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 This is our life on holidays

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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:11

Les vacances. Siobhán n'avait jamais vraiment apprécié les vacances, peut-être parce qu'elle n'allait pas à l'école et donc qu'elle n'en avait pas. Ses parents lui faisaient cours tous les jours, à elle et ses frères, et ils ne partaient jamais en voyage. Il fallait dire qu'ils étaient cinq enfants mutants, dont trois un peu trop énergiques, et qu'ils étaient tous de vrais dangers publics quand ils étaient petits.
Maintenant qu'elle travaillait, les vacances étaient surtout synonyme d'ennui, quel comblait en faisant beaucoup de sport et en voyant quelques amis. Cette fois-ci, elle avait décidé de faire une surprise à Sawyer.
Puisque c'étaient les vacances, il n'y avait plus de problème d'heures limitées de sorties, et c'était l'occasion de tirer un peu son ami hors de la maison de son oncle. Elle supposait que ça lui ferait plaisir.
Et puisqu'on organise pas des vacances sans prévenir le principal intéressé, elle lui avait tout de même dit certaines choses. Par exemple que s'il acceptait de venir la destination était une vraie surprise. Qu'il devrait prendre des vêtements chauds qu'il n'avait pas peur de salir et de bonnes chaussures. Par contre, elle n'avait absolument pas dit qu'elle l'emmenait faire une partie d'Airsoft, et si l'idée lui avait parue géniale à la base, elle commençait à douter que ça puisse plaire à son ami. De toute façon il était trop tard pour faire demi-tour ! Mais elle commençait à se dire que parfois elle ferait mieux de réfléchir un peu plus que cinq minutes.
Elle s'était levée tôt, avait préparé toutes ses affaires et son matériel. Étant donné qu'elle pratiquait ce sport assez régulièrement, ses frères lui avaient offert un équipement complet pour Noël. En vérité, dans les placards de Siobhán on trouvait plus de tenues de sport en tout genre que de vêtements "normaux". Pour Sawyer, elle avait prévu de louer l'équipement sur place.
Après avoir vérifié au moins trois fois qu'elle n'avait rien oublié, la rouquine était montée dans sa voiture et elle était désormais garée devant la grande maison où vivait son ami. Il ne devrait pas tarder, même si Sio était un peu en avance.
La surveillante se demanda un moment si elle n'allait pas sonner, mais elle voulait à tout prix éviter de croiser Lawrence. Ça la mettrait de mauvaise humeur pour leurs deux jours d'escapade ! L'archère choisit alors de sortir et de s'asseoir sur le capot de sa voiture en attendant. Les yeux un peu dans le vague, elle écoutait la musique qu'elle avait laissée allumée.

Living easy, living free
Season ticket on a one-way ride
Asking nothing, leave me be
Taking everything in my stride


D'accord, ça faisait un peu tâche dans le quartier. Mais ce n'était pas vraiment le genre de préoccupations que pouvait avoir Siobhán. Highway To Hell était une de ses chansons préférée.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:11

Ton sac est déjà préparé depuis la veille. Tu n’as aucune idée de où tu vas passer le weekend, mais tu as déjà hâte d’y être. C’est la première fois depuis longtemps que tu sors pendant les vacances. Généralement, tu restes enfermé dans ta chambre à jouer aux jeux vidéos, écouter des films et procrastiner le plus que tu peux. Ça ne fais pas vraiment changement de tous les jours, en fait, mais au moins tu peux te lever à l’heure que tu veux. Tu étais un peu perplexe quand Siobhan t’a proposé de venir (comme si elle t’aurait laissé dire non, de toute façon) mais tu as accepté. Tu n’as aucune information mis à part que vous partez pour la fin de semaine complète et que tu dois apporter des trucs chauds auxquels tu ne tiens pas vraiment. C’est vrai que même si la température commence à monter ces derniers temps, elle peut descendre tout aussi rapidement. Tu n’as pas hâte au moment de l’année ou tu pourrais sortir en slip tellement tu as chaud mais où tu te transformes en glaçon lorsque tu reviens de l’école.

Il fait assez froid aujourd’hui et tu t’es préparé en conséquence. D’ailleurs, tu as prévu le coup et tu as rangé plus de vêtements dans ton sac que ce que tu devrais normalement traîner pour deux jours. Il faut se préparer à tout ! Tu as décidé d’apporter des vêtements un peu plus vieux que tu ne mets plus vraiment, pour la simple raison que tu préfères ceux que tu as récemment achetés. Tu regardes l’heure et tu sais qu’elle devrait arriver dans un petit moment, mais tu descends quand même au premier étage avec ton gros sac. Ton oncle est enfermé dans son bureau et tu n’as pas l’intention de lui dire au revoir. Il sait que tu pars, de toute façon, tu lui as dis. Crier ‘’je m’en vais on se revois dans deux jours !’’ est loin d’être ton truc, surtout avec lui. Tu jettes un coup d’oeil par la fenêtre et tu constates que ton amie est déjà là. Inutile de la faire attendre plus longtemps alors ! Tu fouilles dans la penderie pour sortir une paire de bottes que tu portais il y a un moment, quand tu avais un style un peu plus rebelle. On dirais un peu des bottes d’armée. Elle t’a dit d’apporter de bonnes chaussures et il n’y a rien de mieux, ça c’est sur !

À te voir, on pourrais presque croire que tu t’en vas justement à un entraînement avec ton pantalon cargo, tes bottes, ton manteau et ton bonnet. Tu balances ton sac sur ton épaule et tu sors en souriant et en lui faisant un signe de la main. Tu rigoles un peu en la poussant légèrement avec ton avant-bras. « On dirais une mise en scène, la fille rousse badass assise sur son capot avec du ACDC qui joue en trame sonore… J’aurais dû prendre une photo ! » Tu te rends côté passager et tu t’installes en faisant passer ton sac entre les sièges pour le mettre derrière. Tu remarques que la voiture a l’air pleine de… tu ne sais trop quoi. Tu commences vraiment à te demander où elle t’emmène. Tu boucles ta ceinture, un peu trop excité. « Alors, on va où ? Tu sais que je me pose la question depuis des jours, mon sac est prêt depuis hier, t’imagines ? On sais tout les deux que j’aime perdre mon temps d’habitude ! »
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:12

- T'auras pas pu garder la musique en fond sonore, avec une photo !

Siobhán sourit, et bondit sur ses pieds. Elle portait à peu près le même genre de vêtements que Sawyer, c'est à dire qu'on pourrait la croire prête à partir en mission militaire. La seule différence était que pour l'instant elle portait une petite paire de basket: elle avait à peu près les mêmes bottes que Sawyer sur la banquette arrière de la voiture, mais n'aimait pas les porter pour conduire. En tout cas, elle trouvait ça cool que Sawyer la qualifie de " badass". C'était bien plus cool, d'après elle, que de se faire trouver jolie.
Elle rejoignit son ami dans la voiture, à la place conducteur, et le laissa empiler son sac sur la tonne de trucs qui étaient déjà posés sur la banquette arrière. La rouquine avait fait bien attention qu'on ne puisse pas reconnaître ce qu'elle avait prit: tout était bien rangé dans des étuis pour les armes à billes, dans des sacs pour les vêtements et autres.
Elle mit le contact, attacha sa ceinture, et la voiture commença à rouler tandis que Sawyer lui demandait leur destination. Elle hésita un instant. L'archère sourit. De toute façon il était trop tard pour faire demi-tour maintenant: ils étaient en route !

- On va faire de l'Airsoft ! T'en as déjà fait ? Tu vas voir c'est hyper cool, j'en faisais souvent en Irlande, et j'en ai déjà fait quelques fois ici !

Elle se souvenait très bien des longues passées, parfois dans la boue ou dans les arbres, à guetter quelqu'un. Elle se souvenait des quelques fois où les adversaires avaient volé leurs provisions et qu'ils avait du manger des pommes pendant deux jours. Mais ça ne l'empêchait pas de considérer ça comme une expérience géniale, et d'être très heureuse d'y emmener son ami.

- Par contre, on a un peu de route. Alors j'ai mis des bonbons et des CDs dans la boîte à gant, sert toi !

Effectivement, pratiquer l'Airsoft en plein New York ne semblait pas être possible, il fallait qu'ils s'éloignent un peu de la ville. Le terrain n'était si loin que ça, mais ils en avaient bien pour deux heures de route, ce qui constituait déjà un long trajet d'après la surveillante.
Le terrain était une grande forêt, elle y était déjà allée plusieurs fois. C'était génial, parce qu'il y avait plein de cachettes, mais aussi plein d'arbres sur lesquels grimper. Depuis qu'elle était toute petite, Sio aimait les arbres. Elle avait même construit, avec l'aide des jumeaux, une cabane perchée pour les deux cadets. En fait, c'était elle qui était dans l'arbre à clouer les planches, pendant qu'un des jumeaux doué de la mutation de télékinésie se préparait à la récupérer si elle tombait, et que l'autre lui lisait le plan fait par leur mère.
Siobhán se demandait bien si Sawyer aimait lui aussi grimper dans les arbres. En tout cas, elle avait déjà peur que ça ne lui plaise pas parce qu'il s'agissait de sport d'équipe.

- Donc, d'autres questions sur notre week-end ? De toute façon c'est trop tard pour reculer maintenant !

Elle sourit, et mima le geste de verrouiller les portes pour l'empêcher de sauter de la voiture en marche. En vérité, elle était bien nerveuse à l'idée que ça ne lui plaise pas, mais elle ne l'aurait avoué pour rien au monde !
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:12

« Non mais tu sais, j’aurais pu mettre la photo dans un cadre numérique avec la trame sonore, ça se fais ça ! » Tu regardes dehors alors que tu vois la maison de Lawrence - que tu n’arrives pas encore à considérer comme étant la tienne - s’éloigner. Ça fais tellement longtemps que tu n’as pas quitté la ville, vu les heures de sorties limitées. Même si tu as plus de temps que beaucoup d’élèves vu ta situation, ce n’est jamais assez pour que tu te permettes de faire une escapade quelque part. Et de toute façon, tu n’as pas de voiture et ton oncle ne te laisserait jamais emprunter la sienne. C’est d’ailleurs pour ça que tu es toujours en transport en commun quand tu sors malgré le fait que monsieur le cerveau reste enfermé dans son bureau en permanence lorsqu’il est chez lui. Tu regardes Siobhan avec appréhension, excité d’enfin savoir ce que vous allez faire. Tu la fixes pendant un instant en clignant quelques fois des yeux. « De l’airsoft…? » Tu n’es pas trop certain de ce que c’est et tu cherches pour te rappeler. « C’est le truc où t’es dans la nature pendant plusieurs jours en mode survie avec des fausses armes et que tu joues contre une autre équipe, c’est ça…? » Tu es presque certain que c’est bien ça.

Tu ne sais pas trop comment réagir car honnêtement, tu ignores si tu es emballé par l’idée ou pas. Malgré ta paresse, tu es quand même quelqu’un de sportif. Tu aimes t’entraîner et tu aimes faire du sport. Une chance, d’ailleurs, sinon tu serais probablement beaucoup plus lourd que tu l’es présentement, à force de rester écrasé devant la télé à manger n’importe quoi. Mais de là à aller faire de la survie durant tout un weekend… Tu comprends maintenant pourquoi Siobhan t’as dit d’apporter des vêtements chauds auxquels tu ne tiens pas. Tu risques de passer la nuit dehors, beau temps mauvais temps. Tu n’as même pas pris le temps de regarder la météo mais tu aurais dû, comme ça tu aurais eu une idée de ce qui t’attends. Une chance que tu as des cours de combat et tout ce qui vient avec, ça risque d’être moins difficile pour toi. Au moins, tu risques peut-être de ne pas trop être dérangé niveau mutation, à moins de tomber sur une équipe de mutants. Ce serais un peu injuste, d’ailleurs, d’opposer une équipe de personnes possédant des pouvoirs à une équipe d’humains.

« Aaah, c’est… » Tu n’es pas déçu, au contraire. Tu doutes seulement de tes performances. La rouquine n’arrête pas de te répéter d’avoir plus confiance en toi et ça te reviens en tête. Pas question de lui dire que tu crains d’être une plaie. En plus, elle a déjà joué plusieurs fois et tu commences à comprendre pourquoi la voiture est pleine à craquer. Elle a joué tellement souvent qu’elle possède son propre matériel. Tu souris quand même en essayant de te motiver un peu. « Une chance que j’ai décidé de mettre mes bottes et pas des souliers de course ! J’ai jamais fais ça et je sais pas trop à quoi m’attendre, mais je vais voir sur place, je suppose ! D’autres questions… J’en sais rien uh, est-ce qu’on va devoir s’organiser pour trouver une planque et un endroit ou dormir ? Est-ce qu’on va se retrouver avec une équipe ? Je suis un peu soulagé par contre que la sueur te dégoûte pas, parce qu’on risque de sentir la poubelle à la fin… Je te prendrais bien des bonbons, ouais, question de remonter mon énergie. » Tu fouilles dans la boite à gant et tu sors un sac de bonbons en gélatine que tu t’empresses d’ouvrir pour en prendre plusieurs. Tu tombes sur un serpent que tu tends vers le visage de Siobhan. « Sssss. T’en veux ? »
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:13

Sawyer n'avait encore rien dit, mais Siobhán avait clairement l'impression qu'il n'était pas très emballé par son idée. Ça la mettait un peu mal à l'aise de savoir qu'au fond elle le forçait sans doute à faire quelque chose dont il n'avait pas envie. Sa définition de l'airsoft était bonne, aussi la rouquine se contenta de hocher la tête en silence. Mais même avec ça elle ne savait toujours pas vraiment si elle avait eu une bonne idée. Elle, elle avait toujours trouvé ça génial, et donc forcément elle s'était dit que son ami penserait sûrement pareil. Maintenant elle se disait que finalement elle ne le connaissait sûrement pas aussi bien que ce qu'elle croyait, et ça la rendait un peu triste.
Il commença une phrase qui fit tourner la tête de Sio avant qu'elle rappelle qu'elle ferait mieux de regarder la route. Allait-il lui demander de faire demi-tour ?
Non. Il posa d'autres questions, auxquelles Siobhán avait bien sûr la réponse, et termina même en disant qu'il était content que la sueur ne la dégoûte pas. Évidemment l'Irlandaise se mit à rire.

- Ah, c'est clair que le sport ça sent pas la rose, il faut se faire à l'idée c'est tout ! Alors, oui on sera dans une équipe, et pour dormir... Je crois qu'il y a des camps dans ce terrain, mais d'un point de vu stratégique c'est une mauvaise idée d'y aller: c'est là qu'ils nous chercherons.

Siobhán, en plus d'avoir l'habitude de jouer, avait passé beaucoup de temps à étudier la stratégie. Quand ils jouaient en famille, l'équipe qui jouait avec sa mère n'avait d'ailleurs aucune chance d'être battue. Si tous les membres de la famille étaient sportifs, seule Abigael était un génie. Et c'était elle qui avait tout appris à Sio.
Sawyer lui tendait alors un bonbon en imitant le bruit du serpent. L'archère y jeta un coup d'oeil espiègle, avant de se pencher et de l'attraper en croquant dedans aussi vite que lui permettait sa mutation pour éviter de trop lâcher la route des yeux. Elle se mit à rire, certaine que Sawyer ne s'y attendait pas.

- Merci !

Elle tendit alors sa main vers la boîte à gants dont elle sortit plusieurs CDs avant de trouver le bon. Elle s'empressa alors de le mettre dans le lecteur.

- Tu me diras ce que t'en penses, j'adore ce groupe !

En vérité, c'était le groupe monté par deux de ses frères, les jumeaux, et des amis à eux. Ils y jouaient des reprises de grandes chansons en version rock et en traduisant les paroles en Irlandais. À peine la première chansons avait-elle commencée que les lèvres de Sio bougeaient comme si elle voulait dire un truc. En fait, elle aurait bien aimé chanter mais craignait de déranger son ami, même si d'habitude elle n'aurait pas été gênée par ce genre de choses. Puisque c'était sa langue natale, et en plus un groupe de sa famille, elle connaissait toutes les paroles par coeur.
Peut-être que malgré les changements, de langue et de style, Sawyer reconnaîtrait la Chanson de Bob Dylan, Blind Willie McTell , mais elle ne savait pas trop si c'était son genre de musique. En fait, elle n'avait strictement aucune idée de ce que son ami aimait écouter.
Au bout d'un moment, elle ne tint plus et se mit à chanter en Irlandais dans la voiture. On lui avait toujours dit qu'elle avait une plus jolie voix quand elle chantait que quand elle parlait, mais que l'on ne s'attendait pas à ce qu'elle soit si aiguë. Cela venait sûrement du fait que sa mère lui faisait toujours chanter les parties aiguës quand elle voulait faire de la musique en famille, parce que ses frères avaient des voix trop graves. En vérité, Sio était la seule qui ne jouait pas d'un instrument dans sa famille. A la fin de la chanson elle tourna rapidement la tête pour un coup d'oeil vers l'étudiant.

- Alors ça te plaît ?
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:13

« Hum, t’as bien raison. Aller dans l’un des camps, c’est la meilleure façon de se faire repérer ! Je choisirais plutôt une grotte ou un arbre mais j’avoue que je préfère rester au sol pour dormir. Question d’éviter de tomber et de me casser une jambe, tu vois. » Tu restes là le bras tendu avec le serpent en gélatine entre les doigts et tu sursautes en réalisant qu’il n’y est plus et que Siobhan est en train de le mâcher. « Une chance que j’ai pas bougé… T’aurais pu me croquer un doigt et honnêtement, je pense que ça risquerait d’être pas mal moins sucré qu’un bonbon. » Tu retournes t’adosser à ton siège en rigolant et en mangeant d’autres bonbons. Évidemment, tu finis par te donner mal au coeur et tu regrettes de ne pas avoir apporté une bouteille d’eau glacée. Tu espères que Siobhan a pensé à apporter des provisions parce que si vous êtes coincés à vous planquer dans un endroit bizarre, tu aimerais bien pouvoir manger ou boire.

Tu regardes la rouquine passer un bras par dessus ta jambe et chercher quelque chose dans le coffre à gant qui, à ton grand étonnement, arrive à contenir tout un tas de trucs. Tu la laisses mettre le cd dans le lecteur, curieux d’entendre ce qu’elle aime écouter. La chanson te dit vaguement quelque chose mais dès que tu entends les paroles, tu doutes de savoir ce que c’est. Tu fronces les sourcils en tendant l’oreille. Les chansons sont parfois en anglais mais avec un accent tellement prononcé que tu as du mal à saisir les mots, mais tu es presque certain que ce n’est pas le cas de cette chanson. Tu restes silencieux. Ce n’est pas vraiment le genre de musique que tu écoutes, même si tu écoutes de tout, mais ce n’est pas mauvais. Tu es surpris lorsque tu entends une autre voix et tu tournes la tête en réalisant que Siobhan vient de se mettre à chanter. Maintenant que les mots sortent de sa bouche, tu peux presque affirmer que c’est de l’Irlandais mais seulement parce que tu sais qu’elle le parle et que tu as l’impression que ça y ressemble. Elle chante plutôt bien et durant un instant, tu perds la notion du temps en l’écoutant. Tu finis par te ressaisir, te disant que tu n’as pas vraiment envie qu’elle se retourne et voit ton air hébété. Tu commences à sentir le rouge te monter aux joues quand elle se retourne vers toi.

« Ça me plaît ! C’est en Irlandais ? Je pense que j’aime mieux ta version, quand même. Mais désolé… J’arrive pas à déterminer de quelle chanson il s’agit. Je manque de culture musicale, hein ? » Tu jettes un coup d’oeil dehors. Dans un moment, vous allez sortir des limites de la ville. C’est quelque chose que tu n’as pas fais depuis si longtemps que tu as l’impression d’avoir été mit en quarantaine pendant tout ce temps. Et c’est un peu le cas, en fait. Tu es condamné à suivre des règles et à ne pas avoir ta liberté jusqu’à ce que tu atteignes un niveau suffisant. Tu restes silencieux durant quelques minutes alors que tu regardes le paysage de la ville défiler devant tes yeux. Tu retiens presque ta respiration alors que vous quittez finalement New York, comme si tu t’attendais à ne plus être capable de respirer. Un peu comme dans l’espace, quoi. Et pourtant, tu respires toujours aussi bien, et tu soupires de soulagement. « Wow, je suis enfin sortis. De loin, la ville a l’air encore plus énorme et pourtant, une fois dedans, j’ai l’impression d’être coincé comme un rat. Je vais essayer de pas crever durant le weekend mais… Bon, ça me fais plaisir que tu m’aies invité. J’ai pas très souvent la chance de sortir dans la ville en général, alors à l’extérieur, c’est vraiment un miracle hahaha ! »
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:14

déterminer s'il parlait de son chant ou juste de son CD. La rouquine ne chantait que devant sa famille d'habitude. Ou Aslinn. Elle se contenta d'attraper la boîte pour la tendre à son ami. En vérité, elle voulait à tout prix qu'il évite de la regarder maintenant: sur une peau aussi pâle le rouge sautait aux yeux.

- C'est le groupe de deux de mes frères, les jumeaux, William et Wallace.

Sur l'arrière de la boîte on pouvait clairement voir tous les membres du groupe, dont deux jumeaux aussi roux que Siobhán. Bien musclés, on pouvait facilement deviner qu'ils avaient suivi le même genre d'entraînement sportif familial qu'elle. Ils étaient assez impressionnants, surtout qu'ils ne souriaient pas sur la photo.

- Et t'inquiète pas pour ta culture musicale, je connaissais pas la chanson avant qu'ils la choisissent ! C'est une chanson de Bob Dylan, traduite en Irlandais et... Réarrangée ? Ça se dit ?

Siobhán regardait avec attention la route devant elle, désireuse de ne surtout pas attirer l'attention de son ami pendant encore au moins cinq bonnes minutes. La surveillante ne savait donc pas que son ami regardait par la fenêtre. Elle le comprit néanmoins à sa phrase sur le paysage. Et ça aurait été très bien pour détourner l'attention si Siobhán avait su se retenir de parler si fort dans la voiture.

- Je te laisserais pas crever !

Si ça avait été dit avec humour ça serait peut-être passé. Mais la jeune femme savait très bien que c'était sorti trop spontanément, et surtout avec une pointe d'angoisse. Génial. Elle n'avait plus qu'a sauter de la voiture si elle voulait qu'il ne la regarde pas, et elle avait encore rougi. En même temps c'était de sa faute, il n'avait pas à dire des choses comme ça ! Mais pour une fois Sio se sentait gênée de sa franchise. Elle éprouvait un besoin urgent de changer de sujet. Évidemment qu'elle ne voudrait pas qu'un de ses amis meurt. Mais y mettre tant de peur laissait peut-être voir autre chose.

- Je me disais bien que ça te plairait, surtout que comme ça tu vois pas ton oncle !

Vite, il fallait dire quelque chose. Occuper Sawyer avant qu'il ne réfléchisse trop à ce qu'elle avait dit, et surtout à sa manière de le dire. C'était ça son plan.
Elle fut coupée dans sa réflexion par la sonnerie de son téléphone. Ah, en voilà une idée ! Elle attrapa l'appareil, décrocha, et le tendit à Sawyer avant même de vérifier qui l'appelait.

- Tu veux bien répondre pour moi ? Le haut-parleur marche pas.

Une fois qu'il eut saisi l'appareil, elle se demanda enfin qui ça pouvait être.

- C'est qui au fait ?

Et au même moment, une voix grave et masculine se mit à parler dans le combiné. En Irlandais évidemment. Tout ça pour raconter à Sio une très bonne nouvelle, qu'elle ne pouvait pas entendre. Il y avait donc un peu plus de cinq possibilité d'interlocuteur pour Sawyer: ses quatre frères et son père, sachant que le reste de la famille appelait plus rarement. Bon courage.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:15

Tu prends le cd dans tes mains en regardant derrière pour jeter un coup d’oeil. Effectivement, les deux jumeaux roux sont assez difficiles à manquer et tu peux facilement reconnaître qu’ils ont un air de famille avec Siobhan. Tu trouves ça étrange de voir d’autres personnes qui lui ressemblent. C’est peut-être parce que toi, tu n’as pas de frère ou de soeur qui a des airs de famille avec toi. Tu évites de dire, toutefois, qu’ils ont l’air assez… Pas effrayants, mais disons que tu aurais tendance à marcher droit si tu te trouvais dans la même pièce qu’eux. En plus, ils ne sourient pas et tu aurais peur qu’ils te cassent en deux si tu faisais un truc sans faire exprès. « Ah oui, maintenant que tu le dis… Ça ressemblais… » Tu continues d’observer le paysage qui défile à l’extérieur de la voiture, perdu dans tes pensées. Tu essaies de te remémorer la chanson originale mais elle te revient difficilement en tête puisque tu ne l’as pas entendue depuis très longtemps.

Tu sursautes lorsque la voix de ton amie monte d’un ton (ou plusieurs, même). Durant un instant, tu te demandes si elle est fâchée ou si tu as dis quelque chose de dérangeant. Mais c’est assez rare pour Siobhan de s’exprimer de cette façon parce qu’elle est rarement fâchée. Tu tournes la tête subitement pour la regarder, alors que ton cerveau termine d’analyser ce qu’elle vient de te dire. Je te laisserai pas crever ? Tu l’observes durant un instant, en clignant des yeux plusieurs fois, et tu remarques que son visage est complètement rouge. Tu te demandes un instant si elle n’a pas chaud mais tu n’es pas aussi stupide. Normalement, la rouquine fait des blagues et tu peux le sentir. Cette fois, c’est différent. Tu vois très bien qu’elle fait de son mieux pour éviter de te regarder. C’est assez inhabituel comme réaction chez elle, et tu dois avouer que tu es bien surpris. Tu ouvres la bouche pour dire quelque chose, mais tu ne sais pas quoi. Tu arrives très bien à sentir sa gêne et c’est assez… étonnant.

« Ah euh mon oncle, oui, euh… » Est-ce que tu devrais faire comme si tu n’avais pas entendu ? Tu te mets à songer qu’elle tient peut-être beaucoup plus à toi que tu ne le pensais. Bah, tu ne souhaites pas que qui que ce soit meurt évidemment mais savoir que l’idée que tu disparaisses a quelque chose de paniquant pour elle, c’est quand même bien. « Tu sais, Siobhan… » Ta voix est rapidement enterrée par la sonnerie de son téléphone. Elle décroche le téléphone si vite que durant un instant, tu as l’impression qu’elle est soulagée que votre conversation soit interrompue. Ce qui est encore plus bizarre venant d’elle, qui n’arrête pas de parler même quand l’autre personne se sauve. Tu es surpris lorsqu’elle te tend le téléphone et tu l’échappes presque. « Allo ?? » Ta voix est rauque et effacée parce que tu es mal à l’aise. Une voix forte monte du combinée et tu éloignes le téléphone de ton oreille rapidement. Tu ne comprends absolument rien. « Euh.. euh désolé, un instant s’il vous plait… » Tu regardes Siobhan en haussant les épaules alors que la voix n’arrête pas. « J’en sais rien moi ça ressemble à ta langue, je comprends rien… Arrête toi ! » Tu ramènes le portable vers ton visage en te râclant la gorge et en essayant de ne pas parler trop vite. « Excusez-moi monsieur, Siobhan ne peut pas vous parler tout de suite, est-ce que vous pouvez att… » La voix se remet à parler mais semble frustrée cette fois. Tu crois avoir vaguement entendu le nom de ton amie, mais tu n’es pas certain. Tu as l’impression d’être en train de te faire gronder par un inconnu.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:16

Visiblement, c'était un membre de sa famille qui avait appelé, puisque Sawyer ne comprenait rien et que Siobhán n'avait pas vraiment d'amis qui lui parlaient Irlandais. Cependant, quasiment tous les membres de sa famille parlaient également anglais ( au moins un petit peu) , alors il fallait bien dire que ça ne l'inquiétait pas outre mesure.
Elle devinait cependant que si quelqu'un de sa famille avait appelé pour lui parler, il devait être bien surpris de tomber sur un homme qui parlait Anglais plutôt que sur elle. Et bien sûr elle savait déjà qu'elle se ferait bien charrier ou interroger si elle prenait le téléphone.
Siobhán cherchait un endroit où elle pourrait arrêter la voiture, mais pour l'instant il n'y en avait aucun dans son champ de vision. Sawyer devrait donc se débrouiller avec le téléphone.
La voix masculine et forte s'exprimait en Irlandais, mais la conductrice n'entendait rien et son passager n'avait pas l'air de comprendre quoi que ce soit. Il s'était même fait couper la parole.

 - Qui c'est ? Siobhán ? Évidemment que non... Qui est à l'appareil ? Je peux parler à ma soeur ?! Je te préviens, si c'est une blague c'est pas drôle du tout ! J'ai un truc important à lui dire et si tu me la passes pas...


Siobhán continuait de scruter le paysage sans apercevoir un seul endroit où se garer, mais tout en sachant qu'elle ne pouvait pas laisser son ami dans cette galère. Le pauvre, à se faire couper la parole par quelqu'un qui devait sans doute hurler dans une langue inconnue. Elle les connaissait bien, ils n'étaient pas très... Délicats, par chez elle.

 - Je peux pas me garer Sawyer, y a aucun endroit ! Mais, ils parlent tous un peu Anglais dans ma famille normalement... Enfin je crois...


Comme en écho aux paroles de la rouquine, la voix du téléphone changea pour une voix beaucoup moins agressive. On entendait nettement de l'agitation derrière. En vérité William avait appelé, mais face à son énervement,  Braonáin avait pris le téléphone. C'était de loin celui qui ressemblait le moins à une grosse brute et plus au cerveau de la bande. Étant le cadet de la fratrie, il se faisait disputer par un de ses frères pour lui avoir pris le téléphone, pendant que les deux autres lui rappelaient ce qu'il était censé dire et quelques mots de vocabulaire en Anglais. Il avait un accent bien pire que celui de Sio, même s'il faisait attention à articuler clairement pour se faire comprendre.

 - Moi... M'appelle... Braonáin. Qui es toi ?  Pourquoi... Pourquoi pas... Siobhán ?


Tandis qu'il se taisait, on pouvait surtout entendre l'effervescence des autres hommes en fond sonore. Néanmoins ils se turent rapidement, dans un silence presque religieux, à attendre la réponse de leur interlocuteur et la traduction de Brao.
De son côté, Sio mourrait tout simplement d'impatience à l'idée de savoir qui c'était, et ce qu'on lui voulait, à tel point qu'elle avait totalement oublié son malaise pourtant récent.
 - Qui c'est alors ?

Mais déjà son frère reprenait, comme si de toute façon il voulait expédier la conversation.

 - Dis à elle... Que Abigael, Abban, William, Wallace, Angus et moi... On va venir... Été. Tu compris ?  


Bon c'était évident qu'ils n'allaient pas tenter l'école de traduction, mais le plus important pour lui était surtout que sa soeur soit au courant, peu importe qui le lui disais au final.
L'archère lançait de fréquent coup d'oeil à son ami pour être sûre qu'il n'était pas encore en train de se faire hurler dessus, parce que sinon elle sentait bien que même si c'était interdit elle prendrait l'appareil pour bien tous les disputer de ne pas être gentils avec son ami.

 - C'est quelqu'un de gentil au moins ? Sinon, dis moi, je le disputerai !
 

Et à ce moment là, Braonáin dit au revoir et raccrocha.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:16

Honnêtement, avec l’homme frustré qui te crie dessus au téléphone et Siobhan qui te parle en même temps par dessus, tu ne sais plus trop ou donner de la tête. « Euh okay mais… » C’est une voix différente qui s’adresse à toi cette fois et tu fronces les sourcils en essayant de comprendre. On dirais de l’Anglais, cette fois, mais avec un accent étrange très prononcé. Tu comprends un nom, mais tu n’es pas certain que tu vas être en mesure de le répéter ensuite. Lorsque tout devient silencieux, tu comprends que c’est finalement ton tour de parler. « Sawyer… Un ami de Siobhan. Eh… Elle conduit la voiture ! » Tu espères que tu as été assez clair et tu te sens un peu imbécile quand tu t’entends parler au ralentit comme ça. Tu fais un signe poli à ton amie de ne pas parler, pour être certain de bien comprendre. Tu aurais simplement pu lui coller le téléphone à l’oreille ou quelque chose du genre, mais c’est trop tard de toute façon. Tu hoches la tête en entendant des noms et en faisant de ton mieux pour t’en souvenir. Au moins, ils sont plus faciles à comprendre que le premier. « Oui je comprends… » Tu as faillis ajouter ‘’je crois’’, mais tu t’es dis que ce n’était pas vraiment nécessaire.

Avant même de pouvoir ajouter quoi que ce soit, l’homme au téléphone marmonne un au revoir et quelques secondes plus tard, tu entends la tonalité qui t’indique qu’il a déjà raccroché. Tu fixes le téléphone un instant en te disant que cet échange était vraiment bizarre et que ton premier contact avec la famille de l’archère était… Particulier. « Bon… Si je récapitule… William… Abigael, et Angus, et… » C’est les noms que tu trouves les plus faciles. « Wallace ? Et deux autres personnes, et celui qui parlait au téléphone, vont venir ici cet été. C’est tout. C’est ce que j’ai compris en tout cas. C’est bizarre quand même, ils auraient pu juste rappeler ou demander que tu rappelles… Et désolé, je sais pas qui parlait, j’arrive pas à me souvenir comment dire son nom. Le premier avait l’air vraiment frustré, et j’ai rien compris du tout. »

Tu déposes le téléphone dans le compartiment entre vous deux et tu restes silencieux. Tu ne sais pas trop quoi dire de plus et tu es un peu gêné, sans trop savoir pourquoi. Probablement à cause de tout à l’heure ! Tu songes à ce que tu avais voulu dire après ton ‘’tu sais’’. Après réflexion, tu crois que tu lui aurais probablement dis quelque chose pour la rassurer, que tu n’avais pas l’intention d’aller où que ce soit. On dirais presque une phrase clichée tirée d’un feuilleton romantique et tu regardes dehors un instant pour cacher le rouge à la base de ton cou. « A… Alors ! Ils vont venir ici, c’est cool ! Ça dois faire un moment que tu les as pas vus, hein ? Je me doute qu’ils ne vont pas rester avec toi par contre. Tu devrais les rappeler plus tard pour avoir plus d’informations… Combien de temps ils restent, quand ils arrivent… ce genre de truc...» C’est un peu étrange venant de toi d’essayer de changer de sujet. D’ordinaire, tu resterais tout simplement silencieux en te fichant du malaise. Il faut croire que certaines choses changent !
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:17

Siobhán se tut au signe de son ami, mais son impatience et sa curiosité étaient toujours bien là. Seulement elle se doutait bien que Sawyer allait avoir du mal à comprendre si elle s'amusait à lui poser des milliers de questions. La jeune rousse essayait d'être des plus concentrées sur la route, mais son esprit n'y était pas vraiment. Elle voulait juste savoir.
Entendre les noms de toute sa famille de la bouche de son ami était un peu bizarre, surtout qu'elle ne lui en avait mentionné que trois. Sur six. Mais à peine avait-il terminé sa phrase que Siobhán laissait exploser sa joie, avec un énorme sourire et une voix des plus joyeuses, un peu comme si elle était une pile que l'on venait de recharger.

- Si tu sais pas répéter son nom, je parie que c'est Braonáin !

Elle rit un peu, personne ne savait prononcer ce prénom par ici. C'était l'occasion de donner un petit cours de prononciation à Sawyer.

- Bra-o-náin, tu sais, celui qui s'est fait opéré la nuit où t'as dormi chez moi !

La rouquine pensait à tout ce qu'elle aurait à montrer à ses frères, à ses parents, à tout ce qu'elle aurait à leur raconter, aux endroits qu'elle voudrait leur faire visiter... Le silence avait commencé à s'installer, mais la jeune fille gardait pour une fois le silence, et avec son sourire jusqu'aux oreilles. Ce fut étonnamment la voix de son ami qui la tira de ses réflexions.
Il proposait à Siobhán de s'interroger sur la partie plus terre à terre du voyage, les dates et tout ça. C'était assez étrange. En fait, la jeune fille n'aurait pas pensé que ce genre d'informations pourraient l'intéresser.

- Oui, ça fait tellement longtemps que je les ai pas vus ! Ça va être génial, je vais leur faire visiter plein de trucs, et goûter des spécialités, et leur présenter Aslinn, et toi aussi ! Ouais ! Je pourrais te les présenter ce serait cool, et puis comme ça je pourrais peut-être t'apprendre un peu d'Irlandais ? Et toi tu pourrais m'apprendre du Japonais ! Oh ce serait super et puis...

Elle aurait pu faire un liste bien plus longue, mais elle avait préféré s'arrêter brutalement au milieu de sa phrase joyeuse. Peut-être que tout ça n'intéressait finalement pas son ami. Et l'archère se sentait un peu bête d'avoir étalé toute sa joie de revoir sa famille tout en sachant que Sawyer n'en avait plus vraiment à part son oncle. C'était vraiment déplacé.

- Euh, désolée... Je voulais pas...

Et avant qu'un silence pesant s'installe, Sio avait allumé la radio. Ne sachant plus quoi dire, elle se contenta de hocher la tête un moment en suivant le rythme, puis de hasarder quelques phrases de chant. Beaucoup plus doucement que plus tôt.

So don't you stop being a man
Just take a little look
From our side when you can
Sow a little tenderness
No matter if you cry
Give me a reason to love you

Elle ne pouvait néanmoins pas se cacher derrière la chanson pendant tout le reste du trajet. Il faudrait bien qu'elle dise quelque chose à son ami pour tenter de dissiper ce malaise. Sinon leur week-end allait être très... Sympathique. Elle se voyait mal courir la forêt pour jouer avec quelqu'un à qui elle n'osait pas adresser la parole.

- Dis... Tu voulais dire quoi tout à l'heure, avant que le téléphone sonne ?

Voilà une idée géniale ! Vouloir dissiper le malaise en insistant bien dessus ! Mais Siobhán était une fille curieuse, et puis s'il lui répondait ça pourrait au moins l'éclairer. Elle saurait alors à quel point elle s'était ridiculisée en se mettant à parler si fort.
Alors elle attendit qu'il lui réponde. Cette fois-ci, elle lui jetait de fréquents coups d'oeil. Maintenant que la discussion qu'ils avaient eue avait été coupée, peut-être aurait-il oublié ce qu'il voulait dire ? Ou peut-être que, l'ambiance ayant changé, il ne voudrait pas le lui dire maintenant ?
Bon. Elle ferait bien de tenter de changer encore de sujet. Ce serait sûrement plus agréable...

- Au fait, ça va mieux avec Kegan ? Tu l'as recroisé depuis ? En tout cas, il a dit qu'il espérait que ça irait mieux avec vos pouvoirs !
Ça c'était vrai. Et en temps que surveillant il avait bien raison. Ils étaient sensés inspirer la confiance aux élèves pour les aider en cas de problèmes après tout ! Et même si Sawyer pouvait compter sur Siobhán, la rouquine espérait qu'il pourrait faire confiance à Kegan aussi, et ça commençait par pouvoir l'approcher sans tourner de l'oeil.
Mais une fois que Sio était lancée sur un sujet on ne l'arrêtait plus.

- Et t'as vu ses tatouages ? Ils sont suuuper beaux !
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:18

« Tiens, maintenant que tu le dis plus clairement, je crois que c’était lui ! Et puis il avait l’air en forme, c’est bien. » Oui, considérant que la dernière fois que tu as entendu parler de lui, il était à l’hôpital. S’il ressemble à ses frères, alors il doit être bien solide, de toute façon. Tu souris en voyant à quel point elle est excitée. Tu aurais hâte de revoir ta famille, toi aussi, si ça faisait longtemps que tu avais été séparé d’eux. Techniquement, c’est le cas, mais tu ne peux pas les revoir. Entendre parler de famille te fait toujours un pincement au coeur mais tu es heureux pour les autres, quand même. Tu n’es pas devenu le genre de personne qui est jaloux et de mauvaise humeur dès que les autres sont heureux parce que tu ne peux pas avoir ce qu’ils ont. Tu n’es pas certain de tenir à les rencontrer, vu ce premier contact un peu bizarre. En plus, tu as l’impression que tu ne comprendrais pas grand chose et que vous auriez du mal à communiquer. Puis, ils ont tous des pouvoirs, non ? Mais tu lui souris quand même et compte lui dire oui, pourquoi pas. Si ça peut lui faire plaisir.

Tu n’as même pas le temps de répondre qu’elle s’excuse et qu’elle allume la radio. Durant un instant, tu te demandes si tu as fais une expression faciale sans t’en rendre compte qui ne correspond pas trop à ce que tu ressens ou qui lui a laisser croire qu’elle était dérangeante. Tu te renfonces un peu dans ton siège en pinçant les lèvres. Votre petit séjour a bien débuté mais plus le temps passe, plus l’atmosphère devient bizarre et tu ne sais pas trop pourquoi. D’ordinaire, tu t’en fiches et tu mets tes écouteurs pour rester dans ta bulle mais pour une fois, tu es aussi touché par le malaise. Elle se remet à chanter et tu essaies de ne pas la regarder, question d’éviter d’avoir les joues qui rosissent. Tu ne sais pas pourquoi ça te fais cet effet, d’ailleurs. Lorsqu’elle se décide finalement à parler, tu te sens raidir. Et voilà qu’elle se met à parler de Kegan, ce type qui tu détestais déjà avant de connaître son nom. Tu ne réponds pas tout de suite et tu croises les bras en suivant les arbres qui défilent dehors des yeux.

Tu sais que malgré toi, tes réponses ne seront pas bien sympathiques. Tu as du mal à mentir pour ce genre de choses. Tu ne te cache pas de montrer que tu ne veux rien avoir à faire à qui que ce soit et tu as donc du mal à dissimuler quand tu n’aimes pas quelqu’un. Et en plus, pourquoi est-ce qu’elle revient sur ce que tu disais tout à l’heure ? « Avant que le téléphone sonne ? Ah, j’ai oublié. Ça m’a prit par surprise et avec l’appel, je sais plus ce que je disais. » Un autre mensonge. Tu es habitué de mentir pour ne pas avoir à parler de tes sentiments ou aborder des sujets qui te dérangent. Pourtant, tu te sens mal de lui mentir à elle. « Non. Je ne l’ai pas recroisé. » En fait, tu l’évites le plus que tu peux. Tu l’as vu une fois, dans un couloir, et tu sais qu’il t’a vu aussi parce qu’il a levé la main pour te faire salut et tu es certain qu’il venait dans ta direction pour te parler. Et tu as tourné les talons, sans aucune gêne. Tu serres les dents. Tu te détestes un peu en ce moment d’en vouloir autant à quelqu’un que tu ne connais même pas. Tu dois te rendre à l’évidence, même si tu te mens à toi-même : tu détestes la facilité qu’il a de discuter avec elle et s’en rapprocher.

Tu as fais de ton mieux les dernières semaines pour enfouir ces pensées dans un coin de ta tête, mais voilà qu’elles refont surface. Le lendemain ou elle a passé la soirée avec Kegan, tu l’as vue arriver à l’école avec lui. Dans sa voiture. Ensembles. La première et seule chose que tu te sois dite, c’est qu’ils avaient passé la nuit ensembles. Oh, pas nécessairement à faire des trucs que tu préfères ne pas imaginer, mais elle a bien dormit avec toi, dans tes bras, sans sembler être incommodée ou gênée. Si elle l’a fait avec toi, pourquoi pas avec d’autres ? Tu es jaloux, c’est vrai, mais tu ne comprends pas encore pourquoi. Tu essaies de te dire que c’est parce qu’elle est ta seule amie, pour le moment, et que tu n’aimes pas partager. « C’est à quel endroit, exactement ? Pour jouer au airsoft. » Tu as complètement évité la question et tu as changé de sujet sans aucune subtilité. Tu n’as pas envie de l’entendre s’éterniser sur oh à quel point Kegan est cool, et ses tatouages sont cools, et sa maison est cool, et peu importe quoi d’autre.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:19

d'attention ni vouloir répondre. Heureusement qu'ils étaient bientôt arrivés, parce qu'elle sentait que faire encore de la voiture avec cette ambiance lui paraîtrait très long. Elle garda les yeux fixés sur la route jusqu'à entendre la voix de son ami.

- Oh, c'est dommage...

Vraiment. Siobhán avait toujours été curieuse, mais ici en plus ça la concernait. Savoir comment son ami allait réagir était tout à fait le genre de choses qui l'intéressaient au plus haut point. Mais le pauvre n'y pouvait rien, la rouquine aurait simplement dû couper son téléphone et le laisser terminer. Elle se mordit la lèvre, l'écoutant alors expliquer qu'il n'avait pas revu Kegan.

- J'espère vraiment que ça ira mieux, je trouve ça hyper triste que tu puisses pas traîner avec qui t'as envie à cause de ce genre de choses.

Il ne dit rien à propos de ses tatouages, et un nouveau silence s'installa entre eux. Visiblement son changement de sujet n'avait pas porté ses fruits. La rouquine retint un soupir: elle était douée pour faire la conversation, mais pas pour choisir le sujet apparemment. Heureusement que Sawyer semblait lui aussi trouver un sujet agréable.
En guise de réponse, l'Irlandaise leva sa main droite pour lui désigner une forêt de laquelle ils étaient maintenant tout proches.

- C'est là qu'on va ! Ça appartient à un ami à moi, il en a hérité et il a décidé d'en faire des terrains d'Airsoft parce qu'il savait pas quoi en faire. Il y a un genre de petite cabane où il range le matériel qu'il loue et sinon bah... C'est de la forêt. T'aimes bien ? Moi j'adore, surtout grimper aux arbres en fait ! Quand j'étais plus jeune, avec Wallace et William, on a construit une cabane dans les arbres pour Angus et Braonáin. William s'arrangeait pour être sûr que je tombe pas, Wallace me lisait le plan, et moi je m'occupais du bricolage !

La rouquine sourit en y repensant. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion de bricoler quoi que ce soit à part son arc.
En repensant à son jardin, à sa maison lorsqu'elle était enfant, Sio se demandait où Sawyer avait grandi. Quand il était venu chez elle, il avait forcément vu des photos de la grande maison en pierres familiale, perdue sans rien autour. Mais lui ? Japon ? États-Unis ? Même ça l'Irlandaise ne le savait pas.
Pendant un instant elle se dit qu'elle ferait mieux de ne pas demander, que ça risquerait de lancer encore un sujet sensible qui amènerait une gêne désagréable. Elle engagea sa voiture sur une petite route, prouvant qu'ils touchaient à leur but, et décida qu'entre amis ce n'était pas le moment d'avoir des cachoteries.

- Tu sais quoi ? Je trouve qu'on est vraiment gênés pour un rien en ce moment, et que c'est totalement ridicule ! Tu trouves pas toi ?

Ça, c'était de la franchise pure comme seule Siobhán en était capable. Du moins à son âge. Il était vrai que ces derniers temps elle se trouvait assez hésitante envers son ami sans trop savoir pourquoi.

- Je veux dire, on est amis non ? On devrait pas genre hésiter à se dire des trucs.

Et alors qu'ils dépassaient les premiers arbres de la forêt, elle posa la première question de ce qu'elle espérait être une longue série. Si Sawyer était d'accord avec elle sur le principe de pas se mentir.

- T'as grandi où ?
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:20

Tu retiens un soupir de soulagement lorsque tu réalises qu’elle en a fini avec les questions sur son nouvel ami préféré. Tu t’abstiens d’ajouter que tu n’as pas envie de traîner avec lui de toute façon et que ça ne change donc pas grand chose. Tu ne sais pas trop pourquoi elle insiste pour que vous deveniez amis, Kegan et toi, ni pourquoi il semble vouloir te parler dès que tu croises son regard. C’est clair que tu ne veux rien avoir à faire avec lui mais apparemment, ça ne crève pas assez les yeux des autres autour. L’explication la plus plausible, pour toi, c’est que Siobhan l’aime bien. Et comme elle l’aime bien et que vous traînez toujours ensembles tous les deux, elle aimerait que ce soit la même chose de ton côté. Comme ça, il pourrait traîner avec vous. Et honnêtement, tu n’en as pas du tout envie. Ton pouvoir t’a fait t’éloigner des autres en général mais pendant longtemps, tu n’avais pas envie de te mêler à eux de toute façon.

Tu observes la forêt en te faisant la réflexion qu’au moins, si il pleut, vous aurez suffisamment d’arbres pour vous protéger un peu. Tu es un peu soulagé de voir que vous n’en avez plus pour très longtemps à rester dans la voiture. L’atmosphère est bizarre et tu as hâte de pouvoir sortir, de respirer de l’air frais et de finalement te changer les idées. « C’est cool, j’ai toujours voulu avoir une cabane dans les arbres mais bon, j’étais le seul enfant alors au final je pense que je me serais lassé assez vite ! » Oui parce que c’est bien beau avoir tous les jouets du monde, si on a personne avec qui les partager et avec qui jouer, ils ne sont plus aussi intéressants. Tu décroises enfin les bras, puisque tu ne te sens plus vraiment attaqué par les questions, et tu relaxes un peu. Tu ignores pourquoi tu es aussi tendu aujourd’hui.

Tu commençais à te sentir un peu mieux mais tu te sens soudainement embarrassé. Tu oublies parfois que Siobhan est du genre à être honnête et dire ce qu’elle pense, contrairement à toi. « Euh je eh je sais pas je vois pas trop… » Ta réponse vend déjà ce que tu avais en tête depuis un moment. Tu sais bien mentir apparemment, mais pas quand on te mets déjà la vérité en plein visage. Effectivement, vous êtes amis. Et un ami ne devrait pas mentir à ses amis. Mais tu le fais quand même, comme tu l’as fais une bonne partie de ta vie. Tu n’es pas encore prêt à t’ouvrir entièrement à quelqu’un mais tu prends conscience que si tu veux te rapprocher des autres, tu dois arrêter de toujours vouloir cacher la vérité. Tu te promets donc de répondre le plus honnêtement possible à ses questions, en te laissant quand même le droit de mentir sur des éléments que tu ne veux pas trop partager. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle se mette tout de suite à poser des questions sur toi mais en y repensant, tu ne lui as jamais dis grand chose.

« Grandis… Je suis né ici et au bout de quelques années, on a déménagé au Japon. Je suis revenu ici durant mon adolescence. Je pourrais pas te dire quand exactement on est partis et revenus, j’ai un peu perdu le fil je te dirais. J’ai grandis à Tokyo alors mais ensuite à New York. » Ça te fais bizarre de parler de toi, comme ça n’arrive jamais, mais tu réalises que ce n’est pas si désagréable que ça au fond. « Je me souviens que j’ai eu deux chocs culturels par contre.. Quand je suis arrivé à Tokyo, je connaissais rien au Japonais et ils sont vraiment studieux et sévères au niveau de l’éducation. Et quand je suis revenu ici ensuite bah mon Anglais faisait un peu pitié… Et c’est vraiment facile les cours à côté. Peut-être que je fais rien parce que ça m’a saoulé de devoir étudier tout le temps là-bas ! » Tu rigoles un peu parce que ça au moins, tu sais que c’est un peu vrai.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:20

question. Parce que même s'ils avaient décidés, enfin Sio avait décidé et Sawyer avait suivi, de ne pas hésiter à se dire ce qu'ils pensaient, ça ne voulait pas dire que la rouquine comptait l'embêter tout le temps.

- Ça doit être très beau comme pays, le Japon. J'aimerais bien y aller un jour. Tu m'apprendras à parler un peu ?

Mais pour l'instant elle n'avait ni le temps ni le budget adéquat pour ce genre d'escapades. A la place elle se contentait d'emmener son ami en week-end airsoft dans la forêt américaine, et ça lui faisait déjà très plaisir. En plus, elle l'avait nettement entendu rire un peu, et ça c'était une très bonne nouvelle. Ça prouvait bien qu'elle ne s'était pas trompée en proposant de mettre un peu plus de confiance et un peu moins de retenue entre eux deux.
Alors forcément, elle s'attendait à ce qu'il se prenne au jeu et lui pose lui aussi une question, mais Sawyer restait silencieux. Était-elle à ce point bavarde, pour qu'il n'ait rien à lui demander ? Il fallait bien dire qu'elle n'était pas du genre à faire des secrets, que ce soit avec ses amis, sa famille, ou n'importe qui d'autre. Mais quand même. L'idée qu'il n'ait rien à lui poser comme questions lui faisait se demander si elle était si inintéressante que ça. Et, forte de sa déclaration précédente, elle ne pouvait pas se taire et attendre que ça se passe.

- Et toi, tu poses pas de questions ? Je sais que je raconte déjà ma vie en temps normal, mais quand même !

La rouquine se mit à rire. C'était vrai qu'elle avait tendance à un peu trop parler d'elle, comme avec cette histoire de cabane. Qui ça allait intéresser de savoir ça ? Normal que son ami ne lui demande rien, il craignait sans doute de la voir partir dans un monologue sans fin !

- N'ai pas peur, t'as même le droit de me faire taire si ce que je raconte t'ennuie !

Même si elle ne lui en voudrait absolument pas de le faire pour de vrai, elle se doutait que ce n'était pas vraiment le genre de l'étudiant, et avait plus dit ça pour détendre encore un peu l'atmosphère. Mais c'était vrai qu'en réfléchissant elle ne voyait pas trop ce qu'il pourrait bien lui demander. Quelque chose par rapport à sa famille ? Elle doutait que ça l'intéresse plus que ça. Par rapport à ses études ? Elle n'en avait pas fait. S'il lui posait une question il y avait de fortes chances que ce soit très personnel ou complètement bateau, d'après Sio. Peut-être quelque chose sur ses amis ? Elle en avait beaucoup et savait qu'il était loin de les connaître tous. Ou peut-être voulait-il des précisions sur un en particulier, mais cette possibilité était très loin d'effleurer l'esprit de Siobhán.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:21

Tu essaies de te rappeler de ce que ça a l’air, le Japon. Tu n’y es pas allé depuis que tu es revenu, en fait. Ça te manque, parfois. Tu aimes beaucoup la culture de ton pays et la nourriture, entre autre. Beaucoup moins les études, mais c’est un détail peu important maintenant. « Oh, bien sur, si tu veux ! Et puis je t’inviterai, si jamais j’y retourne. En fait, c’est sur que je vais y retourner, mais quand… C’est une bonne question. J’ai de la famille là-bas, du côté de ma mère mais… Je ne leur parle plus vraiment. » Disons que la situation avec ma mère a un peu refroidit tout le monde. Elle a fait et dit des choses qui n’ont pas été pardonnées, et je comprends parfaitement. La dynamique familiale est différente d’ici, disons. Tu es un peu surpris. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te dise de lui poser des questions, comme ça. À vrai dire, tu as tellement perdu l’habitude de parler de toi et des autres que tu ne sais pas trop quoi lui poser comme question, là comme ça. Effectivement, Siobhan est toujours un livre ouvert, et tu essaies de songer à quelque chose qu’elle ne t’a pas encore dit. « Euhm… »

Tu es vraiment nul pour faire la conversation, tu t’en rends bien compte. « Chez toi, c’est comment ? De quoi ça a l’air ? C’est tranquille ? J’ai toujours vécu dans des grosses villes très peuplées. New York, Tokyo… Qu’est-ce qui te manque le plus ? Qu’est-ce que vous mangez là-bas normalement ? » Tu te tais en réalisant que tu viens de poser trop de questions en même temps. Peut-être que tu es curieux, au final. Tu la regardes un instant, puis tu te mets à rigoler. Au moins, la tension n’est plus vraiment là. « Désolé ! J’essayais de penser à quoi demander et les choix sont tous sortis tous seuls, finalement. » Tu gardes ton attention vers elle, pour bien assimiler tout ce qu’elle va te dire. Tu as posé un tas de questions et tu t’attends donc au double de réponses, comme on parle de Siobhan, et tu veux être certain de te rappeler de tout.

En y repensant, tu réalises que tu connais déjà pas mal de trucs sur la rouquine mais qu’effectivement, elle ne sait pas grand chose de toi. Elle sait que tu es à moitié Japonais et que tu y as vécu, elle connaît ton pouvoir, elle sait que ton père est décédé et que tu aimes le sport… Tu songes à ce que tu lui as dis et ça se résume à pas grand chose. Elle connaît les choses qui se voient déjà. Tu te demandes si tu vas arriver à être assez honnête avec elle pour lui dire les choses que tu gardes pour toi. Mais parler de ce que tu aimes, ce serais déjà un début. « J’aime… les films. » C’est sortit tout seul alors que tu pensais à comment tu pourrais t’ouvrir un peu plus. Dans ta tête, ça n’avait pas l’air aussi pire mais tu te sens soudainement assez imbécile. Tu n’arrives même pas à dire de façon confiante que tu aimes quelque chose que tu apprécies vraiment. Tu as beaucoup de chemin à faire. Tu pinces les lèvres et tu détournes le regard, comme si tu venais de dire une bêtise. Au moins, tu fais des efforts et tu espères que ton amie va le remarquer.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:22


Un grand sourire éclaira encore un peu plus le visage de Siobhán en entendant Sawyer lui poser autant de questions. Déjà parce qu'elle adorait parler de l'Irlande, mais surtout parce que ça lui prouvait que son ami s'intéressait encore à certaines choses, et donc que finalement elle ne lui avait encore tout dit. Et en plus il riait. C'était top, la franchise.

- Bah, tu vois New-York ? Chez moi c'est tout l'inverse ! En fait, il y a des grandes villes en Irlande, mais pas du tout aussi grandes, et moi j'habite pas du tout là. Chez moi, c'est de la campagne, c'est quasi désert ! T'as vu la photo je crois, quand t'es venu chez moi: une grande maison en pierres avec rien autour. On a des voisins, mais on a tellement de terrain autour de la maison qu'en fait ils sont hyper loin. C'était pratique quand on était petits, parce qu'avec autant de petits mutants c'est pas facile de passer inaperçu ! Sinon bah... C'est très vert, et puis, il y a la mer ! Je suis pas douée pour décrire, mais j'ai plein de photos dans mon téléphone si tu veux voir !

Elle attrapa à tâtons l'appareil, et lui tendit. Sio se disait que s'il devait le prendre lui même il oserait moins, parce qu'au fond elle avait bien vu qu'il était plus timide qu'elle.

- Mais du coup, ouais, c'est hyper tranquille comme coin. Ce qui me manque le plus ? Bah déjà, notre chien, parce que ça fait hyper longtemps que je l'ai pas vu. Et puis, les blagues pas drôles de mes frères, en fait. Et les entraînements avec mon père. Mais ce qui me manque le plus par rapport au pays en général, c'est qu'ici je peux pas parler Irlandais ! Parce que bon, je me débrouille pas trop mal en Anglais - ma mère dit que c'est parce que de toute façon je peux pas m'empêcher de parler - mais... Bah c'est l'Irlandais ma langue quand même ! Et sinon ce qu'on mange... Plein de trucs à base de pommes de terre ! Des ragoûts tout ça... Mais le truc qui est plus connu niveau nourriture, je crois que c'est le petit-déjeuner Irlandais. Bon, moi je mange pas ça, mais mon père si ! Dedans, il y a du café, des pommes de terre, des oeufs brouillés, du bacon, du boudin, des flageolets... Fin ça dépend des fois quoi. Moi je trouve qu'il y a trop de trucs, et que le boudin au petit déjeuner c'est pas une bonne idée. Mais c'est traditionnel quoi...

Peut-être avait elle un peu trop répondu, en fait. Elle lança un regard à son ami, cherchant à voir si elle l'ennuyait, puisqu'il ne l'avait pas interrompue comme elle le lui avait proposé. Il semblait néanmoins décidé à tout écouter jusqu'au bout, et c'était vraiment sympa.
Alors que Sio prenait une petite pause dans la discussion, parce que parler autant ça donnait soif, Sawyer en profita de lui même pour lui parler de lui. La rouquine tourna la tête vers lui avec un grand sourire. C'était une nouveauté très appréciée.

- Quoi comme films ? Des films d'action ? Romantiques ? Drôles ? Tous ? C'est qui ton acteur préféré ? Ton film préféré ? Tu vas souvent au cinéma ? T'as beaucoup de dvd ? T'aimerais travailler là dedans ? Genre acteur et tout !

L'idée était surtout de le mettre à l'aise, mais aussi de lui faire prendre conscience que " j'aime les films" c'était un peu léger comme information. Cependant, Siobhán savait que la discussion n'était pas naturelle chez Sawyer, et c'était pour ça qu'elle lui posait des questions au lieu de simplement lui dire de développer un peu.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:23

Tu avais bien prévu le coup. Tu commences à bien la connaître et comme tu t’y attendais, elle se met à parler sans s’arrêter. C’est quelque chose qui te dérangeais, avant, les premiers temps où elle essayait sans relâche de te parler et d’arriver à avoir une conversation avec toi. Mais maintenant, même si tu as parfois du mal à suivre, c’est quelque chose que tu apprécies. Tu pourrais l’écouter parler sans jamais ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit et ça t’irais. Tu essaies de t’imaginer un peu comment c’est chez elle et tu te demandes si tu aimerais vivre dans un coin tranquille comme ça. Tu aimes bien la ville mais tu détestes la population trop élevée et les gens en général. Se retirer en campagne une fois de temps en temps ne ferait de mal à personne, tu en es certain. Tu repenses aux photos que tu as vues chez elle et effectivement, c’était très rural comme endroit. Tu es d’accord avec elle, toutefois : C’est probablement mieux de vivre plus éloigné quand on a une aussi grosse famille qui, en plus, est composée entièrement de mutants. Ton pouvoir ne fait rien de mal aux autres mais tu imagines bien qu’une bande de gamins qui cours partout avec des pouvoirs qu’ils ne contrôlent pas, c’est assez difficile à gérer.

Tu prends son téléphone, puisqu’elle te le tend, et tu vas directement dans les photos. Effectivement, c’est assez beau là-bas. Tu aimerais bien y aller pour voir la même chose. Tu te dis souvent qu’un jour, quand tu pourras avoir un peu d’argent, tu vas faire un voyage. Où, tu ne sais pas encore. Peut-être à plusieurs endroits, qui sait ! Tu voudrais voyager un peu dans des endroits reculés pour te ressourcer et tu te promets d’ajouter cet endroit à ta liste qui s’allonge toujours. Tu rêves en permanence de partir et le fait d’être coincé à Levram accentue encore plus ce sentiment à tous les jours qui passent. Tu souris en imaginant une Siobhan plus jeune en train de courir dehors avec son chien. Tu aimerais bien avoir un chien, aussi. Tu te sentirais peut-être moins seul sans être obligé de socialiser avec d’autres humains. Tu lèves la tête et tu ne peux pas t’empêcher de faire une expression de dégoût. « Ça a l’air bon mais du boudin, c’est pas fait avec du sang ou quelque chose comme ça ? Je mangerais pas ça tout court, et encore moins au petit déjeuner… Mais bon, on a des trucs bizarres chez moi aussi… »

Tu clignes des yeux de façon un peu niaise lorsqu’elle se met à te poser tout un tas de questions. Tu avais presque oublié que la rouquine peut faire une conversation avec pratiquement rien. « Euh… N’importe quoi, mais pas trop les films romantiques. Plus action, fantaisie, thriller… ce genre de trucs. J’aime pas vraiment les drames. J’aime pas les films de super-héros. » Tu ne précises pas exactement pourquoi. « Je vais pas souvent au cinéma parce que je peux pas vraiment sortir. La majorité de mes films préférés sont dans d’autres langues mais j’essaie de tout… J’ai une collection de films chez moi, en fait. Elle prend presque tout un mur de ma chambre. Et euh non… Tu me verrais pas vraiment acteur, non ? Je serais vraiment mauvais hahaha ! Et toi, tu aimes les films ? Parce que si oui peut-être que tu pourrais… » Encore une fois, tu ne termines pas ta phrase et tu espères qu’elle ne portera pas attention. Tu allais lui proposer de venir en regarder avec toi, mais tu as l’impression que c’est un peu suspect comme proposition. Ah oui, viens chez moi, dans ma chambre, sur mon lit, pour regarder un film avec moi ! Pas vraiment, non.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:23

Siobhán était bien contente, parce que c'était la première fois qu'elle avait une discussion aussi animée avec son ami. Ça devait sans doute venir du fait qu'ils parlaient d'un sujet qui l'intéressait. A vrai dire, Sio serait contente de parler plus souvent des passions de Sawyer, il fallait juste que, comme aujourd'hui, il lui tende un peu la perche.
La rouquine décida de bien retenir ce qu'il lui disait, et en même temps ce n'était pas bien compliqué vu le peu d'informations qu'elle avait sur lui. L'archère non plus n'était pas trop fan de films romantiques, elle trouvait ça assez ennuyeux, et elle était donc contente d'avoir quelques points communs avec Sawyer.

- Je pourrais quoi ? Parce que oui, j'adore les films ! Bon, j'ai un très mauvaise culture ciné... Ci... En cinéma quoi ! J'adore surtout les Harry Potter, et les Seigneurs des Anneaux ! Je sais que c'est des livres à la base mais...

Pas besoin de répéter qu'avec ses problèmes de lecture, c'était beaucoup plus facile pour elle d'en profiter par la vue d'un film. Cependant, elle voulait surtout éviter que Sawyer n'oublie sa question. Il en avait trop dit ou pas assez.

- Alors ? Je pourrais quoi ?

Surtout qu'ils avaient bien décidé de se dire des trucs sans gêne puisqu'ils étaient amis. Elle se demandait bien ce qui pouvait justifier tant de mystère !
Au même moment, elle gara sa voiture à côté d'une petite cabane en bois. Ils étaient arrivés. Rapidement, Sio sortit de la voiture et changea ses chaussures en toile pour de grosses bottes du même genre que celles de Sawyer, et elle fit ses lacets avec une minutie qu'on lui connaissait rarement.
Puisqu'il n'y avait pas d'autre voiture, elle savait qu'ils étaient les premiers arrivés et que son ami n'était pas encore là non plus. Ou alors il s'était garé plus loin et faisait une petite inspection du terrain ou quelque chose du genre. Une fois ses chaussures bien attachées, elle releva brusquement la tête et entreprit de sortir ses deux sacs de la voiture. L'un contenait son équipement, l'autre était un sac à dos. Elle les posa par terre, pour sortir ensuite deux étuis. Ses armes d'airsoft.
La surveillante se tourna vers Sawyer avec un énorme sourire, toute joyeuse.

- Tu veux les voir ?

Mais déjà elle avait ouvert l'étui, comme s'il ne pouvait pas refuser, et entreprit de remonter la réplique d'un fusil de sniper. Elle possédait aussi un petit pistolet, mais elle préférait commencer par le plus impressionnant.
À peine fut-il complètement prêt qu'elle le tendit à son ami, lui montrant rapidement comment s'en servir. Peut-être un peu trop rapidement d'ailleurs.

- Il est pas chargé tu peux y aller ! C'est ce que je préfère utiliser. Mes frères m'ont offert l'équipement complet pour Noël, ils sont super gentils hein ?
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:23

La voiture s’immobilise et tu essaies de penser rapidement à une réponse qui soit un peu moins bizarre ou suggestive, même si ce n’était pas ton intention. « Oh bah, tu pourrais venir voir un film avec moi un de ces quatre, si quelque chose d’intéressant sort ! » Parfait, c’est beaucoup mieux comme ça. Et pour une fois, ta façon de le dire est beaucoup plus naturelle et tu as moins l’air embarrassé. Tu ne précises pas mais elle va probablement se dire que vous pourriez aller au cinéma, et c’est très bien comme ça. « Et j’aime beaucoup des films là aussi. Ça fais un peu voyager, les films fantastiques. Ou en tout cas, je comprends ce que je veux dire haha. » Tu sors de la voiture et tu remarques tout de suite qu’il fait beaucoup plus frais ici, et que l’air est différent. Tu prends une grande inspiration et tu dois dire que ça te plaît. Tu as toujours vécu dans des grandes villes et tu n’as pas souvent eu la chance d’aller dans la nature mais tu pourrais bien t’y plaire, au final. « Tu sais, à Tokyo, il faut parfois porte des masques parce que c’est trop pollué. Ça fais du bien d’être ici et avec toi c’est encore mieux ! » Ça t’arrives de dire des trucs du genre de façon spontanée sans pour autant être mal à l’aise.

Tu la regardes ouvrir la valise de la voiture et tu approuves d’un signe de tête. Tu as bien hâte de voir le matériel. La réplique est très réaliste tu trouves, et c’est super. Pas que tu aimes tirer en général. Tu n’aimes pas utiliser des vraies armes qui peuvent faire du mal et comme tu es nonchalant en classe, tes professeurs croient que tu es un mauvais tireur. Mais ton père était un super-héros… Tu es meilleur que tu ne veux le montrer. Tu la laisse te montrer comment t’en servir sans oser lui dire que tu sais déjà comment faire et que tu sais déjà assembler une arme aussi. Tu le manipules sans trop de difficultés, l’air concentré. « Pas mal mais c’est plus chiant à transporter et c’est plus difficile de t’en servir si tu es dans le feu de l’action… Mais je suppose que tu as autre chose aussi pour balancer. » Évidemment, personne n’irait faire du airsoft avec seulement un type d’arme. Ou en tout cas, c’est ce que tu crois. « C’est cool ! Qui sait, peut-être que si j’aime ça, je vais songer à économiser pour acheter du matériel… »

Tu dois l’avouer, tu commences à avoir hâte. Et tu trouves ça étrange car vous faites souvent des simulations à l’école. Pas aussi poussées que d’aller dans la forêt durant deux jours, évidemment, mais quand même. Dans un autre contexte que celui de l’école, c’est beaucoup plus intéressant. Dans tes cours, tu ne fais jamais grand chose mais plus le temps passe, plus tu réalises qu’en fait, ce que tu apprends peut s’appliquer à d’autres situations. Comme avec le voleur de la dernière fois ou cette grosse partie d’airsoft. Ça te motive un peu plus à écouter dans tes cours car tu aimes arriver quelque part et déjà savoir quoi faire alors que personne ne s’attends à ce que tu sois en mesure de faire quoi que ce soit. Tu ne recherches pas exactement la reconnaissance des autres mais tu aimes les surprendre et impressionner quand même. Ça remonterait facilement l’estime de n’importe qui. Tu tournes la tête et tu vois d’autres voitures arriver. C’est ton équipe ou l’autre, que tu te dis. Tu prends une inspiration. Tu vas devoir être poli et un minimum sympathique, pour une fois, si tu veux que le séjour soit plaisant.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:24

MessageSujet: Re: This is our life on holidays Ven 24 Avr - 23:42 Sélectionner/Désélectionner multi-citation Répondre en citant Editer/Supprimer ce message
- C'est une super idée, et pis si tu veux qu'on regarde des films plus vieux on pourra toujours faire ça chez moi ! Et moi aussi je suis contente que tu sois là ! Par contre, ton histoire de masques ça fait pas très envie... Je préférerait sûrement des endroits moins pollués je crois !

Elle sourit, avant de partir dans son explication au sujet de son arme préférée. Sawyer avait l'air d'être à l'aise, mais Sio n'aurait pas imaginé qu'ils apprenaient à se servir de ce genre de choses à Levram. En fait, tant qu'elle ne parlait pas des cours avec les élèves ou les professeurs elle n'avait aucune idée de ce qui pouvait s'y dérouler, et elle n'avait jamais eu connaissance de ce genre d'activités.
Devant son enthousiasme et son raisonnement, Siobhán sortit sa deuxième arme rapidement pour la lui présenter. Elle était contente d'avoir réussi à susciter l'intérêt de Sawyer. Sio se souvenait très bien de la difficulté qu'elle avait à le motiver à faire quoi que ce soit au début. Maintenant elle le trouvait bien plus motivé, et c'était beaucoup plus agréable !
Mais déjà d'autres voitures arrivaient, et la rouquine reconnut tout de suite celle de son ami, qui sortit en s'approchant d'elle et de Sawyer avec un grand sourire sympathique.

- Mon Irlandaise préférée ! Comment tu vas ?
- Super et toi ?
- Pareil !

L'homme se retourna vers Sawyer, toujours souriant. Il lui tendit la main d'un air franc.

- Tu dois être Sawyer ? Sissi m'a parlé de toi ! Enchanté, moi c'est Maël. Tu viens avec moi ? Histoire que je te prête le matériel.

D'autres personnes suivirent les deux garçons, tandis que la rouquine enfilait ses protections. Surtout les lunettes, c'était le plus important, il faudrait qu'elle dise à Sawyer qu'il ne devait jamais les enlever. Les billes étaient très désagréables, et même en respectant les distances de sécurité il arrivait parfois d'avoir de gros bleus. Alors dans l'oeil...
Rapidement tout le monde se regroupa près de la cabane, dont Maël venait de sortir pour donner quelques explications. Siobhán chercha rapidement Sawyer du regard pour aller se mettre à côté de lui.

- Bon, donc ce sera des équipes de cinq. La première équipe, ce sera Sissi, Sawyer, Jonathan, Axel et Dan.

Siobhán avait levé la main à l'annonce de son prénom comme pour inviter les autres membres de l'équipe à la rejoindre. Être la seule fille de l'équipe ne l'intimidait pas le moins du monde, elle avait bien trop l'habitude.
Une fois les équipes faites, Maël reprit. Il parlait d'une voix tranquille mais on devenait que tout ce qu'il disait était très sérieux.

- J'ai déposé des provisions dans les deux camps du terrain. Le but est de voler le drapeau ennemi, mais vous avez interdiction de voler la nourriture ennemie - on est pas des sauvages. Interdiction de tirer à bout portant aussi. Des questions ?
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:25

Soulagement. Tu souris en approuvant d’un signe de tête. Tu préfères de loin aller chez elle même si ta chambre est presque aussi grande que son appartement au complet. « Non c’est certain mais c’est un peu normal dans une ville comme ça… Par contre y’a des montagnes et un tas d’endroits vraiment beaux et chouettes ou tu n’as pas à porter de masques. » Alors que tu prononces les derniers mots, tu vois un homme qui s’approche de vous et tu te doutes qu’il doit s’agir de l’ami de Siobhan. Tu hésites un instant lorsqu’il te tend la main pour réaliser rapidement qu’ici, tu n’as rien à craindre. C’est un humain tout à fait normal. Tu souris donc et tu serres sa main fermement. Tu dois faire des efforts si tu veux arrêter d’être isolé dans ton coin. Et puis, tu as le droit de t’amuser une fois de temps en temps, toi aussi ! « Salut ! Je te suis, j’ai bien hâte de voir ça. » Tu marches près de lui, ton sac sur les épaules. « C’est la première fois que tu participes à un partie d’airsoft ? » Tu mets tes mains dans tes poches en regardant Mael. « Oui, je ne sors pas très souvent pour faire des activités extérieures et j’ai hésité un peu au départ mais ça devrais aller. » L’amie de Siobhan rigole à côté de moi alors qu’il me pointe l’endroit ou les équipements et les armes sont rangés. Tu ne sais pas trop pourquoi il rit comme ça mais tu ne poses pas de questions. Durant un instant, tu as l’impression qu’il se moque un peu de toi mais tu essaies de te convaincre que ce n’est pas le cas.

Vous entrez dans l’endroit et tu es étrangement émerveillé par tout l’équipement. Tu enfiles toutes les protections nécessaires et des grosses lunettes de protection. Tu es excité de recevoir tes armes, vas savoir pourquoi. Tu réalises qu’en fait, tu as bien hâte de pouvoir débuter la partie et finalement mettre en pratique tout ce que tu apprends depuis un an. Tu zieutes un fusil depuis un moment, un super sniper qui est un peu long mais avec lequel tu pourrais tirer sans nécessairement devoir ramper par terre pour atteindre tes cibles. Mael commence par te donner un pistolet, similaire à celui de Siobhan, et tu l’attaches à ta ceinture. Tu espères alors qu’il va se diriger dans le coin que tu regardes depuis que tu es entré mais il te tend un fusil qui a presque l’air d’un… jouet. Tu le regardes d’un air interrogateur alors qu’il est en train de le monter lui-même. Il n’est pas sérieux ? Comparé au fusil de Siobhan, le tiens a l’air d’une arme pour enfant. En voyant que tu ne le prends pas, Mael le pousse un peu vers toi. « Comme c’est ta première fois et que tu débutes, c’est mieux pour toi d’avoir une arme moins lourde à porte et facile à utiliser. Parce que bon, ça prend un peu d’entraînement avec les autres pour savoir comment bien tirer et… » Tu pointes le sniper du doigt. « Je peux ? » Il baisse le fusil et te fais signe que oui.

Dès que tu le prends dans tes mains, tu sais que c’est avec celui-là que tu vas jouer la partie. Tu l’assembles sans problème, parce que tu as déjà manipulé ce genre d’armes plusieurs fois et tu te mets en position comme si tu allais tirer pour voir s’il te convient vraiment. « Ouais, je pense que je préfère celui-là. Sans offense mais l’autre… » L’ami de Siobhan te regarde d’abord un peu surpris, puis il rigole en déposant l’autre fusil et en te donnant une tape dans le dos. « Finalement, je pense qu’il vaudrait mieux ne pas te sous-estimer hein ! Tu as déjà fais ça avant ? » Je souris mais j’évite de préciser que je suis entraîné pour survivre dans des situations où même l’armée échoue parfois. « Ouais, on peut dire ça comme ça. Mais une partie d’airsoft, c’est la première fois ! » Tu enfiles finalement des gants en te disant que tu dois avoir l’air bien pro. Toi qui pensais au départ que tout cet univers n’était pas fait pour toi, tu te trompes probablement.

Tu sors de la cabane derrière Mael, ton fusil dans ton dos, et tu réalises qu’il y a beaucoup plus de personnes que tout à l’heure. Siobhan te rejoint rapidement et tu te fais la réflexion que vous faites vraiment une team d’enfer. Trois autres types vous rejoignent et tu leur dis salut en te présentant. Tu  écoutes les instructions et tu dois dire que tu es soulagé lorsque Mael vous informe qu’il est interdit de voler la nourriture. Après tout, vous êtes là pour vous amuser et ça ne veut pas dire crever de faim quelque part au fond du bois. Personne n’a de questions apparemment, et tu n’en poses pas non plus. De toute façon, tu es plus à l’aise de demander à la rouquine. « Il va falloir que tu me diriges parce que rendu là, j’ai aucune idée de comment ça se déroule. »
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:25

Sawyer avait vraiment la classe comme ça. Siobhán le fixait tout en écoutant les règles énoncées par Maël - qu'elle connaissait par coeur de toute façon. Et au bout d'un moment, elle se rendit compte qu'elle devait avoir l'air un peu idiote et qu'il était temps de passer à l'action puisque personne ne posait de question.
Maël passa près de chaque équipe pour leur expliquer où se trouvait leur camp sans que l'autre ne puisse entendre, puis il lança le départ. Siobhán fit signe à son équipe de la suivre. Sawyer n'avait encore jamais joué, et même si la rouquine croyait avoir déjà croisé les autres ici auparavant ils semblaient plutôt passifs. Elle avait naturellement pris la tête de leur petit groupe.

- Je rappelle la fin des règles. Si vous êtes touchés vous criez " out", et vous attendez que quelqu'un de l'équipe vienne vous récupérer pour pouvoir jouer à nouveau.

Elle continuait à marcher tout en s'efforçant à garder un rythme naturel. Elle parlait bas pour éviter que l'autre équipe ne l'entende, bien qu'il lui semblait qu'elle ne soit pas partie dans la même direction.

- Je propose qu'on aille chercher la nourriture et le drapeau. Ensuite, on pourrait se trouver un coin plus sûr, et se diviser entre la protection et la recherche de l'autre équipe. Vous en pensez quoi ?
- Pourquoi on reste pas dans le camp ?
- Ils vont naturellement chercher notre camp en premier, ce serait trop évident d'y rester, tu crois pas ?

Jonathan, qui venait de s'exprimer, se contenta de hocher la tête pour signifier qu'il se rangeait au plan de Sio, comme Axel et Dan. Et comme ils en avaient déjà parlé dans la voiture, la rouquine savait que son ami était d'accord.
Sur la suggestion de Dan, Sio marchait en tête à la recherche d'ennemis, tandis qu'Axel et Jonathan constituaient le coeur du groupe, yeux ouverts à la recherche du camp à travers les buissons. Dan fermait la marche, tourné vers l'arrière.

- Tu te mets avec moi... Sawyer c'est ça ?

Dan était un homme blond et sympathique, qui avait déjà joué avec Sio mais contre elle et non dans son équipe. Et il ne cachait pas sa joie de se retrouver avec elle cette fois-ci ! Il était aussi très content d'avoir quelqu'un a initier dans l'équipe. En fait, tout le monde était heureux de voir une nouvelle tête intéressée par l'airsoft.

- Tu veux un conseil ? Retire jamais tes lunettes, même pour dormir.

Après un clin d'oeil un peu masqué par le verre des dites lunettes, Dan reporta son attention sur les alentours, et la petite bande prit un rythme plus rapide. Jusqu'au moment où la voix de Jonathan indiqua qu'il avait trouvé le camp.
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Sawyer T. Davis

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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:26

Tu marches silencieusement avec le groupe. De toute façon, pour le moment, tu n’as pas grand chose à dire. Tu écoutes les nouvelles indications. Tu n’as pas besoin d’approuver le plan de Siobhan puisque c’était déjà clair dans la voiture, mais tu te retiens de rouler des yeux derrière tes lunettes de protection en entendant le type demander pourquoi vous ne resteriez pas au camps, tant qu’à y être. C’est un jeu et c’est pour s’amuser, certes, mais il faut quand même avoir un minimum de bon sens. S’il s’agissait d’une vraie guerre, est-ce qu’il irait se planquer dans l’endroit le plus évident, question que l’ennemi le trouve tout de suite et lui tire dessus alors qu’il est en train de dormir confortablement ? Tu en doutes fortement. Tu marches en dernière pour ne pas prendre trop de place et pour regarder les autres faire un moment. Tu ne t’attendais pas à ce qu’on t’adresse la parole aussi vite mais bon, avoir des contacts avec les autres ne fait pas de mal une fois de temps en temps. « Oui, c’est ça. Toi c’est Dan ? » Il approuve d’un signe de tête. La façon la plus nulle de commencer une conversation : redemander à l’autre si c’est bien son nom alors qu’on le connais déjà. Mais bon, tu ne peux pas le blâmer, tu es nul pour ça aussi. « Ah, oui, merci du conseil. Ça va m’éviter de me faire crever un oeil par accident. »

Tu avais déjà songé à ce détail mais tu ne dis rien. Après tout, c’est toi le débutant ici. Tu ne veux pas avoir l’air d’un petit je sais tout arrogant qui crache sur les conseils des autres, qui veulent simplement être gentils avec toi et t’intégrer. Tu es reconnaissant de ça, d’ailleurs. Ils pourraient bien te rejeter ou croire que tu es trop mauvais de toute façon et que tu ne servira à rien. Tu ajustes ta cadence sans trop de problème, même si c’est un peu désagréable d’avoir tout ton matériel qui se cogne contre toi dès que l’un de tes pieds s’écrase au sol. Et voilà que le camps est en vue ! Tu sais que l’autre équipe est partie dans le sens inverse, mais on ne sais jamais. Tu dépasses les autres pour te rendre près de Siobhan. C’est un peu comme si vous aviez déjà désigné ton amie comme le chef du groupe. Tu ne parles pas trop fort, pour éviter qu’on t’entende de loin. Bien que le camps soit dissimulé dans la nature, il serait facile de se faire prendre par derrière si vous vous y rendiez tous en même temps. « On devrais éviter d’y aller tous ensembles, juste au cas. » Tu allais continuer quand Jonathan se plante à côté de vous. « Ils sont partis de l’autre côté, on a le temps de tout ramasser avant qu’ils décident de venir par ici… » Tu te fais la réflexion que s’il ce mec se retrouvait dans une situation de film d’horreur, il serait du genre à entendre un bruit suspect, aller vérifier et se faire tuer en premier.

« Justement, tu crois qu’ils sont partis de l’autre côté. Mais peut-être qu’ils ont décidé de rebrousser chemin pas très longtemps après. Allez-y, je  vais rester dehors pas très loin et surveiller. » Décidément, tu crois bien que tu ne t’entendras pas avec celui-là. ll te regarde de façon un peu hautaine. « T’es certain de pouvoir toucher quelqu’un, si JAMAIS une personne décidait de venir ? » Tu serres les dents. Apparemment, au final, ce n’est pas tout le monde qui veut bien te donner une chance. Heureusement, Dan s’avance et pose une main sur ton épaule. « Moi je suis d’accord avec lui. Je vais faire pareil et me poster plus loin. Prenez nos sacs pour pouvoir prendre le maximum de choses. » Une fois que vous êtes seuls, il te sourit en te disant de ne pas t’en faire. « Tu as déjà plus de bon sens que lui ! Mais ça, tu le gardes pour toi hein ? » Il te fait un autre clin d’oeil et se dirige rapidement de l’autre côté du camps. Tu regardes autour de toi pour trouver une cachette et lorsque c’est fait, tu t’accroupis en prenant ton arme. De cette façon, tu risques de voir rapidement si quelqu’un approche sans nécessairement te faire voir. Tu risques de t’amuser, au final, si tu ne portes pas attention aux commentaires de Jonathan.
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Siobhán A. O'Cahir
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MessageSujet: Re: This is our life on holidays   Lun 18 Mai - 17:27

En entendant la proposition de Sawyer qui consistait à se séparer pour ne pas entrer dans le camp tous en même temps, Siobhán le gratifia d'un énorme sourire.

- C'est exactement ce à quoi je pensais !

Mais Jonathan s'y opposait déjà, en dénigrant les capacités de Sawyer. Heureusement, Dan témoigna sa sympathie à l'étudiant en mettant une main sur son épaule et en proposant de les couvrir avec lui. Sio reprit avant de partir.

- Alors voilà le plan. Dan et Sawyer vous nous couvrez, de notre côté on y va un par un. D'abord Jonathan.

La rouquine lui tendit le sac que Dan avait donné. Vu comme il semblait apprécier Sawyer, hors de question de lui confier sa nourriture.

- Ensuite Axel.

Elle tendit le sac de Sawyer au garçon discret, qui se contenta de hocher la tête.

- Ensuite j'y vais, et je récupère le drapeau. Et on part après... Je dirais par là. Si jamais ils attaquent... Soit vous êtes trop forts, vous les touchez tous et on s'en va, soit vous récupérez le drapeau et vous partez, même si vous êtes tous seuls.

Sio pointa une direction dans la forêt, à l'opposé du camp des ennemi. Ce serait important de faire le point au calme pour choisir la stratégie à adopter pour la suite.
Sawyer et Dan partirent s'installer tandis que les autres se préparaient à entrer dans le camp. Jonathan, peu intéressé par de quelconques précautions, marchait bien à découvert en direction du plus gros abris. Il s'agissait d'une gosse cabane en bois légèrement surélevée, dont les portes et fenêtres étaient uniquement des ouvertures. D'autres petites cabanes étaient situées à côté, de manière à changer l'endroit en lieu parfait d'embuscade. Envoyer Jonathan en premier était une bonne idée, parce que Sio savait qu'il n'allait certainement pas faire attention. S'il se faisait tirer dessus ils n'auraient pas besoin de rester là, sachant que les adversaires ne pouvaient pas prendre le drapeau avant que quelqu'un l'ai récupéré.
Personne ne tira sur Jonathan, ce qui signifiait soit que le terrain était vide, soit que l'ennemi attendait de voir s'il ressortait avec le drapeau. Seulement, il s'en tint au plan et ressorti uniquement avec deux sacs remplis de nourriture.
Le passage d'Axel se passa sans encombre. Il avait décidé d'adopter une démarche plus silencieuse et de regarder un peu partout autour de lui, même si ça n'avait pas grande utilité s'il ne vérifiait pas vraiment chaque endroit. Les ennemis n'allaient pas venir juste à côté pour tirer ! Ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. Axel retourna ensuite vers la forêt en prenant exactement le même chemin en sens inverse. Sio le vit ensuite chercher Sawyer, et partit alors pour accomplir sa partie du plan.
Elle marchait lentement, évaluait les angles de vues des fenêtres des petites cabanes pour éviter d'être dans le champ de vision d'un quelconque ennemi. Aller vérifier elle-même était trop dangereux puisqu'elle était seule.
Elle arriva rapidement à l'endroit où étaient entreposées les provisions et le drapeau. La première chose qu'elle fit fut de bien charger son sac, la deuxième d'observer par les fenêtres.
Elle avait vu du mouvement dans une petite cabane. Là où elle était, il y avait une ouverture sur chacun des murs, que ce soit la porte ou des fenêtres. La rouquine baissa la tête pour ne pas montrer qu'elle l'avait aperçu.
Il fallait qu'elle réfléchisse vite, parce que si elle restait trop longtemps il allait rapidement comprendre qu'elle se doutait de quelque chose. Et dire qu'ils n'avaient pas pris le temps de décider d'un signal d'alarme, avec les autres !
Elle plaça son sac sur ses épaules, sortit son arme. Elle s'approcha de la fenêtre opposée à son ennemi, prit le drapeau dans sa main gauche. Elle tira un coup contre un arbre, seule alerte qu'elle avait trouvée, et sauta par la fenêtre pour ne pas être touchée par son ennemi. Heureusement que la cabane n'était surélevée que d'un mètre cinquante ! Sio devait se dépêcher, elle avait entendu un coup de fusil près d'elle. Et si elle avait vu un adversaire, il était possible qu'il y en ai d'autres. Après une réception un peu douteuse à cause du poids de son matériel, elle se mit à courir dans la direction qu'elle avait indiqué plus tôt. En espérant trouver quelqu'un de son équipe.
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