle hésita un peu mais il fallait bien sûr qu'elle soit honnête. C'était important pour son ami.

- Mais que ça fait un peu mal. J'ai entendu ça... A peu près trois fois.


Elle se racla la gorge et conduisit tranquillement jusqu'à chez elle, sans pour autant laisser tomber la discussion. Sawyer avait dit que si elle n'avait rien dit, il ne se serait douté de rien. Et ça méritait une réponse.

- Je peux pas garantir à 100% ce qui s'est passé Sawyer. Je suis pas montée regarder. La seule chose que je peux dire, c'est que quand je l'ai entendu j'ai tout de suite été persuadée que c'était ce qui se passait. Ça veut pas dire que c'est certain, mais vu ce qui s'était passé avec Shawn... J'avais aucun doute.


Elle avait bien évidemment essayé de retracer ce qu'elle avait pensé avec le plus de justesse possible. Mais même si elle était sincère et voulait aider son ami, elle était très heureuse d'être enfin arrivée lorsqu'elle put garer sa voiture en bas de son immeuble.
Elle monta jusqu'au dernier étage où elle vivait toujours, ouvrit la porte... Et contempla une dernière fois son appartement minuscule.

- T'es vraiment sûr que je vais pas te déranger hein ?


Et même si elle venait de sortir une grosse valise dans laquelle elle comptait ranger ses vêtements, elle attendit néanmoins que Sawyer lui ait répondu avant de faire quoi que ce soit.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Jeu 15 Oct - 15:50

Le coude posé contre le rebord de la fenêtre et le menton dans la main, tu regardes le paysage défiler à l’extérieur. Tu as déjà eu le culot de poser la question, mais tu ne crois pas être en mesure de la regarder en face en entendant la réponse. Tu te mets à rougir violemment en entendant la description qui est, seulement toi, pire que le mot en tant que tel qu’elle ne connaît pas encore. Tu plisses les yeux en te concentrant sur le bord de la route, le visage caché en grande partie par la paume de ta main. Tu te doutes évidemment que tu ne resterais probablement pas silencieux dans ce genre de circonstances et c’est bien normal, mais tu ne te serais jamais attendu à avoir un public plus loin qui pourrait entendre tout ce que tu fais. Encore moins Siobhan. Tu ne peux pas t’empêcher de l’imaginer assise dans le salon, dans l’immense loft silencieux, à n’entendre rien d’autre que toi qui pousse des gémissements de douleur. Tu as envie de fondre sur ton siège et si la voiture n’était pas actuellement en marche, tu sortirais probablement pour prendre de l’air. Tu ne t’empêches d’ailleurs pas de descendre la fenêtre et laisser le vent te frapper en plein visage. Au moins, tu te dis que ça va peut-être refroidir un peu tes joues en feu.

D’ailleurs, tu n’es pas certain de ce qui s’est passé avec Shawn. De ce que tu as compris, il a probablement couché avec Kegan mais celui-ci n’a pas voulu de lui par la suite. Comme tu l’as dit, les coups d’un soir ne sont pas vraiment ton genre mais en même temps, tu ne t’attendrais pas particulièrement à plus de la part de l’autre personne. Personne ne couche avec quelqu’un une soirée en s’attendant à former un couple solide dès le lendemain matin. De toute façon, vu la réaction de Shawn, lui-même avait l’air un peu bizarre. Selon toi, ce n’est pas normal d’avoir une aventure et de réagir aussi fortement à un rejet, mais c’est ton avis personnel. Une fois arrivés, tu descends de la voiture et tu suis silencieusement Siobhan jusqu’au dernier étage, car tu es en pleine réflexion. Tu es tiré de ton subconscient quand elle te redemande si tu es certain de ta décision. « Hein? Oh… Bien sûr, je n’aurais pas proposé sinon. Et je ne savais pas que les meubles n’étaient pas à toi, je pensais qu’il fallait tout vider. Ça va faciliter les choses. »

Tu t’accroupis pendant que la rouquine remplit sa valise en attendant qu’elle termine pour l’aider avec autre chose et tu tends la main pour attirer le chat vers toi. Tu es content de savoir que tu ne seras plus tout seul dans cette grande maison et que même si Siobhan n’est pas là, tu vas pouvoir t’occuper du minet. Alors que tu continues de réfléchir, tu ne peux t’empêcher d’exprimer ce qui te passe par la tête. « Je me demandais… Même si tu n’es pas entièrement certaine de ce qui s’est passé, pourquoi est-ce que tu as réagis aussi vivement? » Après tout, c’est bien vrai, elle-même a dit qu’elle n’était pas sûre puisqu’elle n’est pas allée vérifier, alors pourquoi avoir eu une réaction aussi violente que la sienne? « Et aussi… Même si je le déteste, et même si je voulais me le faire croire, je ne pense pas qu’il soit le genre de type à saouler ou droguer quelqu’un pour avoir la personne dans son lit. Apparemment, trouver quelqu’un n’est pas un problème pour lui… Vu où il habite en plus, il doit être assez populaire. Enfin, tout ça pour dire que même si je lui en veux en pensant à ce qui pourrait s’être passé, bien, je… » Tu soupires en t’installant sur le sol et en prenant Aslinn dans tes bras. « C’est probablement de ma faute, aussi. Alors c’est aussi probablement mal de ma part d’agir comme si j’étais la pauvre victime, et de la tienne de penser automatiquement que c’est une espèce de violeur qui profite des gens. »

Sur ce, tu n’as plus grand-chose à dire. Tu n’as pas vraiment l’habitude d’être aussi honnête, particulièrement face à des situations du genre, mais tu te dis que tu n’as pas vraiment le choix considérant que Siobhan va bientôt occuper la troisième chambre à l’étage. Tu sondes la pièce du regard et tu tombes sur une cage de transport. Tu te doutes qu’Aslinn n’aimera pas trop, mais elle n’a pas le choix. Tu traînes le chat avec toi jusqu’à la cage et tu l’ouvres lentement. À ton grand étonnement, elle y entre sans problème et tu es bien satisfait. Du moins, tu l’étais. Dès que tu commences à refermer la cage, Aslinn s’agite. Tu t’y attendais. Tu parviens tant bien que mal à refermer la petite porte, en essayant d’éviter les coups de pattes. « Oui oui, c’est nul mais tu n’as pas le choix! » Voilà que tu parles à un chat. Tu ramasses les autres trucs qui traînent et qui semblent lui appartenir comme la nourriture, la litière et tout ce qui vient avec puis tu attends sagement que Siobhan t’indique la suite.

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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Jeu 15 Oct - 17:05

Siobhán se mit rapidement à remplir sa valise. L'objet en question était rectangulaire, noir, semblait assez peu solide mais grand. La rouquine savait qu'elle n'aurait aucun mal à y faire rentrer ses vêtements : elle n'avait pas acheté grand chose depuis son départ d'Irlande pour les Etats-Unis. Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, elle s'aperçut que son ami s'occupait d'Aslinn et lui lança un sourire pour le remercier.
Mais tout ça, ce monde de gentillesse et de presque bonne humeur, s'effondra violemment avec la question de Sawyer. La rouquine se redressa rapidement, un soutien-gorge dans les mains, fit demi-tour pour observer son ami, le tout en commençant à parler d'un air tout à fait assuré qui faisait ressortir son accent. Ah non, son accent ressortait tout le temps, en fait.

-Eh bien c'est évident ! Je suis sûre que tu le sais déjà, en fait... Donc, c'est très simple...


Son visage perdit un peu de cette assurance joyeuse au fur et à mesure qu'elle se rendit compte qu'elle avait une explication. Mais qu'elle ne pouvait pas vraiment la donner, ou en tout cas pas telle qu'elle se présentait à son esprit. La surveillante se rendit soudainement compte de l'objet qui trônait dans sa main, qu'elle balança sans élégance et sans un regard dans sa valise. Elle aurait aimé gagner du temps pour répondre, mais ce n'était pas possible.

Personne a le droit de te faire du mal, c'est tout.

Satisfaite d'avoir réussi à se sortir d'une situation aussi délicate, l'Irlandaise retourna à sa valise pour terminer de ranger ses petites-affaires... Et pour masquer ses joues rougissantes. Avec l'énorme bleu qu'elle avait sur l'une d'entre elle, ça lui faisait une tête un peu bizarre : mi rouge, mi bleue, le tout saupoudré de tout un tas de tâches de rousseur que l'on pouvait encore deviner. Heureusement son moment de gêne ne dura pas longtemps – il fallait avouer que Sio n'était pas du genre à ressasser sans cesse la même chose.
Sawyer non plus, puisqu'il avait déjà laissé tomber sa question pour passer à autre chose. Siobhán l'avait rarement connu aussi bavard, et il fallait bien dire que ça ne lui faisait pas particulièrement plaisir, pour une fois. Sa nouvelle colocataire se contenta de hausser les épaules.
Il avait évidemment raison de lui dire ça, elle ne pouvait pas le nier. Kegan n'avait rien fait qui mériterait une haine aussi profonde que celle que lui vouait sa collègue. Mais celle-ci n'arrivait pas à s'en défaire. Il avait touché à Sawyer, son ami, son meilleur ami, son Sawyer. Il était hors de question qu'elle passe outre, et préférait pour une fois se taire que de décevoir son ami.
Elle se mit à rire en l'entendant parler au chat. Elle ne se moquait pas vraiment du fait qu'il s'adresse à Aslinn, mais elle restait persuadée que si son chat comprenait une langue ce ne serait certainement pas l'Anglais. Après tout, lorsqu'elle était toute seule chez elle, Siobhán ne parlait pas Anglais, mais Irlandais. Et elle rentrait souvent trop tard pour avoir envie d'allumer la télévision. Son chat n'avait certainement pas l'habitude d'entendre le langage de Shakespeare.

-Ó, a bheith ciallmhar Aslinn, tá tú aon rogha agat.
(Oh, sois sage Aslinn, t'as pas le choix)

L'archère referma sa valise et se retourna vers son ami pour lui faire un clin d'oeil. Elle ne chercha nullement à expliquer ce qu'elle venait de dire. Même si, en y réfléchissant de plus près, elle se demandait s'il arriverait à comprendre le nom du chat au milieu de sa phrase vu la prononciation du tout.
L’Irlandaise porta alors son regard dans tous les coins de la pièce pour décider ce qui serait sa prochaine victime. Ses deux arcs étaient déjà bien rangés dans leurs housses et ne nécessitaient pas de vérification particulière. Sawyer avait déjà récupéré les affaires liées au chat. La rouquine venait de s'occuper de ses vêtements...
Elle eut soudain l'illumination, son visage se fendit brusquement d'un sourire encore plus large, et elle leva même une main en direction de son ami.

-Oh fait ! J'ai pensé à toi l'autre jour, j'ai retrouvé mes livres.


Siobhán n'avait que deux livres. C'étaient des cadeaux énormes que sa mère lui avait fait à son départ pour les Etats-Unis, et depuis qu'elle avait remis la main dessus elle s'était entraînée à lire – sans grand succès pour le moment- en se disant que Sawyer serait fier de la voir faire des efforts.
Sans être vraiment décidée entre l'envie de simplement lui montrer ses livres, et celle de lui montrer ses progrès inexistants, la surveillante attrapa dans son placard ce qui ressemblait à deux énormes pavés, qu'elle apporta jusqu'à la table de la cuisine juste à côté de son ami. Elle posa les deux ouvrages sur la table sans faire preuve de délicatesse, ce qui fit un bruit un peu inquiétant lorsqu'ils touchèrent le bois. Il y avait là une Bible en Anglais, et un livre de chants d'églises en Latin. Dans le coin inférieur du livre de chant, on voyait quelque chose dépasser de la couverture.
Et, évidemment, la rouquine avait oublié de quoi il s'agissait. Tirant impatiemment sur le morceau de ce qui semblait être du papier, elle fit sortir du livre plusieurs photos.
Sio était sur chacune d'entre elles. Toujours dans une aube blanche trop grande pour elle, avec la même croix en bois immense autour de son cou de petite fille, on la voyait très nettement participer au service de l'Eglise, ou chanter avec le chœur. Car aussi surprenant que cela puisse être, Sio avait été enfant de chœur pendant plusieurs années. Voilà quelque chose qu'elle n'allait pas chanter sur tous les toits.
Elle fourra les photos dans le livre sans se dire que ça ne servait à rien : elle avait mis tellement de temps à les dévisager que Sawyer avait certainement tout vu. Presque tout le monde avait une Bible, ça faisait souvent partie des cadeaux qu'on offrait à des gens qui emménageaient, du moins en Irlande, pays très croyant. Sio n'avait pas trouvé bizarre de montrer ces livres à Sawyer. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle était fière d'en avoir été si proche.
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Lun 19 Oct - 0:21

Tu rigoles un peu. Donc, personne n’a le droit de te faire du mal! Tu te demandes si elle est comme ça avec tout le monde et si elle a un instinct maternel envers toutes les personnes plus jeunes autours d’elle, ou si tu es un cas particulier. Tu ne prends toutefois pas la peine de poser la question puisque malgré ton envie de savoir, tu n’es pas stupide au point de ne pas voir que le sujet de conversation ne la met pas particulièrement à l’aise. C’est un autre point qui pique ton intérêt, maintenant que tu y penses, mais tu auras tout le temps maintenant pour essayer d’avoir des réponses à toutes les questions qui tournent dans ton esprit. Tu hausses les sourcils en entendant Siobhan parler en Irlandais, mais tu te doutes qu’il ne s’agit pas de quelque chose de méchant à ton égard. La rouquine serait plutôt du genre à botter le derrière à quiconque te cause des problèmes plutôt que de contribuer à se moquer de toi.

Tu étires le cou, un peu curieux, pour mieux voir de quoi elle parle. Tu la vois donc sortir deux énormes livres de son placard et les traîner jusqu’à toi. Tu ne peux t’empêcher de sourire en te disant qu’elle doit se pratiquer à lire lorsqu’elle a le temps. Tu es certain qu’elle a fait des progrès. Tu jettes un coup d’œil aux deux ouvrages pour voir de quoi il s’agit, si c’est une histoire intéressante ou quelque chose que tu connais, et ton sourire se fige étrangement. Tu clignes des yeux plusieurs fois sans trop savoir quoi dire. « Ah, c’est… Bien. » Tu ne t’attendais pas vraiment à ce qu’elle te sorte une grosse Bible et un aussi gros livre de chants d’église. Maintenant que tu y penses, vous n’avez jamais vraiment parlé de ce genre de choses Siobhan et toi. Tu réalises que tu as encore beaucoup de choses à apprendre sur elle. Tu songes un instant que tu n’aurais peut-être pas dû lui proposer des ouvrages fantastiques, car peut-être qu’elle ne serait pas intéressée par ce genre de récit.

Tout en continuant de fixer les livres, l’air un peu interdit, tu la regardes tirer sur ce qui dépasse de l’un d’eux. Tu pousses une exclamation un peu étouffée en voyant le sujet des photos et tu tousses dans ta manche pour prétexter que tu as quelque chose dans la gorge et pour cacher ta surprise. Tes parents ne t’ont jamais vraiment traîné à l’église puisqu’ils n’étaient pas croyants. Considérant vos pouvoirs, il était certain pour eux qu’il n’existait pas de Dieu en tant que tel. Tu fixes les photos un instant, t’arrêtant sur la grosse croix autour de la version naine de la Siobhan que tu connais, puis tu décides de diriger ton attention ailleurs. Vu le silence inhabituel de ton amie, tu te dis qu’elle n’a peut-être pas envie de se prononcer sur le sujet. Tu recules donc de quelques en regardant autour de toi, mais elle a l’air d’avoir terminé de ramasser ses choses.

« On a pas mal de livres chez moi. Certains sont assez compliqués, aux goûts de Lawrence bien sûr, mais les autres sont plus de mon style. Mais euh… peut-être que ce n’est pas des choses que tu lis. » Tu ne dis rien de plus et tu empoignes la cage du chat ainsi que le plus de choses possibles. Au moins, vous descendez ses effets personnels, vous n’avez pas besoin de les remonter ensuite. « Est-ce que tu as tout? Je vais commencer à descendre des trucs parce que sinon, je crois qu’Aslinn va me détester le reste de ses jours! » Tu rigoles un peu en te dirigeant vers la porte. Évidemment, Siobhan arrive à la voiture bien plus rapidement que toi et au final, toi qui croyais en avoir pour le reste de la journée, tu te retrouves assis du côté passager avec la cage sur toi en quelques minutes à peine. Au moins, vous n’avez pas à déménager les meubles.

Au bout d’un moment, après une conversation assez légère, tu commences à prendre conscience que quelque chose sent un peu bizarre. « Tu ne trouves pas que ça sent le gaz ou un truc du genre? » Quelques secondes après avoir fermé la bouche, le véhicule fait un bruit étrange et s’arrête en bordure du chemin. Tu regardes Siobhan d’un air contrarié. Tu n’as aucune connaissance en mécanique, malheureusement. Tu décides de sortir et de laisser la cage sur ton siège pour aller ouvrir le capot de la voiture, en remarquant que de la fumée s’en échappe. Tu aimerais pouvoir identifier le problème mais tu n’y connais rien. « Je vais appeler quelqu’un pour dépanner, laisse-moi juste trouver le numéro de téléphone… » Alors que tu marches en direction de ton siège, tu vois une voiture s’arrêter juste derrière vous. Tu plisses les yeux pour essayer de voir de qui il s’agit, mais il est clair que la personne est là pour vous aider. Un homme, probablement plus vieux que toi d’au moins dix ans, ne tarde pas à en sortir. Grand, massif, avec des tatouages pleins les bras et une barbe, il est complètement le contraire de toi et surtout, il est assez intimidant.

« Hé le jeune! Des problèmes avec ta bagnole? » Tu n’aimes pas trop qu’on te traite comme un gamin, mais tu n’en feras pas de cas pour cette fois. Tu le regardes d’un regard méfiant et tu détermines finalement que c’est un humain tout à fait normal. Du moins, dans le sens où il ne possède pas de pouvoirs. Tu deviens un peu moins tendu en sachant que tu ne risques pas d’avoir un incident relié à ton pouvoir. « Ouais… Ça a commencé à sentir mauvais et puis la voiture s’est arrêtée, mais je ne sais pas d’où le problème vient. » Il s’avance vers toi, les yeux cachés par des lunettes de soleil, et fait un signe de tête en direction de la voiture. « Tu me laisses jeter un coup d’œil? Je veux pas me vanter mais j’en connais pas mal de ce côté. » Tu acceptes d’un signe de tête et tu vas vers la voiture pour informer Siobhan. « Hum, un type vient de s’arrêter et il veut aider pour la voiture, ça te va ? » Il passe près de toi, sans jeter un coup d’œil à l’intérieur, et disparaît bientôt derrière le capot relevé.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Lun 19 Oct - 9:02

Siobhán ne s'était pas attendue à ce que Sawyer réagisse si vivement. C'était la première fois depuis son arrivée aux États-Unis qu'elle était amenée à avoir une discussion qui avait trait, de près ou de loin, avec la religion, et elle réalisait alors que ça devait faire partie des différences culturelles entre l'Irlande et son nouveau pays de séjour. Déjà qu'elle était elle-même assez mal à l'aise avec ce sujet, la réaction de son ami ne l'incitait pas vraiment à étaler sa vie comme elle l'aurait sans doute fait sinon. Pourtant il faudrait bien qu'elle s'explique, parce qu'elle était loin d'avoir la lecture de la Bible comme grande passion. Elle était loin de tenir la religion en très haute estime, d'ailleurs, et ne tenait à ces livres que parce qu'ils venaient de sa famille.

 - C'est des cadeaux de ma mère, je t'expliquerai un de ces jours.  


Sio fut effectivement soulagée de constater que Sawyer regardait ailleurs: il devait sans nul doute se préoccuper d'autre chose. La rouquine regarda un peu partout, ajouta son ordinateur portable -dont elle se servait rarement- dans sa valise, et la referma. D'un rapide coup d'oeil, elle balaya la pièce du regard. Ses deux arcs et les affaires d'airsoft, ses vêtements, ses deux livres, les affaires d'Aslinn, et quelques DVDs en vrac. Il était facile de comprendre qu'elle n'était pas vraiment installée ici: tout ce qui aurait pu lui être vraiment personnel était resté en Irlande.

 - C'est bon, j'ai tout.


Elle sourit à son ami, et réussit à descendre toutes les affaires qu'il lui fallait bien plus vite que la prudence l'aurait voulu. Mais ses voisins sortaient rarement à cette heure, la plupart devaient sans doute travailler: il n'y avait que les surveillants et les élèves pour être déjà en vacances !
Sans plus de cérémonie, Siobhán s'installa au volant de sa voiture. Elle vérifia rapidement que Sawyer avait l'air bien installé avec Aslinn, et ne perdit pas de temps à démarrer. Alors qu'elle venait de lui raconter une anecdote croustillante sur le jour où elle avait recueilli Aslinn, Sawyer lui demanda si l'odeur n'était pas un peu étrange dans la voiture... La rouquine fronça les sourcils. C'était vrai, l'odeur n'était pas habituelle. Il ne fallu qu'une ou deux minutes de plus pour que la voiture se mette à ralentir malgré les protestations et les efforts de sa conductrice, si bien qu'elle eut à peine le temps de se mettre sur le bas côté avant que le véhicule refuse purement et simple d'accélérer. Génial.
Sio remarqua que de la fumée commençait même à s'échapper du capot. Sawyer paraissait avoir une vague idée de quoi faire, puisqu'il sortit pour ouvrir le devant de la voiture. L'Irlandaise avait beau être une fille très manuelle, et avoir déjà regardé l'intérieur des voitures de ses parents avec ses frères, elle doutait de pouvoir trouver le problème et encore plus de savoir le réparer. Elle soupira en entendant Sawyer parler d'appeler quelqu'un pour les dépanner: ça allait coûter très cher, sans aucun doute, et ce n'était pas vraiment le moment. Sa tête se posa contre le volant, jusqu'au moment où son ami revint pour pour la parler d'un homme venu rendre service. Un grand sourire illumina le visage de la jeune femme.

 - C'est super gentil ! Tu veux bien surveiller Aslinn deux minutes s'il te plaît ?  


Étant donné l'odeur dans la voiture il valait mieux laisser les portes ouvertes, ce qui faisait que si le chat arrivait à sortir de sa cage ce serait la catastrophe pour le rattraper.
Sans même vérifier que Sawyer accepterait de lui rendre service, elle sortit de la voiture pour aller à la rencontre de celui qui pourrait bien être leur sauveur.
Passant à son tour derrière le capot de la voiture, elle ne put pas s'empêcher de trouver le mécanicien improvisé très à son goût: blond, grand, massif, tatoué, et même barbu, il rassemblait toutes les qualités physiques pour plaire à la rouquine. Voilà qui rendait cette panne beaucoup plus agréable.

 - Salut ! C'est vraiment gentil de venir nous aider, on y connaît pas grand chose en mécanique...  


Siobhán ne remarqua pas le regard insistant qu'il lui lança, la détaillant des pieds à la tête avec un sourire certainement très entraîné à charmer les jeunes demoiselles. Il enleva ses lunettes de soleil dans un geste aussi classe qu'Horacio des Experts quand il les enfile.

 - Salut ! Oh, pas de quoi me remercier, j'aime rendre service. Il faut dire que, quand on sait quelque chose, comme moi en mécanique, c'est plutôt bien d'en faire profiter les autres.  

La rouquine était loin de percevoir toute l'arrogance contenue dans la voix de son nouveau sauveur, et encore plus loin de comprendre le début de drague à peine caché que pouvait être cette proposition d'aide maintenant que l'homme l'avait prise pour cible. A vrai dire, il paraissait juste un genre de beau gosse hyper sympa.

 - Je vais attendre un peu que ça refroidisse et que ça arrête de fumer pour regarder, maintenant que j'ai vu d'où ça vient.


Il ne précisa pas que ce serait l'occasion idéale pour avoir une petite discussion, ce qui n'était de toute façon pas utile quand on connaissait le caractère bavard de Siobhán.

 - Comment tu t'appelles ? Moi c'est Jackson, mais tu peux m'appeler Jacks' si tu veux...  

Il ne posa évidemment aucune question sur Sawyer, occupé à surveiller Aslinn.

 - Siobhán, mais tu peux m'appeler Sio si tu veux, répondit-elle avec un clin d'oeil, tout à fait heureuse d'avoir pu imiter sa construction de phrase.

 - Siobhán ?


Il venait purement et simplement de saccager la prononciation de son prénom, ce qui fit beaucoup rire la rouquine. Elle avait l'habitude qu'on le prononce mal, mais là c'était carrément faire exprès !

 - Non, SI-O-BHÁN,
répéta la surveillante en détachant autant que possible les syllabes.
 - Joli prénom, ça vient pas d'ici hein ? C'est quoi ? Écossais ?  

 - Irlandais !  


Tout le monde pouvait évidemment sentir la fierté que contenait cette voix féminine en nommant son pays d'origine.

 - Ah, très beau pays l'Irlande ! J'ai de la famille là bas, j'y vais souvent. Tu viens de quel coin ? Si ça se trouve on se recroisera là bas un de ces jours !  


Étant donné sa prononciation plus que désastreuse du prénom de Sio, il paraîtrait évident à n'importe qui que c'était un gros mensonge. Sauf à la rouquine, qui buvait plus ou moins ses paroles en attendant des nouvelles de sa voiture.

 - C'est vrai ? Tu parles Irlandais alors ?  

 - Dia duit !
(Bonjour) , Je parle pas vraiment, ma famille est plutôt d'origine Anglaise tu vois...

Ça ressemblait vraiment au bel américain qui avait appris à dire bonjour dans 200 langues pour rendre ses histoires crédibles. Mais pour Siobhán, entendre parler sa langue maternelle si loin de chez elle, même un seul mot, était certainement un des arguments les plus efficaces pour capter son attention.
Elle resta debout derrière Jacks, qu'elle avait déjà décidé d'appeler par son surnom, le temps qu'il se penche sur la voiture pour finalement redresser la tête d'un air satisfait. Et toujours avec son si beau sourire.

 - C'est bon, je vais te réparer ça ! Ça va pas être compliqué !  Je l'ai déjà fait plusieurs fois, j'ai assez l'habitude de ce genre de choses. Bon, faut pas tenter quand on y connaît rien hein, mais j'ai de l'expérience !


Il expliqua ensuite tout le problème mécanique avec des mots qui ne faisaient résolument pas partie du vocabulaire de Siobhán, qui aurait donc été bien incapable de dire si ça avait un sens ou s'il cherchait juste à l'impressionner. En tout cas, il partit vers sa voiture chercher quelques outils de base qu'il transportait avec lui, et revint très vite.
Il commença à s'occuper de la voiture, en se rappelant soudainement de l'existence de Sawyer.

 - Et toi mec, tu fais pas de mécanique ? C'est dommage, c'est super utile !  


La technique ne consistait évidemment pas à motiver l'étudiant à se lancer dans la mécanique, mais plutôt à tenter de se rendre plus ou moins indispensable.

 - Si tu veux Sio,
il avait renoncé à son prénom entier, je te filerai mon numéro, au cas où t'ai encore un problème. Ça coûte super cher de faire réparer des voitures au garage, alors qu'on pourrait s'arranger entre nous...
 - Ouais bien sûr !


Et la rouquine s'approcha de Sawyer.

 - Tu me passes mon portable s'il te plaît ? Il est à côté de toi sur le tableau de bord.
 

C'était bien différent des hésitations dont Sawyer avait parfois fait preuve.[/color]
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Sawyer T. Davis



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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Lun 19 Oct - 17:15

« Oui, pas de problème. » Tu poses ton postérieur sur ton siège en tenant fermement la cage entre tes bras. Tu remarques d’ailleurs qu’Aslinn, qui semblait manifestement mécontente durant la première partie du voyage, est soudainement enragée. Tu n’aimerais pas non plus être confiné dans une cage mais tu n’arrives pas vraiment à comprendre pourquoi elle est soudainement si agressive. « Calme-toi Aslinn, tu vas bientôt avoir cinq fois plus d’espace pour te promener qu’avant, on ne t’amène pas chez le vétérinaire…» Puis tu roules les yeux, parce que tu parles encore à un chat comme s’il s’agissait d’un enfant. Tu t’étires un peu sur le côté, mais tu arrives seulement à voir les cheveux roux de Siobhan qui volent au vent de l’autre côté du capot. Heureusement, tu arrives à entendre toute la conversation puisque les portières sont grandes ouvertes et que le moteur est évidemment arrêté.

Tu remarques tout de suite que le ton qu’il emploie pour parler à Siobhan est totalement différent de celui qu’il a utilisé avec toi. Tu roules les yeux en te renfonçant dans le dossier de ton siège. Pour un type qui disait ne pas vouloir se vanter de ses connaissances en mécanique, tu trouves plutôt qu’il est en train de faire le contraire. Évidemment, c’est différent lorsqu’il s’agit de sortir une jeune demoiselle du pétrin. Voilà qu’il décide de prendre une pause pour se présenter, alors qu’il n’a même pas prit la peine de le faire avec toi. Tu retiens de pouffer de rire en entendant la façon dont il prononce son nom. Tu sais au fond de toi que c’est tout à fait normal de ne pas vraiment savoir comment le dire mais comme tu n’aimes déjà pas cet homme, tout ce qu’il fait ou dit te semble complètement ridicule, même s’il est là pour vous aider.

La conversation te semble particulièrement futile, et il est clair pour toi que ce Jackson essaie de faire ami-ami avec la rouquine. Et, tu dois, le dire, ça te dérange particulièrement. Tu sais que tu es jaloux, mais tu ne peux pas t’en empêcher. Tu aimerais qu’il arrange le problème, qu’il arrête de draguer ton amie, et qu’elle arrête de rire autant. Comme ça, vous allez pouvoir continuer votre chemin et laisser ce type derrière. Tu tapotes la cage du bout des doigts alors qu’Aslinn est toujours aussi énervée. Tu ne sais vraiment pas ce qui lui prend. Peut-être qu’elle ressent ta frustration et que ça l’influence? Tu as lu quelque part que les animaux peuvent ressentir ce genre de trucs. Tu continues de suivre la conversation silencieusement, et tu ne peux pas croire que Siobhan ne remarque rien. Tu as presque envie de te donner une claque dans le front en l’entendant dire qu’il va souvent en Irlande, alors qu’il avait du mal à prononcer correctement son nom à peine quelques minutes plus tôt. Tu sais au fond de toi que cet homme n’est qu’un menteur qui essaie de séduire les femmes naïves en leur disant ce qu’elles veulent entendre.

Tu dois l’avouer, il a quand même de la gueule, tellement que ça en devient intimidant pour les jeunes hommes comme toi qui manquent un peu de virilité. Et ce qui t’énerve le plus, c’est qu’il a exactement l’effet voulu sur Siobhan, et ça te rend terriblement jaloux. De ton côté, tu passes la majorité de ton temps libre avec elle depuis un moment, tu as même dormis avec elle plusieurs fois et pourtant, tu n’as pas l’impression de lui avoir un jour fais un quelconque effet de ce genre. Tu te mets à marmonner quelque chose d’intelligible, mais qui ressemble fortement à "bien sûr, on a compris que tu sais de quoi tu parles, c’est à se demander si tu connais autre chose…" Tu le regardes passer près de la voiture pour aller chercher ses outils. Peut-être que c’est ça en fait, sa technique de drague. Qui traîne des outils en permanence et a tout ce qui est nécessaire pour réparer une voiture arrêtée sur le bord du chemin? Il doit parcourir les routes en espérant croiser une jolie demoiselle en détresse. Il te prend alors par surprise en te posant une question mais tu n’as même pas le temps de répondre qu’il a déjà redirigé son attention vers Siobhan.

Tu refuses de te faire prendre pour un crétin encore une fois, et de laisser ta place. Tu songes un instant, puis tu t’étires pour fermer la portière du côté conducteur en te levant pour sortir de la voiture. Tu gardes la cage dans tes bras, pour éviter une situation fâcheuse avec Aslinn, sans pour autant prendre le portable de ton amie, et tu t’approches du prénommé Jackson. « Son portable est mort, malheureusement. Par contre, tu peux me le donner, elle pourra t’ajouter une fois que son téléphone fonctionnera. » Tu souris, mais ton sourire n’est pas particulièrement chaleureux. Tu ouvres ton téléphone et tu lui tends pour qu’il puisse entrer son numéro puisque ton deuxième bras est occupé à tenir la cage. Aslinn semble être encore plus folle de rage que lorsque vous étiez dans la voiture tous les deux. « Ah, en passant, je m’appelle Sawyer. Et non, je ne fais pas de mécanique. Je serais toutefois probablement capable de te défendre si la guerre se déclarait en ville. À chacun son utilité, n’est-ce pas? » Il te redonne ton téléphone sans dire un mot, annonçant ensuite que le problème est maintenant fixé. « Oh et merci pour la voiture. » Tu retournes prendre ta place dans la voiture, attendant que Siobhan te rejoigne et que vous puissiez partir. Tu ne parles que très rarement de tes capacités, mais ce type l’a cherché. Il a beau l’air d’être imposant à côté de toi, tu es certain que tu arriverais mieux à survivre dans la nature que lui avec ses connaissances en mécanique. « C’est bon, on peut partir? »
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: Look inside for a place to hide   Mer 21 Oct - 16:23

Siobhán fut surprise de voir Sawyer sortir de la voiture. Elle fut encore plus surprise d'apprendre que son téléphone était déchargé. Elle était pourtant certaine d'avoir regardé l'heure dessus avant de partir, et rien ne lui indiquait qu'il allait s'éteindre bientôt. Néanmoins elle ne dit rien, se contentant banalement de regarder son ami proposer une autre solution. Il était quand même vraiment gentil de rendre service comme ça. La rouquine fit un énorme sourire à son ami, remarquant par la même occasion l'énervement de son chat. Aslinn avait l'air de devenir complètement dingue, et Siobhán fut égoïstement soulagée de se dire que Jacks allait associer le chat à Sawyer, et non pas à elle. Avant de se rappeler que c'était une pensée horrible, qu'Aslinn était sans doute sa meilleure amie dans ce pays si loin de chez elle, et qu'elle ne voudrait s'en séparer pour rien au monde. Sio n'était pas non plus une brute sans coeur.
La rouquine trouvait d'ailleurs un très grand avantage à ce que ce soit Jacks qui écrive lui même son numéro sur le portable de son ami: ça lui évitait de réfléchir pendant 5 minutes avec une tête d'idiote à la bonne orthographe de son prénom. Peut-être que Sawyer faisait exprès ? Elle se promit de le remercier d'un tel effort, c'était vraiment sympa. Sio était insensible à l'animosité manifeste qui régnait entre les deux hommes.
Entendre son ami vanter ainsi ses qualités ne l'interpela pas spécialement: elle considérait que la mécanique était plus exotique qu'un talent martial. Après tout, elle était capable elle aussi de se défendre et de défendre les autres en cas de guerre, alors qu'elle était incapable de réparer sa voiture. Elle savait que Sawyer était très doué, et elle était contente qu'il fasse enfin preuve de confiance en lui, mais il fallait avouer que par rapport à Jackson elle ne le trouvait pas très impressionnant.
Le blond rendit son téléphone au brun, sous les yeux de la rouquine. Il ajouta ensuite que le problème était résolu, ce à quoi Sawyer répondit en le remerciant assez froidement avant de retourner s'asseoir. Siobhán essaya de se dire que ça venait de la timidité de son ami, et à vrai dire elle n'eut aucun mal à s'en persuader. Son ami était loin d'être ingrat !
Sio serait bien restée encore un moment à discuter avec le beau blond virile qui avait laissé son numéro à l'étudiant, mais Sawyer l'a rappela à la réalité. Il devait avoir hâte de rentrer chez lui et c'était compréhensible était donné qu'il était là uniquement pour lui rendre service. Et qu'il devait être beaucoup moins sensible au charme de Jackson que Sio.

- Encore merci hein ! C'est super !

- Oh c'est rien, juste un coup de main à prendre en mécanique ! J'espère qu'on se reverra, j'attends ton coup de téléphone Sio.

La rouquine, aussi tactile qu'à son habitude, prit Jackson dans ses bras, lequel afficha un sourire comparable à une expression de victoire. Siobhán rentra alors dans la voiture, non sans faire de grands signes de la main à Jackson qui les lui rendait. Elle attacha alors sa ceinture, posa sa main sur la clef et fit un sourire à Sawyer.

- C'est le moment de vérité !


Le véhicule démarra sans le moindre problème, et l'Irlandaise ne cacha pas sa joie. Ils purent alors reprendre la route en direction de la maison de l'étudiant.

- Ah il était vraiment très très gentil ! S'arrêter comme ça pour nous aider, alors qu'il nous connaît pas ! En plus faut dire ce qui est... Il est tellement beau, avec la barbe et les tatouages... Je pense que je vais pas attendre d'avoir un problème de voiture pour le rappeler, si tu veux mon avis. Et t'as vu, il est déjà allé en Irlande ! Je suis sûre qu'on a plein de points communs en fait ! Bon, pas la mécanique, parce que je suis plutôt bricolage moi, mais je...


Le téléphone de Siobhán se mit à sonner, indiquant à sa propriétaire qu'elle venait de recevoir un message. Et accessoirement que son téléphone n'était pas déchargé comme son ami avait voulu lui faire croire.

- Bah ! Il est pas déchargé en fait !


Mais Sio ne lui en voulait pas. Elle était persuadée que Sawyer était tellement gentil qu'il serait incapable de faire exprès de se tromper.

- T'as dû te tromper de bouton en regardant, ou pas appuyer assez fort. Il est un peu... Capricieux des fois. Ça se dit, " capricieux" ? Oh, c'est pas grave de toute façon, puisque t'as son numéro ! En plus c'est cool, comme ça j'ai pas eu la honte en essayant d'écrire son prénom. Parce qu'il y a plein de gens qui s'appellent comme ça, mais moi, écrire les prénoms... En plus des prénoms américains... Quoique, en fait c'est pas facile d'écrire tout court. Enfin, je suis sûre qu'il arriverait pas à écrire mon prénom non plus. Toi, t'y arrives je crois. Mais bon, personne de ce pays arrive à le dire normalement, alors au final je me fiche pas mal de l'orthographe !


Accorder une qualité à Sawyer était loin d'être un problème: il en possèdait beaucoup. Seulement, Sio ne s'y était pas tant attardée.
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